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Le Carrefour de Mostaganem

Artisanat. Vers la création d’animateurs économiques dans les communes

Par: Younes Zahachi

Dans le cadre des orientations du wali de Mostaganem visant à réhabiliter et à promouvoir les activités artisanales, celles des métiers et de tourisme par leur intégration dans le processus de développement socio-économique des 32 Communes de la Wilaya, un programme élaboré par la Chambre de l’Artisanat et des Métiers de la wilaya (CAM) a vu le jour au début de cette année. Ce programme en question a été mis en œuvre dès la date du 23 Février 2022, au niveau de la Daïra de Achâacha, dans une 1ère phase, à travers des sorties sur le terrain d’une Commission mixte élargie, conduite par la CAM en collaboration avec la Commission chargée du tourisme et de l’Artisanat de l’APW et de représentants du secteur du Tourisme. Sous la présidence des Chefs de Daïra respectifs, et au niveau de leurs sièges, des rencontres ont eu lieu avec les Présidents des APC en présences de Membres d’associations locales concernées qui ont pu, à cette occasion, avoir un éclairage sur l’objectif d’organisation, de relance et d’intégration de la sphère artisanale et touristique dans la nouvelle vision d’un développement communal intégré. Dans une démarche didacticielle et méthodologique, la CAM a fourni aux présidents des APC un dossier «base de données référentielles et préliminaires» concernant des artisans enregistrés chez elle, par commune. Cette Chambre de l’artisanat compte, à ce jour, un peu plus de 76000 artisans ainsi que l’estimation de 4000 autres, non déclarés, à travers tout le territoire de Wilaya, activant dans 383 spécialités. Dans son intervention au cours des différentes rencontres avec les présidents des APC et acteurs de ce sous-secteur, le Directeur de la CAM, a expliqué que pour la concrétisation de cet objectif de redéploiement de l’Artisanat traditionnel et des Métiers, et son intégration au programme de développement communal, il s’avère nécessaire de mettre en place, au niveau de chaque Commune, un couple «d’animateurs économiques», qui auront le rôle stratégique de servir d’agents d’animation et de coordination entre tous les agents impliqués et surtout d’être un vecteur de liaison entre la base communale et la CAM, au niveau Wilaya. Il a été insisté sur la compétence de ces agents en tant que pierre angulaire d’un système de management d’accompagnement de la réhabilitation fonctionnelle de l’artisanat pour sa réhabilitation, restructuration et son développement devant se traduire par la valorisation de toutes ressources qu’exige son redéploiement pour créer une micro économie locale à valeur ajoutée appréciable et par là même, créer des emplois pour la main d’œuvre disponible. En ce sens, il s’agirait d’aller vers la création de nouveaux projets qualitatifs destinés à booster l’artisanat au niveau des zones éparses et des zones rurales où beaucoup de jeunes peinent à trouver une activité lucrative. En ce qui concerne la Chambre de l’Artisanat et des Métiers de la Wilaya de Mostaganem, elle a commencé sa mue depuis le début de l’année 2021 en se dotant d’un site d’informations et de multiservices, d’une boutique d’activité commerciale en ligne, d’une école de l’artisanat « El Mihane », assurant des formations diplômantes et qualifiantes de certaines activités professionnelles, d’une capacité de formation artisanale de base, à distance et notamment d’un déploiement vers le marketing ainsi que l’activité commerciale intéressée à travers des boutiques implantées dans divers établissements de tourisme et de voyage, d’un service d’accompagnement et d’assistance orienté vers les jeunes porteurs de projets artisanaux et ce, jusqu’à la phase de gestion entrepreneuriale de la micro-entreprise. A travers ces actions, la CAM vise à créer une dynamique de développement des filières artisanales, créatrices de produits et de services ainsi que des emplois de jeunes dans les zones pauvres de la région du Dahra et des 10 communes côtières de la wilaya de Mostaganem. La 1ère phase de sensibilisation et d’information des APC a été achevée ce Lundi, 11 Avril 2022 dans la Daïra de Kheireddine, serait suivie, dans les jours qui viennent, par l’installation et la formation des «animateurs économiques», dans chaque commune et ce, avant de préparer l’entame de l’élaboration de monographies de l’artisanat communal, comme base d’un prochain programme d’actions, à termes.

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Inflation. Dans un climat spéculatif, le pouvoir d’achat s’essouffle

