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Le Carrefour de Mostaganem

Pour plus d’attractivité. Le wali table sur la façade maritime

Par Charef Kassous

Le chef-lieu de la wilaya, soit la ville de Mostaganem, s’inscrit dans les priorités du chef de l’Exécutif visant à plus d’attractivité touristique. En effet, en plus des incessantes campagnes de nettoiement, des aménagements des ronds-points, des fresques artistiques, de l’entretien des espaces verts et des divers embellissements, le wali a organisé, cette semaine, une rencontre réunissant le Secrétaire Général, le PDG du port commercial, certains membres de l’Exécutif, le chef de Daïra et le président de l’APC pour assister à la présentation de l’étude de réaménagement de la façade maritime de la commune de Mostaganem. La variante du BET a apporté des propositions qui sont très ambitieuses valorisant les espaces côtiers de la ville pour plus d’attirance pour les visiteurs et les estivants. Il s’agit en l’occurrence de réaménager des espaces de promenade maritime avec toutes les commodités d’usage. En effet, l’étude présentée à l’assistance prévoit des parkings, des cafétérias, des espaces verts et des esplanades sur le front marin. Le wali, conscient des enjeux économiques, a mis les moyens pour annexer à l’existant des atouts en plus améliorant l’aspect méridional de Mostaganem. Cette approche qui recouvre les activités touristiques dans les espaces riverains du bord de mer sert à exploiter un cadre de vie particulier. Aussi, le tourisme littoral contribue de manière croissante à l’économie locale. Le projet consiste à retraiter la façade maritime allant des falaises, passant par la promenade maritime de la Salamandre pour s’achever à la crique. Ce projet a pour objectif de concilier la protection de l’environnement et le développement des activités touristiques, tout en garantissant la protection des usagers et des biens dans cette zone côtière. L’étude inspirée de modes urbanistiques modernes a fait l’objet d’un débat qui a tourné autour de la mise en valeur des espaces garantissant un éclairage public performant, la sécurité des estivants surtout durant les soirées d’été et leur bien-être en saison affluente. Cette étude a mis schématiquement en relief les critères d’attractivité en plus de ceux naturels tels que le climat et l’ensoleillement du littoral de Mostaganem. L’entame du projet est donc imminente car elle doit être réalisée avant l’ouverture de la saison estivale 2024. Le wali table, justement, sur l’attractivité de la façade maritime du chef-lieu comme potentiel touristique.

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Patio «El Hawch». Un style de vie, une culture

Par Lotfi Abdelmadjid

A Mostaganem, les constructions d’habitations des années cinquante ont façonné le mode de vie de leurs occupants qui sont en général des familles nombreuses. On y construisait conformément à un style de vie, celui de la vie en famille, celui du mode communautaire, celui de la cohésion sociale et surtout celui de l’ancrage traditionnel. En effet, en dehors des quartiers européens de l’époque dont l’architecture était conforme à un style hispanique (valencien) surtout, les maisons arabes à Mostaganem répondaient plutôt à une architecture très simple. Une maison, d’un rez-de-chaussée, de quelques pièces, d’un patio (hawch) et d’une terrasse. Dans certaines maisons on y trouvait un puits pour l’alimentation en eau potable. Dans ces habitations, l’espace qui nous intéresse c’est celui du patio « ElHawch », ce centre vital qui cultivait chez les habitants une façon de vivre. Le patio avait ses propres fonctionnalités. Sur le centre de ce lieu on y plantait, généralement, soit un jujubier, soit un figuier, soit un citronnier ou avec au fond une vigne grimpante décorative pour l’ombrage qu’elle fournissait. Sur un coin, il y avait le petit bassin avec le seul robinet à eau potable de la maison comme on pouvait aussi trouver, quelquefois, un puits creusé pour le captage d’eau de nappe. Le patio, entouré de pièces, servait comme espace de toutes les tâches domestiques. Sur cet univers familial on faisait la lessive hebdomadaire comme tâche collective on l’on sortait toutes les bassines, les planches à lessive et quelquefois la grande lessive à l’approche des grands évènements traditionnels. On y étendait le linge au séchage sur des étendoirs en fil de fer galvanisé de part et d’autre de l’arbre central. En été, ces fils pouvaient aussi servir à sécher la viande pour sa consommation en hiver. On lavait le blé, on cardait la laine et on nettoyait les olives pour leur conservation. Au-dessous de l’arbre, on posait des cruchettes et des bouteilles enveloppées dans de la toile de jute mouillée pour préserver la fraîcheur en l’absence d’appareils frigorifiques. La préparation du henné à la veille du bain maure était un rituel féminin qui s’exécutait à l’ombre de cet espace. La tradition veut que le « Hawch » soit orné de plantes et on y plantait sur un coin du basilic et du lis pour les bonnes odeurs. C’est ce lieu, pour les familles nombreuses de l’époque, qui servait à tous types d’activités tels que la préparation du grand couscous de cérémonie, la célébration de mariage et tous types de célébrations traditionnelles.

