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Le Carrefour de Mostaganem

Transition énergétique. On ne voit pas le bout du tunnel

Par Charef Kassous

Dans la stratégie des pouvoirs centraux, les perspectives et les enjeux pour garantir une indépendance énergétique et s’assurer d’une dynamique de développement durable ont de tous temps été considérés comme des défis majeurs. C’est ainsi que l’ex-ministère de la Transition énergétique et des Énergies renouvelables a tracé une feuille de route qui prévoit d’atteindre un taux d’intégration de la transition énergétique à hauteur de 30% à l’horizon 2030. Mais ce modèle de consommation semble avancer très timidement dans les grandes agglomérations où la consommation en énergie est la plus forte. C’est le cas dans la wilaya de Mostaganem car on ne voit pas d’activités ni de projets liés à la transition énergétique. De ce fait, on s’interroge si ce n’est pas l’aisance de l’énergie gazière et pétrolière qui ralentit cette transition. Au début de l’option de la transition, on a fait couler beaucoup d’encre et poussé le tapage médiatique pour la promotion et le développement des nouvelles énergies solaires et éoliennes. Certains pensent même que le transfert de ce département vers le département de l’environnement engendre une incertitude sur l’avenir des énergies vertes. Aujourd’hui, on remarque que dans notre wilaya l’économie énergétique est passée au second plan. A l’instar des autres wilayas, à Mostaganem, un énorme projet s’était inscrit parmi les priorités du programme de l’Etat algérien. Les autorités centrales ont adopté une stratégie pour généraliser les énergies propres et durables afin de réduire la facture de l’énergie conventionnelle et pour accompagner le processus d’édification d’une économie verte, tout en tenant compte des aspects du développement durable et de la protection de l’environnement. Dans la wilaya, sur l’ensemble du territoire, il n’y a aucun projet marquant la transition énergétique. Il y a quelques années de cela, on a essayé de lancer l’énergie solaire dans les écoles et les mosquées afin de réduire les factures de consommation des collectivités locales. Aujourd’hui, de ce projet on en parle plus. Le réseau d’éclairage public qui devait aussi passer à l’économie d’énergie, continue à être énergivore. Dans le secteur de l’agriculture, on dote les exploitations agricoles à l’énergie fossile mais on n’a pas encore pensé à la transition énergétique. Il y a trois années, le secteur de la formation professionnelle a formé des installateurs de panneaux solaires dans la localité de Fornaka mais ces éléments formés n’ont jamais trouvé de débouchés, car dans la wilaya il n’y a aucun projet solaire en vue. Comme il n’existe pas de projets, il n’y a pas non plus de bilan pour cette stratégie qui a poussé certains jeunes étudiants à s’inscrire dans celle-ci dans le cadre des start-ups mais leurs projets sont restés statiques. L’horizon économie énergétique à Mostaganem ne voit pas le bout du tunnel.

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CNR. Les retraités s’adaptent parfaitement à la numérisation

Par Charef Kassous

A Mostaganem, des efforts colossaux ont été entrepris par la Direction de la Caisse Nationale des Retraites (C N R) pour soulager les retraités des contraintes bureaucratiques. Le traitement des dossiers des 72000 retraités de la wilaya de Mostaganem se fait dans des conditions optimales au centre du chef-lieu ainsi que dans les centres d’accueil de Sidi Ali, Ain Tedlès et de Achacha et ce, malgré la pression des débuts de chaque mois due à l’exiguïté du siège central de la wilaya. Dans le but de connaître leurs avis, des retraités de divers horizons ont été approchés par notre correspondant aux environs de la CNR. Plusieurs d’entre eux nous ont déclaré que grâce à l’application numérique ils s’évitent les difficultés de se rendre personnellement à la caisse. Certains estiment que la digitalisation est bénéfique car le service a gagné de la qualité et il est moins contraignant. D’autres ont précisé que ce moyen innovant a amélioré les prestations et inspiré la confiance car il évite l’affrontement avec la bureaucratie. Notre investigation nous a permis de savoir qu’en 2023, 42000 cas de reconnaissance faciale ont été enregistrés dans le système. Pour dire qu’à Mostaganem le cap de la reconnaissance faciale a aussi adéquatement franchi le cap de cette technologie de pointe, garantit une identification rapide et sécurisée des bénéficiaires. Depuis sa création, en décembre 2023, il est noté une nette amélioration des prestations depuis la parution de l’application tel que la reconnaissance faciale pour l’établissement des attestations de revenus ou autres documents et de là le suivi des dossiers à distance. Faut-il souligner, par ailleurs, qu’au niveau du siège on reçoit une moyenne de 6000 retraités par mois. Le représentant de la Fédération Nationale des Retraités (FNTR), Mr M.Maazouz, assurera à notre correspondant que la mise à disposition des retraités de l’application numérique est un saut de qualité au bénéfice de celles et ceux qui se sont donnés au travail toute une vie. D’ajouter que ce système numérisé innovant est prometteur car il a réduit, de manière distincte, la complexité des démarches administratives. Il poursuivra en affirmant que grâce à la digitalisation, les retraités de la nouvelle Algérie se fraient la voie vers un avenir radieux.