Par Mohamed Krelifa

Pour comprendre la problématique du pouvoir d’achat, ce dernier correspond à la quantité de biens et de services qu’un revenu permettant d’acheter. Le pouvoir d’achat dépend alors du niveau du revenu et des niveaux des prix. L’évolution du pouvoir d’achat correspond donc à la différence entre l’évolution des revenus des ménages et l’évolution des prix. Ceci dit, malgré plusieurs mesures gouvernementales incitatives, pour soutenir le pouvoir d’achat des Algériens, n’ont pas pu atténuer le choc que subissent les algériens sur les hausses exponentielles des prix de larges consommations. Nous trouvons dans le viseur, le lait, les viandes blanches et rouges, les légumes, les fruits et la pomme de terre. Il y a d’autres produits qui ne relèvent pas de l’agroalimentaire ont vu également leurs prix qui prennent l’ascenseur. Tous ces aléas entraînent une inflation sur un taux rendu public par la banque centrale au 21.12.2021, 9,14% taux relativement élevé par rapport à 2011 qui se situe à 4,5%. Des perturbations se sont annoncées dans la distribution de certains produits, notamment l’huile, la semoule, le lait et la pomme de terre. Les difficultés économiques ont incité l’Etat à intégrer dans la loi des finances 2022 le processus de révision du système des subventions pour soutenir les classes pauvres et moyennes.. L’urgence est signalée et appuyée pour faire éviter au pays une inflation à deux chiffres. En attendant que soit jugulée cette inflation du pouvoir d’achat, le pays mise sur des mesures conjoncturelles dans une situation structurelle. Mostaganem a ouvert à cet effet, durant ce mois de piété et de tolérance, 11 marchés de rahma dans le but de cibler directement le citoyen à faible revenu. Certains produits sont vendus hors taxe. Faut-il signaler que certains vendeurs ne jouent pas le jeu sur la pratique des prix au niveau de ces marchés de rahma. Une virée au niveau de nos marchés m’a permis de relever les prix qui étaient déjà en hausse la veille du ramadhan ont été doublés voir triplés. En outre, la mercuriale sur les légumes flambe, conséquence de cela, je ne me trompe pas à dire que certains de nos commerçants et nos producteurs sont des musulmans hydrides, ils se disent à la fois croyants et pratiquants mais aussi bien que monopolistes, spéculateurs et intermédiaires nuisibles. Je suis fortement étonné que l’Etat n’arrive pas à faire imposer dans toutes les sphères de distributions commerciales la facturation qui doit s’imposer comme mécanismes de contrôles, de traiter le problème de gaspillage et de revoir la politique de subvention directe. Le gouvernement se verra astreint à chercher les meilleurs mécanismes pour revoir ses systèmes de régulation de produits de larges consommations pour mettre un frein aux spéculateurs et aux intermédiaires. Une nouvelle qui soulage, il s’agit de l’annonce faite par le ministère du commerce qui réagit en préparant un texte permettant de plafonner les marges bénéficiaires pour assurer un juste équilibre entre l’intérêt des consommateurs et ceux des commerçants. Certains d’entre eux pratiquent des marges bénéficiaires allant de 100% jusqu’à 200%, profitant de l’absence de facturation. Nous verrons bien un jour béni où les producteurs de biens et de services ainsi que les commerçants lancer pour le mois de ramadhan mois de solidarité, de piété et d’amour envers autrui, des promotions sur les prix et la qualité des produits de large consommation où le consommateur trouvera ces produits qui préservent son pouvoir d’achat.

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Dans un état déplorable depuis des années. Tigditt prend son mal en patience en attendant un meilleur cadre de vie

Par Charef Kassous

En l’absence de la présence de l’Etat par ses structures, en l’absence de visibilité des autorités, en l’absence même du drapeau national, Tigditt, dans toute son étendue, souffre le sous-développement. De la Rue 01 sur Merzoug Salah passant par Sidi Hamou Cheikh, Village Nmer, Souika, Benaired, Zouia, El Kariel, El Maksar jusqu’à Sidi Boumehouel et SouikaTahtanya, il n’a y a aucune présence de l’Etat ni par ses structures administratives, culturels ni sécuritaires … Dans ce périmètre c’est presque ‘’Medelin’’. Un faubourg qui a fait l’histoire révolutionnaire de Mostaganem se retrouve aujourd’hui dans un état déplorable. Aujourd’hui, à Tigdirtt, le cadre de vie n’est pas descriptible car dans ce quartier il n’y a presque jamais de vrais plans de développement. Pourtant, plus de 05 maires natifs de ce quartier se sont succédé à la tête de la gestion communale…mais nada à l’horizon. Les routes délabrées, les trottoirs sans réfection, éclairage public inadapté, trafic automobile incommodant, espaces verts inexistants, commerce désorganisé, jeunesse perdue, espaces de jeux rarissimes… Les taxis par exemple, refusent de faire des courses sur le bas Tigditt, ils vous débarquent à Souika et stop. A Tigditt, sans la présence de l’autorité, les citoyens prennent leurs maux en patience. C’est quand même malheureux de constater que quand il s’agit de Tigditt c’est souvent l’esprit du laisser-aller. Il semble être très clair qu’un sentiment de mépris se dégage laissant la dégradation se propager. Les campagnes de démolition sont venues abâtardir la zone déjà avec ses cicatrices de la répression de l’administration française. On démolit et on s’en va sans se soucier de la sécurité ni du bien-être des habitants de ce quartier. Les gens de Tigditt ont compris le pourquoi de cet état d’esprit chez les responsables et surtout chez les élus. Il y a des années qu’aucun programme d’aménagement de Tigditt n’a été envisagé à l’APC. Dans d’autres cités de la ville les aménagements urbains, l’embellissement et la création d’espaces verts s’instaurent avec magie. Ni voirie, ni espaces verts, ni trottoirs, ni éclairage convenable, ni structures économiques, ni structures administratives, ni présence d’Etat ….que dalle !!! On a investi sur le projet de l’aménagement de l’Oued Ain Sefra qui paraissait être une chance pour faire la jonction avec le bas du grand quartier mais par malchance ce projet demeure irréalisable dans sa dernière tranche. Tigditt, la malheureuse, a seulement hérité de son histoire, on la dénomme  »ELQAHIRA » sans mérite mais on ne fait rien pour son développement. Son tord c’est sa position géographique, celle d’en bas là où il ne serait jamais un itinéraire trajet pour des visites de responsables. Cachée par sa position géographique, Tigditt attend toujours sa part au développement.

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