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Le Carrefour de Mostaganem

Assemblée Populaire Communale. Les élus délégués convertis en officiers de l’état civil

Par Charef Kassous

En la nouvelle Assemblée Populaire Communale de Mostaganem les citoyens allaient y croire. Les citoyens ont longtemps attendu une équipe qui sache métamorphoser leur quotidien. Une équipe pour prendre la peine de changer leur cadre de vie, d’améliorer leur environnement mais surtout une équipe qui irait relever un défi. Le défi de développer cette capitale de wilaya avec une feuille de route dûment élaborée mais il semblerait que c’est impossible. Les électeurs ont cru avoir une composante prometteuse de l’Algérie nouvelle. Mais même avec un potentiel jeune et instruit, la machine semble ne pas pouvoir démarrer. Mostaganem une ville méditerranéenne aux grandes aspirations se retrouve avec un centre-ville clochardisé sans équipements urbains, sans espaces verts adéquats, sans signalisation routière dûment matérialisée, un éclairage chétif, sans embellissement, sans voirie carrossable soit un cadre de vie prosterné. On a cru comprendre qu’à travers les quartiers, des délégués élus au nombre de 14 ont installé leurs quartiers généraux (QG) au niveau des antennes administratives. On s’était dit tant mieux, c’est une stratégie qui permettrait à chacun de ces représentants du PAPC de prendre en charge les habitants. On avait félicité l’initiative du maire et on avait pensé que, désormais, le nouveau dans la gestion s’installe. Les délégués vont travailler d’abord sur des projets de développement visant à améliorer le cadre de vie de ces populations qui n’ont pas encore vu passer le développement. Des quartiers comme Tigditt , plateau marine, el Arsa, el Houria, Djebli l’ancien etc…, vont enfin profiter d’actions concrètes. Quatorze élus, c’est une force qui pourrait dénouer tant de problèmes dont souffrent certains habitants de cette commune. La santé, le transport, la voirie, l’assainissement, les écoles, l’éclairage public et autres sont les difficultés ennuyeuses qui reviennent souvent sur la fiche des revendications. Il n’y qu’à les observer sur la toile via les réseaux sociaux. Malheureusement ces 14 délégués passent la journée à signer les documents administratifs comme s’ils étaient des officiers de l’état civil…c’est décevant car ces cadres élus pour autre chose se sont convertis en employés de bureau. Personne n’a encore compris les motifs pour lesquels des élus officient une tâche qui n’est pas du tout la leur. Eux-mêmes ne le comprendront jamais. Celui qui a instauré cette politique n’a toujours pas compris le rôle d’un élu. Ce n’est pas intelligent car la même politique a été adoptée pendant les 05 années du mandat précédent mais avec un résultat nul. La commune de Mostaganem ne manque pas d’effectifs pour que des élus s’installent dans les antennes administratives. Le maire doit revoir cette fiche s’il veut rendre efficace l’action communale de développement.

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Commerce. L’informel fatalement exacerbant

