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Le BAC serait-il devenu un diplôme sans poids ?

En ces jours cruciaux des examens du baccalauréat, l’on se permettrait bien de s’interroger sur cette épreuve pédagogique, décrétée par l’empereur des français Napoléon Bonaparte, il y aurait plus de deux siècles de ça. Adoptée par plusieurs systèmes pédagogiques de par le monde, elle est ainsi devenue par la force des choses un examen international, avec des particularités internes propres à chaque pays, mais toutefois incontournable afin de permettre la poursuite des études aux niveaux des paliers supérieurs. En Algérie, pas mal de voix s’élèvent à chaque occasion, afin de laisser croire que le BAC algérien n’aurait plus la même force par rapport au Bac des années passées, notamment celui des années 1970 et 1980, où le Bac était effectivement mérité. Comment serait-on donc arrivé à cette conclusion ? Et bien, en examinant les niveaux de nos universitaires qui laissent à désirer. Pour être juste et loyal, il faudrait bien examiner cette pertinente question à la lumière d’une analyse objective. Il ne sera pas juste de se précipiter à déprécier l’école et l’université algérienne en endossant toute la responsabilité sur ces deux grandes institutions républicaines. Le changement a touché pratiquement l’élève et l’étudiant qui n’est plus le même par rapport à ceux des anciennes générations. Ces derniers étaient plus enclins à l’apprentissage et aux études. Il y avait cet amour de la connaissance, ce désir ardent de s’instruire et de se cultiver. Le diplôme et les bonnes notes n’étaient que «des médailles de mérites» suite à un long labeur d’apprentissage. Actuellement, les choses ont changé et les mentalités avec. Maintenant, le diplôme est devenu une fin en soi… Il permettrait l’acquisition d’un poste de travail, plus au moins respectable, mais surtout, pas tout à fait, ennuyeux. Le mal y prendrait racine au cycle primaire, et ce quand l’examen de la sixième a été aboli. A l’École d’autrefois, il y avait un climat de sérieux et de rigueur qui y régnait. C’était un mélange de respect et de peur que les anciennes écoles dégageaient… C’est cette peur «positive» -pas une peur inhibante- qui va accompagner l’élève jusqu’au jour où il endossera de grandes responsabilités dans les institutions de son pays… à ce moment, il aura peur de ne pas faire son devoir correctement, vis-à-vis de sa patrie. Le bac ne commence pas en classe terminale. C’est l’aboutissement d’un long parcours qui est entamé le premier jour de la première année du cycle primaire.

À propos Abdelkader Benabdellah

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