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Le 24 février, une date souveraine

Deux grandes dates faisant partie de celles ayant marqué l’histoire du nationalisme algérien et demeurant inoubliables dans la mémoire collective des algériens : ce sont le 24 février 1956, marquant la fondation de l’UGTA (Union générale des travailleurs algériens), ayant eu lieu en pleine guerre de libération, afin d’inscrire l’attachement de l’ensemble des travailleurs algériens à la cause nationale. Ensuite, nous avons le 24 février 1971, 15 ans après jour pour jour, une date aussi symbolique. En effet, le gouvernement de Boumediene tirait un trait définitif, mettant fin aux résidus de la période coloniale, en nationalisant l’exploitation de ses hydrocarbures, jusqu’alors, majoritairement sous contrôle direct des compagnies françaises, et ce conformément aux clauses des accords d’Évian. Ces deux dates avaient –rappelle-t-on constitué une source d’inspiration et d’encouragement pour le vaste mouvement qui allait distinguer les pays producteurs du Tiers Monde, dans l’amorce de leur souveraineté sur leurs ressources naturelles, jusqu’alors, gisant sous l’étreinte des cartels du pétrole et du gaz appartenant aux grandes puissances. Donc, le 24 février ne devrait pas normalement avoir moins d’importance et de symbolique par rapport aux autres dates mémorisant les stations les plus importantes dans l’Histoire du mouvement national pour la libération du pays et de la nation du joug colonialiste à l’instar du 05 juillet ou du 1er novembre. Les mouvements de libération des peuples opprimés en Afrique et en Asie étaient à son comble et les forces colonialistes – à bout de force- ne pouvaient pas faire face à ce gigantesque cyclone «libérateur» qui s’était répandu sur la planète ayant profondément, marqué l’actualité internationale. C’était cette époque ayant succédé à la fin de la 2ème Guerre mondiale avec ses inoubliables atrocités, où les circonstances n’étaient plus favorables pour continuer à tenir les peuples avec leurs biens sous la tutelle des forces colonialistes.. Les événements belliqueux des deux conflits mondiaux avaient démontré la vraie force des puissances colonisatrices. Il y avait chez les peuples opprimés l’émergence d’une certaine élite consciencieuse qui était prête à mener le dur combat contre le colonialisme. En récupérant les potentialités énergétiques du pays, l’Algérie avait réussi un grand pari, celui de mettre en place un réseau industriel des plus performants. Nous avons réussi le «miracle» algérien.. Par la prise en main des hydrocarbures l’Algérie de Boumediene avait vu juste d’investir ces sommes faramineuses provenant de la vente du pétrole et du gaz, dans l’enseignement et la formation. Déjà, en 1980 nous avons pu se passer de la coopération étrangère dans plusieurs domaines.. Après la disparition de Boumediene les «bonnes mains» chez lesquelles De Gaulle avait confié l’Algérie avait en une décennie réussi à tout démolir en un laps de temps…El Hadjar en était le plus important témoin…

À propos Abdelkader Benabdellah

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