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Le Carrefour de Mostaganem

Projet gelé pendant des années. Le wali relance le chemin de fer

Par Charef Kassous

Soucieux des enjeux socioéconomiques de la wilaya, Mr Ahmed Boudouh place la mobilité dans la perspective du développement durable. C’est ainsi que le chemin de fer, comme instrument servant à promouvoir l’économie, est un défi à relever. A Mostaganem, ce secteur est resté circonscrit dans la stagnation avec l’abandon de quelques voies et la versatilité de l’unique ligne de voyageurs Mostaganem-Mohammadia.  Pour les aspirations de la wilaya, ce n’est pas assez. Pour rappel, en 2016 un projet de ligne raccordant le chef-lieu à El Mefsoukh (Oran) a vu le jour et dont la présentation a été rendue publique lors de la visite d’un ministre et puis le projet fut gelé jusqu’à aujourd’hui. Cette semaine, le chef de l’exécutif relance le dossier du tronçon de 55 km de voie à travers une rencontre tenue en son cabinet avec l’ensemble des acteurs. Pour le wali, la relance du projet s’inscrit dans la feuille de route des autorités centrales visant à promouvoir le réseau ferroviaire algérien. Pour le wali, ce moyen permettra à améliorer la mobilité, à impulser les échanges, à créer de la richesse et des postes d’emploi. A la réunion de suivi du dossier, ont assisté le Secrétaire Général, le responsable de ANESRIF, celui de la SNTF, quelques membres de l’exécutif et les chefs de Daïra et les PAPC dont les territoires sont concernés par le passage de la ligne Mostaganem-El Mefsoukh. La rencontre a été entamée par la présentation d’un exposé détaillé sur l’avancement des démarches administratives et techniques relatives à la réalisation de la ligne et ceux conformément aux instructions avancées par Mr A.Boudouh lors d’une réunion antérieure en date du 09 janvier 2024. L’objet était de lever toutes les contraintes pouvant entraver la réalisation, et ce, après l’acceptation du choix de terrain servant à accueillir la base de vie du projet. Cette base de vie de 2,94 hectares a été arrêtée à proximité de la gare de la commune de Ain Nouissy. Aussi, il a été décidé d’implanter l’administration du projet sur une assiette de 4536 m² au niveau de la zone d’activités de Fornaka. En fin de rencontre, le wali rappelle aux présents la nécessité d’intensifier l’activité par l’implantation des chantiers en insistant sur la priorité de l’emploi aux demandeurs de la région. Tabler sur le chemin de fer, pour le wali, revêt une importance capitale. Car sur son volet économique le projet boostera certainement l’activité portuaire à l’export.

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Transport. SETRAM lance sa nouvelle identité visuelle