Par Mohamed Krelifa

Il existe chez nos décideurs une manie de concevoir les choses qui frisent l’entendement. L’informel qui sévit au niveau de nos artères principales devenues commerçantes avec des produits de pacotilles «made in china » qui font concurrence aux commerçants patentés eux qui payent leurs impôts et qui cohabitent bon gré mal gré. Certains de ces commerçants sont de la partie en exposant leurs marchandises à même le trottoir rendant compliqué le passage sur ces artères. Sociologiquement cette frange de population qui se donne à l’informel nous vient du monde rural de par son exode, ont rempli çà et là des bidonvilles qui furent le long des années, disséminés à travers les périphériques de la commune. Avec le chômage endémique, des jeunes en majorité des ruraux se donnent au commerce informel. La majorité des jeunes qui remplissent les conditions d’éligibilité au bénéfice de l’allocation chômage cumulent leurs revenus avec le chiffre d’affaires résultant de l’informel. L’absence de statistiques de cette population cible continue à générer cette cacophonie. Quelles mesures devra prendre l’APC pour rendre ce commerce contribuer à son budget ?
La situation demeure à présent intenable et présente un état exacerbant et si cette situation perdura ; déjà l’on constate une sorte d’implosion qui détériore la silhouette urbaine du centre-ville en particulier. Ce à quoi c’est le « chat qui mord sa queue » c’est le cercle vicieux qui perdure depuis sans compter les années. Il convient en premier lieu de recenser cette population cible qui pullule aux niveaux des artères principales connues des Mostaganémois, après quoi, l’APC devra élaborer une stratégie, la meilleure pour assurer la longévité d’une ville assainie et propre, en évitant de mettre en place des actions conjoncturelles dans des situations endémiques et structurelles, le contraire serait condamnable et réprouvable de la part de cette institution si rien n’est pris au sérieux. Éradiquer ce phénomène ne veut pas dire les faire expulser pensant qu’ils ne récidiveront pas, loin s’en faut, ils reviendront si l’APC dans sa stratégie n’a pas élaboré un écosystème de remplacement pérenne pour permettre à cette population de vaquer dans la légalité. L’APC avait déjà vécu une expérience avec l’informel de la place de la révolution (mosquée Badr) durant la décennie noire. Il a été recasé dans des hangars de Aïn Séfra sans dégâts ni contestations. Idem pour tous ces commerçants qui occupaient la rue Kalbez. Il reste au niveau du site d’Aïn Séfra, un bon nombre de box vides qui jouxtent le marché des fruits et légumes, qui pourraient être l’endroit idéal pour circonscrire l’informel, d’autres seront susceptibles d’être dirigés vers les marchés de proximité qui sont implantés un peu partout au niveau des quartiers populeux. Une des stratégies consiste également à créer une véritable vie de quartier où l’habitant devra trouver tout ce dont il a besoin sans se déplacer au centre-ville. L’APC devra engager un bureau d’études et lui faire élaborer un schéma directeur en vue de la requalification urbaine de la ville et son centre dans le cadre de leur embellissement et leur esthétique. D’autres alternatives peuvent y être déployées, notamment sur la place Thiers. Il sera judicieux de rappeler que durant l’administration coloniale la place Thiers permettait aux marchands patentés de vendre leurs marchandises de 7 heures du matin à midi tapante, la municipalité intervenait pour aussitôt faire le nettoyage qui s’impose pour laisser place nette toute l’après-midi aux riverains. C’est aussi une possibilité. Si cela serait le cas, il faut introduire de l’esthétique dans l’agencement par des parasols à quatre pieds d’un même coloris avec la rigueur intrinsèque sur l’application de cette mesure. Il faut exploiter d’autres placettes pourquoi pas, pour caser l’informel en y imposant la même discipline. A ce stade, une charte sur l’organisation et l’exploitation sur ces sites réglementera les relations entre l’informel et l’APC. D’autres possibilités s’offrent à ce phénomène pour y introduire des marchés « Parisiens » itinérants dans chaque quartier qu’ils soient quotidiens ou hebdomadaires suivant un calendrier et un agencement préétabli suivi avec toute la rigueur qui s’impose en matière de discipline et de salubrité publique. Pour que ces propositions de stratégie puissent être mises en exergue, il faut que le président ait en premier lieu une forte personnalité et soit le manager soutenu par l’ensemble de son assemblée. On ne gère pas une institution pareille avec désinvolture et à la petite semaine, l’APC doit avoir une vue périphérique et panoramique pour manager une commune dans toutes les sphères de son développement. Car le management est une science et sa gestion est un art ; il faut en effet être un véritable artiste imaginatif versé dans l’économie, dans le social, le culturel et dans l’urbanisme pour diriger une telle institution.