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Pêche. La flottille se renforce par un nouveau thonier

Par Charef Kassous

La stratégie adoptée par le Ministère de la Pêche et des production halieutiques se consolide par la promotion de la pêche en haute mer pour l’exploitation de nouvelles zones permettant d’augmenter la production. Depuis, on assiste à des résultats qui ont permis d’améliorer l’effort de pêche pour la disponibilité des produits pêchés, d’assurer la garantie alimentaire, de conforter les emplois du secteur et de développer les moyens et les instruments de gestion durable des ressources halieutiques. A Mostaganem, le secteur se place dans le cœur de cette stratégie par l’encouragement et l’accompagnement des investissements. C’est ainsi que la flottille vient de se renforcer par la dotation d’un nouveau thonier. Pour rappel, la wilaya disposait déjà d’un premier thonier de 32 mètres de longueur prénommé « Siradj » qui a déjà participé à deux campagnes de pêche au thon rouge. A l’époque, Mr A. Znassni, directeur de la pêche et des ressources halieutiques, interrogé sur les perspectives de ce type de pêche, avait évoqué un second thonier en construction. Cette semaine le port de Mostaganem a accueilli le second thonier dénommé « Oum El Kheir 27 » de 38 mètres de longueur hors tout (LOA), doté d’un moteur d’une puissance de 1660 CV, équipé d’appareillage de navigation de dernière génération. Ce bateau de pêche hauturière appartient à la SARL « Génis Pêche » qui est l’armateur. Ce thonier immatriculé à Mostaganem « MG 052 » vient intégrer la flottille de pêche de la wilaya renforçant les capacités de pêche au niveau de la wilaya. Ce bateau embarquera 14 marins pêcheurs pour la prochaine campagne de pêche de thon rouge prévue pour la moitié du mois de Mai 2024. Il faut souligner que le personnel marin qui naviguera à bord du thonier est un équipage algérien formé dans les écoles de pêche avec, bien entendu, une expérience avérée dans le domaine soit la navigation à bord de bateaux de grand tonnage. Selon les informations recueillies auprès de la Direction de la pêche et des ressources halieutiques de la wilaya, il y a une réflexion au niveau du secteur qui concerne la rentabilité des thoniers en dehors des campagnes annuelles, c’est d’envisager un réarmement pour la pêche hauturière durant toute l’année. D’un autre côté, ce type de bateau de pêche qui est un potentiel, non négligeable pourrait trouver des licences de pêche avec des pays tiers pour des campagnes. Le cas de la Mauritanie est une opportunité pour la flottille algérienne qui ne cesse de se développer.

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Voiries et chaussées. Les dégradations suscitent bien des inquiétudes

Par Y. Zahachi

L’état actuel de certains espaces urbains à Mostaganem suscite des inquiétudes quant à la qualité de la voirie, celles des trottoirs et des rues dans beaucoup de quartiers. Ainsi, pour ce qui concerne les trottoirs et stabilité de la chaussée, il faut prendre acte des réserves de l’administration des télécommunications datant de plusieurs années relatives aux couvercles, constitués de cadres en béton et en fer lesquels présentent un danger pour les piétons en raison de leur instabilité et de leur positionnement inadéquat qui, non seulement dégradent l’apparence des trottoirs mais augmentent également les risques d’accidents, surtout pour les personnes à mobilité réduite. La municipalité devrait donner la priorité à l’amélioration de ces réservations afin de s’assurer qu’elles affleurent à la surface du trottoir et qu’elles soient structurellement solides. Pour ce qui est des tranchées sur la voirie c’est un autre problème à corriger suite à des creusements fréquents de tranchées pour de nouveaux raccordements d’eau ou de gaz, ainsi que les réparations effectuées, suite aux fuites d’eau, lesquelles créent des obstacles tant pour les piétons que pour les automobilistes. A ce sujet, il est bon de signaler que dans la partie basse du quartier pépinière, des fuites d’eau et même des affaissements mal colmatés sont malheureusement visibles encore et ce, depuis un bon bout de temps déjà, avec à la clé des déperditions de volumes importants d’eau potable. Sur le registre des couvertures des fosses de drainage et ralentisseurs, les opérations de rénovation des couvercles d’égouts en forme de champignon sont un point positif à enregistrer sauf qu’il faut supprimer les «bosses» par une mise à niveau de la chaussée. Même si on observe des efforts pour l’implantation de ralentisseurs, la problématique des ralentisseurs sauvages continue de proliférer avec des formes et de tailles variées alors que d’autres sont constitués de gros cordages fixés souvent, à même le revêtement de la chaussée du tissu urbain. Ces abus sont souvent rencontrés au niveau de certaines résidences de la périphérie. Ceci mériterait une approche standardisée pour garantir des mesures cohérentes avec la réglementation garantissant la sécurité et la liberté de circulation sans entraves. Pour remédier aux problèmes qui affectent la voirie de Mostaganem, une approche collaborative impliquant la municipalité, les services d’Algérie Télécom et les divers services publics est essentielle pour un cadre de vie amélioré. Donner la priorité à l’entretien est crucial pour améliorer la qualité de vie des résidents et des visiteurs et ce, en mettant en œuvre des solutions pratiques, efficaces et durables qui favoriseraient un engagement communautaire, pour que la ville puisse aspirer à une meilleure fonctionnalité des rues et des trottoirs en les rendant plus sûrs et plus accessibles pour tous. Une des priorités serait la prise en charge du centre-ville par des opérations qui tiennent compte des lois et textes réglementaires subséquents, qui existent, pour combattre la clochardisation qui a gangréné insidieusement une ville gâchant son statut de vitrine d’une importante wilaya touristique. Enfin, avant la venue de la saison estivale, il y a nécessité pour la municipalité de résoudre tous les désagréments constatés.

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