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Le boycott pourquoi?

Un taux de boycotteurs, un peu moins de 70 pour cent, pourrait être significatif, comme il pourrait ne rien dire. Pas mal de citoyens ne se sont pas rendus aux bureaux de vote le 12 juin, parce que forcement, ils sont contre la tenue des élections et de facto, ce sont des opiniâtres opposants au régime. Mais, avant d’entrer de plain-pied dans le fond de l’événement, laissez-moi vous rappeler que le très prestigieux journal français : le «Monde», avait consacré un article chauffé à blanc contre l’Algérie et les choix de l’actuel gouvernement. L’article bien qu’il exprime la position «officielle» du gouvernement français à l’égard de ce qui passe en Algérie, dont Paris n’est pas du tout satisfaite, il s’est laissé emporter dans des extravagances sans limites contre notre souveraineté. Malheureusement, la France historique qui a toujours tenu à saluer l’Algérie indépendante, n’arrive pas à se débarrasser de ses penchants obscènes ou de ses «vices cachés» quand il s’agit des relations avec ses anciennes colonies, notamment l’Algérie. La France officielle n’est pas contente de ce qui se passe en Algérie. Mais, mon Dieu, qui aurait pensé que les Algériens se seraient-ils intéressés par l’attitude française envers leur pays. La position du gouvernement français ou de toute la classe politique française ne devrait, en fin de compte, concerner que ces gens dont personne n’en avait sollicité l’avis sur ce qui se passe en Algérie. Revenons maintenant à la question du jour, qui n’est autre que les élections législatives du 12 juin. Miser sur le taux d’absentéisme afin de démontrer que les élections ont été boudées, ne serait pas le meilleur moyen pour prouver que tout le peuple serait contre cet événement historique. Comme, je viens de le relater plus haut, l’absentéisme ne refléterait pas, forcement, un boycott interprétant une attitude belligérante envers le pouvoir en place. Il se pourrait que la moitié des citoyens ne se soit pas rendue aux urnes par opposition mais ils l’auraient fait par désintéressement, voire par dédain. Au fait, ce ne sont pas tous les Algériens qui suivent sérieusement les événements politiques de leur pays. Ce qui nous intéresse, en revanche, ce sont au fait deux choses : d’abord, l’opposition violente et contraignante de quelques poches géographiques où des attitudes politiques adolescentes avaient marqué leur passage, en saccageant les bureaux de vote et …en obligeant les citoyens à ne pas se rendre aux urnes. Ensuite, les élections étaient légales et transparentes et rien ne saurait entacher cette légalité. C’est une occasion pour nos jeunes citoyens députés, cultivés et instruits, de s’adonner au métier de la politique. C’est également, une occasion pour finir avec les pratiques obscènes, notamment le «commerce» des candidatures de l’ancien régime…

À propos Abdelkader Benabdellah

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