Par Charef Kassous

A l’occasion de son 10ème anniversaire, dans un communiqué parvenu à notre rédaction, l’entreprise chargée de l’exploitation du tramway de Mostaganem et l’occasion de son 10ème anniversaire, confirme sa position de leader par une série de procédés managériaux innovants, optimisant ainsi la qualité du service, le confort et la sécurité au profit des clients. Le bulletin rapporté annonce d’abord la parution de la nouvelle identité de l’entreprise mais se focalise surtout sur l’expérience des équipes et sur la technologie donnant un sens nouveau à ce mode de transport. Dans le communiqué, on lit: « C’est avec une grande fierté que SETRAM annonce le lancement de sa nouvelle identité visuelle et de son nouveau slogan. Ce changement intervient après dix années de succès et de croissance et s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle gouvernance et de nouvelles orientations stratégiques pour l’entreprise. Il vise à conforter la position de SETRAM en tant que leader incontesté du secteur du transport en Algérie, grâce à une expertise acquise au fil des années et à une équipe dévouée et déterminée à garantir le succès de l’entreprise. Le nouveau slogan’’ La mobilité réinventée ‘’symbolise l’engagement de SETRAM à poursuivre son évolution constante et sa performance continue, à fournir un service de transport de qualité via ses lignes de tramway en Algérie. Il met également la valeur ajoutée que le système du tramway apporte aux villes en contribuant au renforcement du transport public et à l’amélioration de la qualité de vie dans les communautés desservies. Ce changement reflète notamment la capacité de SETRAM à s’adapter aux besoins évolutifs des populations en particulier et aux exigences du transport en général, tout en soulignant sa vision et ses ambitions à l’avenir, en mettant en lumière les valeurs fondamentales de l’entreprise à savoir la sécurité, l’innovation, la flexibilité, l’engagement envers le client et l’esprit de collaboration. SETRAM se renouvelle tout en préservant ses engagements, ses promesses envers ses clients de leur fournir un service à la hauteur de leurs attentes, garantissant confort et sécurité pour tous. Faut-il souligner que pour le cas de Mostaganem, depuis son lancement, le tramway a apporté une valeur ajoutée au transport en commun, il s’est inscrit justement dans les aspirations d’une ville modernisée et surtout conforme à ses ambitions de ville touristique. Les orientations, la dynamique et les perspectives de SETRAM s’adaptent parfaitement à Mostaganem consolidant la visée de destination touristique par excellence.

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Santé. Des soins médicaux à domicile

Par Lotfi Abdelmadjid

L’apport des structures de santé privées est indéniablement considérable. En effet, sur l’ensemble du territoire national, l’émergence de l’investissement privé dans le secteur de la santé est perçue comme un renforcement aux dispositifs étatiques existants. Aujourd’hui, grâce à la législation, le paysage sanitaire répond aux exigences induites par un environnement social en constante évolution. La clinique « Kara Home Médical Services », un établissement privé de santé des plus connus dans la wilaya pour être aussi l’une des plus anciennes structures privées. Ce samedi, cet établissement franchit le pas et ouvre un établissement de soins médicaux et paramédicaux à domicile. A l’occasion de la cérémonie d’ouverture de ce nouveau dispositif, le samedi 27 janvier 2024, célébrée au niveau de l’hôtel « Kasr El Mansour », le Docteur Wahib Kara, fils du fondateur de la clinique Kara de Mostaganem, a été approché par notre correspondant. Le Docteur s’explique sur l’opportunité de l’ouverture d’un nouvel établissement de soins médicaux et paramédicaux à domicile à Mostaganem. Il dira que grâce à la promulgation du cadre juridique en Algérie, ce concept du soin à domicile a pris une place prépondérante dans le système national de santé. Il ajoutera que cet établissement est unique dans son genre dans la wilaya. Pour ce qui est des services, il y a d’abord les consultations de médecine générale et celles de médecine spécialisée. Pour cette dernière, les consultations se feront en dehors des horaires ouvrables pour permettre aux spécialistes de se rendre aux domiciles des patients. Le Dr W.Kara ajoutera qu’une convention est établie entre les médecins spécialistes et l’établissement. Pour ce qui est des spécialités il y a entre autres, une dizaine : la cardiologie, la gastroentérologie, diabétologie, ORL, orthopédie, traumatologie, l’échographie générale. Pour les soins paramédicaux, l’établissement fournira également l’assistance psychologique, la rééducation fonctionnelle et l’hospitalisation à domicile. Le plus grand avantage des soins à domicile, dira le docteur, c’est permettre au malade de conserver son environnement qui lui est familier et confortable. Comme les limitations physiques, les problèmes de santé ou des troubles psychiques ont de nombreuses incidences sur le quotidien, c’est pour ces raisons là que les aides à domicile consistent à répondre à ces besoins essentiels de la vie quotidienne du patient.

