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L’autre «message» !

Le président de l’autorité de contrôle des élections en Algérie, Mohamed Charfi, a annoncé l’adoption de la nouvelle constitution avec un taux de 66,80%, avec un taux de participation de 23,7% soit, 5.586.256 sur les 24 millions d’Algériens attendus ce dimanche, 1er novembre, afin d’exprimer leur position sur la nouvelle constitution. Le taux de participation est très faible malgré les moyens mis à la disposition des «fervents» du «oui». Certes, le vote s’est tenu dans une situation exceptionnelle où la pandémie a «refroidi» les ardeurs des partenaires politiques et même des citoyens. Les raisons du boycott sont multiples, mais il exprime un malaise, que ce soit dans la classe politique ou dans la société. La crise politique est bien là. Le pouvoir a tenté, avec ce projet de Constitution, de «réformer» le système au moment où le Hirak et l’opposition œuvrent pour la rupture avec le système. Oui, il y a une crise politique et aussi une crise économique accentuées avec la pandémie du corona où les élus et les responsables locaux n’ont pas su gérer la crie durant le confinement total, laissant des familles des «journaliers», des travailleurs activant dans le marché de l’informel et les non déclarés dans l’impasse. Au-delà de cette crise purement «économique», le débat sur le projet de la Constitution a été «médiocre» et n’impliquant pas le citoyen pour diverses raisons. Déjà, le fait de confier la mouture à un homme qui avait «révisé» les constitutions de Bouteflika, n’a pas bien été accueilli par la classe politique et le Hirak, ce qui a influé négativement sur le citoyen. Le Hirak et le courant démocratique ont, de facto, réfuté le projet, cela a eu un impact sur la société. L’absence d’un apaisement politique a fait des ravages. Le retour en scène des anciens «alliés» de Bouteflika qui ont mené la campagne du «oui» a comme «sapé» le moral du citoyen, sachant que ce sont eux aussi qui ont fait campagne pour les deux anciennes Constitutions bénies par les deux chambres. La campagne médiatique a été «archaïque», rappelant à des citoyens l’ère de l’ex parti unique où les défenseurs du «non» ont été exclus des plateaux de télévision et des tribunes. La politique et l’exercice politique devront être réhabilités.

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