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Le Carrefour de Mostaganem

Lors d’une conférence de presse. Le délégué du médiateur de la République livre son bilan

Par Charef Kassous

A l’occasion d’une conférence de presse animée par les médias locaux de la wilaya de Mostaganem inscrite dans le programme des forums de l’Association de la Presse, Mr Abdelwahab Khettaoui a dévoilé son bilan. En effet, à l’instar des autres wilayas du pays, la médiation de la république fait partie des engagements électoraux du président de la république, Mr Abdelmadjid Tebboune, pour lutter drastiquement contre la bureaucratie et les néfastes conséquences dans la politique de la nouvelle Algérie. Ce jeudi 06 juin 2024, le délégué s’est exprimé sur les activités de sa structure annonçant l’évolution de cette dernière jusqu’ à cette date, par rapport aux objectifs escomptés. Pour commencer, il évoque toutes les étapes des requêtes assurant que le délégué est d’abord saisi par toute personne physique s’estimant lésé par un dysfonctionnement d’un service public donné. Ensuite, il avancera que les cas à fortes requêtes qui sont en premier lieu les demandes de logements sociaux et autres formules, surtout celles qui ont dépassé les délais de traitement et qui n’ont jamais été traitées au niveau des commissions présidées par les chefs de Daïra. Ensuite, les requêtes relatives aux demandes d’emploi, à celles des familles des ayants-droits, à celles des cas socialement nécessiteux, des requêtes de dossiers de CNAS, de CASNOS, et de CNR et les requêtes des opérateurs économiques qui quelquefois trouvent des problèmes à accomplir leurs projets d’investissement. S’appuyant sur les chiffres, Mr A.Khettaoui avance qu’en 2020 soit à l’ouverture de la structure, 4413 requêtes furent déposées dont 3015 recevables et 1517 traitées. Poursuivant l’évolution, il affirma qu’en 2021 les doléances inscrites sur les registres étaient de 4331 dont 2818 recevables et 2281 effectivement traitées. Pour ce qui est de l’année 2022 3637 demandes, 2979 pour traitement et 1530 traitées. En 2023, le délégué avance que 2192 requêtes sont enregistrées dont 1991 recevables et 1778 traitées. Ces chiffres descendants d’année en année, selon lui, sont des arguments qui justifieraient les premiers résultats de lutte contre la bureaucratie dans la wilaya. Dans le sillage de son bilan, il évoque certaines entraves dues surtout à des comportements malveillants de fonctionnaires soit dans l’accueil des citoyens, soit dans les réponses à leurs doléances, dans la tenue des registres et quelquefois dans les échanges et le suivi des requêtes adressées par l’administration de la délégation. Interrogé sur la relation du délégué avec l’autorité de la wilaya, il assure qu’il a le soutien indéfectible du wali dans l’accomplissement de sa mission. Mr le Délégué aborde ensuite les nouvelles innovations numériques de la médiation créées pour renforcer la communication et la coordination avec les différentes institutions et administrations publiques, dont les plus importantes concernent la digitalisation du processus de réception et de traitement des requêtes et des doléances. Ensuite, il met en avant le projet de la plateforme ‘’TANSIK’’ qui consiste à parfaire le suivi de toutes les étapes des requêtes en commençant par l’ouverture d’un compte, son exploitation, l’introduction de données et d’informations et la consultation quotidienne des registres de doléances des citoyens au niveau des différentes instances publiques. Après, le délégué a dû répondre aux interrogations des journalistes sur les résultats des problèmes résolus, sur l’efficacité de lutte contre la bureaucratie, sur l’autorité de la délégation, sur la relation avec les responsables locaux et enfin sur le rôle socio-politique de la médiation. Tous s’accordent à dire que ce mécanisme est un axe hautement démocratique.

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Urbanisme. Les aménagements des trottoirs ne répondent pas à l’accessibilité

Par Lotfi Abdelmadjid

A Mostaganem ville, la dynamique des aménagements urbains est nettement visible par le nombre de chantiers ouverts par le wali Ahmed Boudouh à travers le tissu urbain. Du traitement de la façade maritime à l’embellissement des ronds-points, à l’aménagement des esplanades, des espaces verts et des trottoirs, la cité est alors en franche métamorphose. La vision du wali d’en faire une destination touristique est tout à fait claire. Cependant nous devons rappeler aux maîtres d’ouvrages (DUAC, APC et autres), aux bureaux d’études et aux responsables du suivi des chantiers qu’au-delà du tourisme et de l’urbanisme, il y a l’environnement comme il y a aussi le côté social sur les actions urbanistiques arrêtées sur un périmètre urbain donné. Faut-il souligner que l’aspect environnemental se caractérise par les plantations d’arbres et de plantes d’ornement car la verdure est une ressource vitale et l’arbre a toujours été lié à l’évolution humaine. Chez nous, on construit des trottoirs, des ‘’paseos’’ et des esplanades sans tenir compte de la plantation d’arbres alors qu’il est écologiquement indiqué que les arbres en milieu urbain sont indispensables pour maintenir une qualité de vie adéquate et c’est cela le rôle social préconisé. Les arbres dans une cité apaisent les passants, hébergent des oiseaux et des insectes, apportent la fraîcheur en été grâce à l’ombre de leur feuillage, ils dépolluent l’air et embellissent l’environnement. Et les techniciens qui ont en charge les projets d’aménagement doivent respecter l’aspect environnemental comme c’est à la direction de l’environnement d’aviser sur ces manquements. Les kilomètres de trottoirs doivent être revêtus de vert. Quelquefois on reste déconcertés devant les actes urbanistiques qui ne prennent jamais en considération les personnes aux besoins spécifiques. Une personne à mobilité réduite, une femme avec poussette à bébé, une ménagère tirant un chariot à roulette, un brancard d’ambulance et un chariot de balayeur, doivent avoir impérativement un accès au trottoir. On se rend compte qu’aujourd’hui, chez nous, les normes de construction de trottoirs ne répondent à aucune norme ni en hauteur ni en largeur. C’est quand même désolant que de constater que les maîtres d’ouvrage à Mostaganem, n’ont jamais mis sur pied un plan de mise en accessibilité de la voirie et des espaces publics assurant la sécurité des piétons. D’un autre côté, il y a absence totale d’échappatoires permettant aux bus de sécuriser les voyageurs montant et descendant du véhicule. En outre on s’étonne également sur la peinture ‘’rouge et blanc’’ appliquée sur les bordures de trottoirs même en rase campagne…Que dit le code de la route ? Face à ses difformités, Il est temps que la direction d’urbanisme revoie sa fiche afin de veiller à l’application des normes dans les aménagements.