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Mémoires. La résistance à Tigditt, origines et structures

Par M.Benchehida

La vieille médina, Tigditt, ville musulmane durant la période coloniale, joua un rôle décisif dans le nationalisme et la lutte pour la liberté. Ce faubourg d’en bas, occulté par sa géographie se distingue par deux espaces: la «Souika Fouganya» et la «SouikaTehtanya». Dans ces deux lieux, on y vivait en mode arabe loin des quartiers dominants, soit ceux des européens. L’histoire rappelle qu’en 1924, l’Emir Khaled débarque à «Souika» et remarque des groupes de dockers, agriculteurs et journaliers qui s’occupaient à tuer le temps, à jouer aux cartes et aux dominos. Par un froid terrible, l’émir fit sa scène de solidarité en distribuant des morceaux de sarments aux présents sur l’esplanade. Deux de l’assistance s’intéressaient à son discours, Mouley Chérif père et OuldAissa Belkacem. Depuis, germe et se réalise le projet de «Nadi El Adabi» et c’est alors l’amorce d’un tournant dans l’histoire révolutionnaire à Tigditt. En 1930 l’activité politique entamait son préambule de développement. A cette époque, on pouvait déjà recenser trois associations, le PPA au rez-de chaussée de la demeure Benssadoune, l’UDMA de la maison «Khelifa» et enfin les «Oulémas» dans le local de la maison «OuldBrahim». C’est ainsi que la culture nationaliste s’installa dans la mythique «Souika El Fouganya». L’évolution des structures a permis de promouvoir chez l’ensemble des habitants l’esprit militant. En 1936, la maison de Belaidoun Saddek (1 chambre) 1945-54: école des nationalistes, de Matemore, d’ailleurs c’est celle qui a fonctionné le plus longtemps, 1950-51 la medrasa du PPA rue FellouhMeskine (PPA), en 1950, à Rainsinville, donc école rapidement abandonnée 1952-56: madrasset el Oulémas, rue 38, dans la maison de Belmeghnia sur la rue 38 à même la «Souyka». Faut-il retenir que l’Ecole des nationalistes de Matemore c’est celle qui a le plus duré (de 1945 à 1954) avec les militants tels que Si M’hamed Bouchelaghem dit Belketroussi, Cheikh Djelloul Nacer, Cheikh Zerrouki Beneddine, Cheikh Allel Slama (Médéa) Cheikh Abassa, Cheikh Mahfoudi, Cheikh El Kharfi Cheikh Skaoui (relégué de Constantine). Puis en 1954 apparût l’Organisation secrète (l’OS) décrété par le FLN et qui à Souika trouva l’équipe de Tengour Mohamed dit Ould Belkalai, Bakhlouf Med Hmidaould Aek Mouley Chérif, Benyagoub Larbi (coiffeur), Bensalem Tahar chez Scalli, Mekkakia Abdelmadjid (cuisinier au lycée), Haddar Abdelkader et Mekhatria M’hamed. Durant la guerre de libération, Tigditt, de par sa configuration, entre ruelles, labyrinthe, escaliers et potager, elle a contribué à couvrir les «fidayine» acteurs de l’organisation des opérations militaires et du renseignement. Chaque pierre et chaque maison était un danger pour les soldats des patrouilles coloniales. L’activité des «fidayne» dans ce lacis de ruelles était ainsi organisée. Seuls les chefs de groupes de cellules connaissent et ont à faire avec le chef de réseau. Seul le chef de groupe de cellules connaît les chefs de cellule et vice versa. Chaque élément ne connaît que son binôme de la cellule et son chef de cellule qui lui désigne les cibles, les lieux et les horaires. La cible n’est désignée que peu de temps avant l’exécution. Les repérages se faisaient le plus tard possible. Le tireur est toujours accompagné d’un guetteur qui parfois fait office de doublon. Les «merkez» qui sont des caches de fidaïs ou d’armes sont choisis par le Chef de réseau. Pour une opération, le chef de réseau désigne au chef de groupe qui instruit le chef de groupe du «merkez» A et du «merkez» B de secours. Sauf après utilisation qui n’est jamais reconduite, les «merkez» ne sont connus que du chef de réseau.

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