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L’avertissement du FMI!

Pour l’année en cours, les pays d’Afrique du Nord évolueront en ordre dispersé, avec de fortes croissances prévues pour au moins deux d’entre eux, alors que les autres continueront de connaître une situation morose, selon le Fonds monétaire international. Grande morosité du côté de Tunis et d’Alger contre une nette reprise à Rabat et au Caire. L’Algérie, l’économie du pays trop dépendante des hydrocarbures ne pourra malheureusement se redresser qu’avec la reprise prolongée des cours du pétrole. Après avoir vu son PIB reculer de 6% en 2020, soit +2,9 % en 2021 et +2,7 % en 2022. Ce sont les cours du pétrole qui ont provoqué la récession, l’Algérie n’apportant pas grand-chose et n’accueillant guère de touristes. «Faute de réformes et de diversification de son économie trop dépendante des hydrocarbures, elle semble abonnée à une croissance médiocre», souligne «Jeune Afrique». La situation restera morose avec une faible reprise en 2021 et 2022. A en croire le FMI, le pays a besoin d’un cours du Brent s’élevant à 169 dollars le baril pour remettre sur les rails son économie. Ce qui est impossible, pour le moment et selon les prévisions. Le prix du pétrole est passé de 50 dollars en décembre dernier à plus de 66 la semaine dernière. Le taux d’endettement public est relativement élevé. Alors qu’elle était proche des 50% l’an passé, la dette publique optimale devrait atteindre 66% du PIB en 2021. Selon le cabinet d’études et de conseil ECOtechnics, l’accumulation de déficits, importants, depuis plusieurs années a conduit à un taux d’endettement public élevé, sans doute proche de 50% en 2020. Selon certains experts, la dette publique devrait atteindre 66% du PIB en 2021. Elle reste soutenable, mais “en l’absence de réforme budgétaire importante, ce taux va croître très rapidement, et, à un horizon de trois ou quatre années, atteindre les 100%”, prévoit-t-il. Pour ECOtechnics, «un besoin de financement du Trésor de presque 3 000 milliards de dinars par an est insoutenable à moyen terme, car il appelle une croissance rapide du taux d’endettement de l’?tat et par suite du service de sa dette». Tebboune a exclu tout endettement extérieur. Un plan anti-crise économique est plus que nécessaire pour éviter toute «dérive». La relance économique est impérative. Un débat avec toutes les forces vives sans exclusion sur une sortie de crise devra être, au plus vite, lancé.

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