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Hygiène défaillante, dégradation du patrimoine et urbanisation galopante. Le centre-ville en attente de réhabilitation

Par Y.Zahachi

Avec un arrière-goût d’une réhabilitation entamée à travers des immeubles «Haussmanniens» du centre-ville, et inachevée, pour le reste de la Cité, des discours en ligne nourrissent un sentiment de regret pour un passé révolu de Mostaganem, une ville autrefois « coquette, propre et ordonnée». Sur certaines des pages «Facebook», des publications accompagnées d’images d’antan et d’aujourd’hui, de Mostaganem, suscitent des échanges souvent, animés entre les internautes. Ces discussions prennent souvent le relais du populaire réseau social qui tournent autour des lieux représentés sur les photos (rues, quartiers, ponts, villas, jardins, hôpitaux, marchés, etc.), révèlent des tensions sous-jacentes. L’analyse de ces discours met en lumière une multitude de facteurs qui contribuent au mal-être des habitants. On y retrouve des frustrations liées à la densité de la population, à l’hygiène urbaine défaillante, à la dégradation du patrimoine matériel et à l’urbanisation galopante de la ville. Mais pas que, puisque des espaces commerciaux comme les marchés de l’oued Ain-Sefra, l’espace sous le pont du 17 Octobre, le marché couvert des fruits et légumes, l’ex- poissonnerie, la rue du lion et ses extensions, les environs de la minoterie (ex-Sempac), la placette du marché de Tigditt, les escaliers du Colisée…, etc sont considérés comme des points noirs portant atteinte à l’image d’une ville normale et sont à assainir dès que possible. Ces mécontentements nourrissent une nostalgie pour une époque révolue, où Mostaganem était perçue comme une ville idyllique. Cette vision idéalisée du passé s’oppose à la réalité actuelle, jugée décevante et chaotique. Les internautes se divisent en deux camps principaux : ceux qui se considèrent comme les « citadins de souche », les « anciens » et les « vrais habitants » de la ville, et ceux qui sont arrivés plus récemment. Les premiers accusent les seconds d’être responsables de la dégradation de la ville, tandis que les seconds se défendent en pointant du doigt les manquements de responsabilité de la gestion urbaine des autorités locales qui estiment que le patrimoine urbain est en décadence avancée. Ces tensions en ligne et réelles reflètent un certain malaise perceptible au sein de la société mostaganémoise et entretiennent le plus souvent des discussions entre amis, tous les jeudis, au niveau de la place «Dubarail», véritable centre populaire d’information. A vrai dire, la nostalgie du passé sert de refuge face à un présent jugé insatisfaisant. Par ailleurs, il faut garder à l’esprit que Mostaganem n’est pas seulement un tourisme orienté vers les zones de la côte maritime et il faudra aussi lui valoriser ses potentialités touristiques urbaines qui ne sont pas négligeables et ce, par des opérations d’assainissement et de réaménagement bien pensées afin que les hôtes, visiteurs et touristes de Mostaganem ainsi que ses résidents puissent retrouver en elle un charme reconquis. En conséquence, il est urgent de trouver des solutions concrètes aux problèmes urbains afin de restaurer le vivre-ensemble, le confort d’une ville moderne qui a des atouts touristiques déficitaires en mise en valeur intelligente, notamment lui permettre de panser les fractures qui traversent la ville. Pour ce faire, il est utile de faire appel à des bureaux d’études spécialisés et de consulter des partenaires de la société civile car bien des paramètres sont à prendre en ligne de compte tels que le plan de circulation automotrice et un plan de circulation piétonne et ce sans oublier le problème du stationnement tant pour les véhicules que pour les scooters. Ces discussions virtuelles, en question, ne sont pas sans conséquences. Elles permettent aux habitants de se mobiliser, de partager leurs expériences et de faire entendre leur voix. Elles constituent également un appel à l’action, exhortant les futurs élus à prendre en compte les préoccupations des citoyens et à œuvrer pour améliorer la qualité de vie à Mostaganem.

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