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Avant même l’ouverture de la saison estivale. La mafia des plages de retour

Par: Younes Zahachi

En l’absence d’un courage civique et moral de signalement de la part des citoyens, notamment des propriétaires de véhicules et en l’absence d’actions dissuasives de la part des parties compétentes, la mafia des plages a démarré prématurément avant même l’annonce de l’ouverture officielle de la saison estivale. Ainsi, les autoproclamés «parkingeurs de plages», armés de matraques, ont déjà commencé à envahir les plages qui sont jusqu’à présent vacantes, toujours sans surveillance. C’est par exemple le cas de la plage de « Sidi Mejdoub » (Kharrouba) où dans la soirée du Mercredi, 11 mai 2022, des citoyens ont eu l’occasion de remarquer des jeunes hommes qui faisaient la démonstration de leur mainmise sur l’espace de stationnement, à ceux qui venaient à ladite plage en question. Ne s’embarrassant d’aucune retenue ni respect, ils portaient ostentatoirement des bâtons et des matraques et même des barres de fer pour exiger des automobilistes qui voulaient voir le rivage et humer un peu d’air iodé, le paiement d’un prix arbitraire en guise de taxe de service de stationnement sur l’espace public. Les citoyens habitués à la plage de Sidi Al-Mejoub se plaignent encore une fois de plus du manque de prévention contre la violence pratiquée par la mafia du « parking » qui revient à chaque pareille saison. Il est certain que les visiteurs de cet endroit inclus dans une Zone d’extension touristique, se trouvent dans une situation de malaise et d’insécurité par les menaces dont ils font l’objet de la part de ces dits « parkingeurs », pour avoir refusé de payer le prix élevé d’une taxe de stationnement et sans délivrance de billet. Les citoyens pantois et/ou ahuris par la situation chaotique et burlesque à la fois, se posent la question de savoir si les APC ont accordé ou non des autorisations à ces « mafiosi » et si oui, sur la base de quel cahier de charges et sur quelle base les tarifs de parking ont été calculés ? La plupart de ces plages sont, selon des riverains, occupées par les mêmes personnes habituées à monopoliser le stationnement comme si elles étaient devenues des territoires libérés, leur conférant le droit d’en tirer profit et d’en disposer selon leur bon vouloir. Beaucoup de questionnements se chuchotent pour savoir d’où vient ce droit et le pouvoir qui va avec au grand dam des vacanciers autochtones ou d’ailleurs. Et bien sûr, en ces derniers jours, il y a eu déjà de nombreuses escarmouches entre les baigneurs venus des environs à la faveur de la chaleur qui a commencé et les  » parkingeurs », qui se sont terminées à leur avantage, au détriment des autres qui sont les grands perdants déçus. L’un des baigneurs rencontrés sur cette plage échantillon, a déclaré texto, que :  » Le problème, c’est nous. Nous nous plaignons uniquement sur les réseaux sociaux en signalant de temps en temps les pratiques illégales de ces parkingeurs autoproclamés et il faut que les autorités sécuritaires sévissent contre ce genre de personnes hors-la-loi qui, apparemment ne craignent personne. Certains d’entre-eux, toujours les mêmes, arrivent à s’arracher un contrat d’exploitation de Parking depuis l’APC puis imposent leur diktat par la suite dans le déni des stipulations d’un cahier de charges, se résumant à une simple formalité. Entre la régulation, le lucratif, l’abusif et le juteux concernant le service de stationnement dans les zones touristiques, il reste un casse-tête qui démarre sur les chapeaux de roues et qui se termine en queue de poisson faisant le lit aux lois des petits groupes de parkingeurs maffieux. Les citoyens voulant passer des moments de détente au bord des plages fort récréatives non surveillées par l’Etat commencent à être inquiets par l’idée de se sentir abandonnés après la première décade à la merci de l’informel et de l’abus. C’est le cas des plages de Ouréha, Stidia, Abdelmalek Ramdane, Hadjadj, Sokhra et Chaâïbia, ont révélé récemment des citoyens qui ont fait de la prospection touristique sur quelques localités de la côte maritime.

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