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Tourisme. La plage Sidi Mejdoub attend l’investissement

Par: Lotfi Abdelmadjid

La plage Sidi Mejdoub, l’une des plus anciennes du littoral du chef-lieu, a vu naître et grandir des générations de natifs de cette belle ville du bassin méditerranéen. Malheureusement, aujourd’hui, on se rend compte que pour des raisons spéculatives, on a escamoté le charme côtier de la plage et étouffé ses aspirations touristiques. Des années après la démolition des cabanons et des pilotis qui faisaient le charme de cette baie maritime, le silence sur son avenir semble s’être fatalement installé pour de bon. C’est ainsi que l’on revient aujourd’hui sur cette fameuse étude du site balnéaire qui fâche toujours. Pour rappel, à une certaine époque, un certain bureau d’études s’est lancé sur une étude de protection et d’aménagement.  Cette dernière avait refait surface après s’être occultée des années entières et a été présentée en sa première phase et en sa deuxième et point à la ligne. Le problème, c’est que cette étude n’a jamais été validée pour de multiples raisons. Sa non validation a fait des remous dans le milieu des défenseurs de l’environnement et du littoral. Par conséquent, à l’époque, certains ont même été blâmés par le Directeur Général de l’Observatoire national d’environnement et du développement durable. Aussi, selon certains acteurs de la société civile, la présentation de l’étude dans sa troisième phase ne correspondait aucunement à leurs doléances ni aux aspirations d’une ville touristique car inappropriée. Ils avanceront que le souhait était de voir la réalisation d’un village écotouristique pour Sidi El Mejdoub. La préoccupation majeure d’aujourd’hui, c’est que la plage Sidi El Mejdoub, un atout considérable, reste en dehors de toutes perspectives d’investissement. Ce beau site, potentiellement attractif et apte à l’investissement balnéaire. Aussi, l’expectative s’est faite attendre car les motivations avancées à l’époque c’était démolir pour laisser place à l’investissement. Ceci devient aujourd’hui une énigme que les mostaganémois ne digèrent pas. D’un autre côté, cette préoccupation aujourd’hui, n’apparaît, malheureusement, sur aucune feuille de route. D’autre part, le manque de concertation fait planer le doute sur l’importance de la démocratie participative préconisée par le Président de la République, Mr Abdelmadjid Tebboune, surtout quand il s’agit d’un projet structurant dans le secteur du tourisme.

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Mode de vie. La beauté traditionnelle passait par un mode de maquillage typique

Par Lotfi Abdelmadjid

Les femmes algériennes, en général, étaient bien attachées à leur mode de vie et s’affirmaient en tant que telles dans un environnement domestique dominé par les hommes. Mais la femme, qui apprenait par voie de transmission parentale, préservait certains aspects traditionnels qui la concernait directement. Cet attachement aux coutumes portait surtout sur le mode d’habillement, le port de bijoux, le rituel du bain maure, les cérémonies nuptiales et les aspects esthétiques. Il faut préciser que jusqu’à la fin des années soixante, Mostaganem était reconnue pour être démographiquement d’appartenance paysanne. C’est ainsi que le mode de vie a suivi avec ses coutumes mêmes celles féminines. Aujourd’hui, nous allons pénétrer ce monde féminin de l’époque et décrypter le milieu de la beauté féminine. Le henné a son usage cosmétique chez la femme en général. Sur les mains de la femme lors du rite du mariage. Celui-ci est utilisé également en tant que colorant, que ce soit pour la peau ou pour les cheveux. Pour la couleur de sa coiffure, la jeune fille avait le choix entre un henné préparé maison ou celui acheté en paquet. Aussi, faut-il rappeler que l’huile d’olive servait pour la brillance des cheveux pour la majorité des femmes. Les tresses étaient un signe supplémentaire de la beauté. Les cheveux traités à l’huile d’olive les conservent sans aspérités. Pour leur épilation faciale, les femmes avaient recours à une cire préparée à base de citron, sucre et vinaigre. Pour cette pratique de cire dépilatoire il fallait toujours une assistante. Pour l’épilation des sourcils, la pince à épiler était nécessaire ou du fil à épiler sauf que cette opération est délicate et pour la réussir la maquilleuse doit être ‘’experte’ ’. Pour mettre en valeur le regard, il faut avoir de beaux yeux sans cernes et c’est le fameux ‘’khol’’ qui dessine la sensualité des yeux. A défaut de dentifrice, les femmes utilisaient le ‘’siwek’’ pour le brossage des dents. Les lèvres sont soignées grâce au ‘’Siwek’’ et pour certaines autres régions ‘’El Aker El Fassi’’ ce qui faisait fonction de rouge à lèvre. La beauté traditionnelle avait son charme même avec les moyens rudimentaires.

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