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Le blé, un marché à «risque»!

Les cours du blé ont accéléré leur hausse jeudi à Chicago principalement à cause des tensions entre l’Ukraine et la Russie, deux gros producteurs et exportateurs de la céréale, ce qui a soutenu aussi le maïs et le soja. «Tout tourne autour de l’Ukraine et évolue au gré des tensions géopolitiques car ce sont deux pays qui exportent beaucoup de blé», a résumé Dewey Strickler d’Ag Watch Market Advisors. L’Ukraine est le septième producteur de blé au monde et le cinquième exportateur, tandis que la Russie occupe la première place au classement des volumes exportés. Autre facteur haussier, «la météo annonce le retour d’un temps sec et chaud la semaine prochaine sur le continent sud-américain», souligne le cabinet Agritel. Le blé est devenu de plus en plus une arme géopolitique. L’Algérie diversifie ses partenaires en blé et ne veut plus se focaliser sur le blé français. Ce qui a affecté l’exportation du blé français. La révision à la baisse des exportations vers les pays tiers est une nouvelle fois liée «au standby concernant les exportations sur l’Algérie. « La France a de nouveau été sollicitée lors du dernier achat algérien du 27 janvier 2022, mais les origines mer noire se sont avérées plus compétitives », a commenté Marc Zribi, chef de l’unité grains et sucre de Fam, lors d’une conférence de presse en webinaire le 16 février. Déjà, les grands producteurs de blé, de maïs et de soja savent toujours jongler avec les prix pour imposer leur prix et gagner toujours plus d’argent. Quand le prix du blé est en baisse, ils augmentent le prix de l’aliment de bétail et autres produits céréaliers. Maïs et soja ont ainsi enregistré leur troisième séance consécutive de hausse, au terme d’une semaine orientée par la crise ukrainienne pour le blé et le maïs. Selon Virginia McGathey, présidente de McGathey Commodities, vendredi, le mouvement a surtout été dirigé par l’expiration des options de mars, des contrats à terme qui permettent d’acheter ou de vendre à une date et un prix fixés à l’avance. Le courtier a souligné qu’à l’approche de l’échéance, les prix du marché ont tendance à s’aligner sur celui auquel correspond le plus important volume d’options. Or, ces derniers se situaient à des niveaux élevés, a-t-elle expliqué, d’où le gain de vendredi. Les opérateurs attendent, la semaine prochaine, la conférence sur les perspectives annuelles, organisée par le ministère américain de l’Agriculture (USDA), rapporte « LE Figaro ». Ce sera l’occasion pour l’USDA de donner ses premières prévisions annuelles pour les marchés agricoles et les exportations. Jeudi, le Conseil international des céréales (IGC) a nettement abaissé son estimation de production mondiale de soja pour la campagne en cours, de 4%, à 353 millions de tonnes. L’IGC a aussi légèrement réduit sa prévision pour le maïs, relaye le média français. « La question est de savoir (…) quelle part de la demande va se reporter sur les Etats-Unis » du fait des pertes de production dues à la sécheresse dans le sud du Brésil, en Argentine et au Paraguay, s’est interrogé, dans un bulletin vidéo, Steve Freed, analyste d’ADM Investor Services. Selon lui, la demande chinoise de soja américain pourrait accélérer, les producteurs d’huile de soja risquant de manquer de stocks après mars.

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