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L’automobile, un monde très particulier

L’automobile, ce n’est pas un secteur économique et social comme un autre. C’est un monde qui a ses spécificités, ses spécialités, ses connaisseurs et évidemment son gang. C’est un secteur qui est géré par une certaine politique, qui est à son tour soumise à des calculs, dont peu de gens connaissent les tenants et les aboutissants. Et puis, l’automobile serait le secteur économique le plus attaché, pour des raisons que l’on sait tous, à une certaine dépendance de l’étranger. Puisque notre industrie mécanique trébuchant encore dans ses premiers pas, donc, notre approvisionnement en véhicules automobiles resterait pour longtemps tributaire des fournisseurs étrangers. Justement, c’est de cette question de la dépendance étrangère que tous les problèmes s’amènent. Un petit blocage – d’inspiration politique – affectant l’importation des véhicules, pourrait impacter négativement le marché de l’automobile. Ce qui est très constatable ces derniers mois en Algérie où les prix des véhicules d’occasion sont montés en flèche. L’offre est très limitée, c’est normal que les prix aillent se déchainer au désavantage du citoyen, qui serait obligé d’acquérir un véhicule d’occasion, donc peu sûr, à prix dépassant l’entendement. Nous étions et nous sommes toujours, pour une politique de diversification des sources d’importation. Autrement dit, nous refusons qu’un seul pays étranger puisse avoir à lui seul, le monopole du marché algérien des produits mécaniques. L’algérien doit avoir, en toute liberté, l’embarras du choix, alors, du coup l’Etat algérien est censé traiter tous les partenaires –fournisseurs- à partir de la même distance. Seul le principe de la concurrence légale et honnête devrait gérer la situation du marché local. Il n’y aurait pas d’autres options que de travailler dans un cadre loyal et dans la transparence la plus transparente. Reste la question de promouvoir une industrie mécanique algérienne, ça, c’est une autre paire de manche. C’est une priorité nationale et nationaliste. Nos voisins marocains ont fait un grand pas dans ce sens, suite à une coopération positive et constructive avec un partenaire français. En attendant que le miracle algérien se réalise un jour, le gouvernement actuel devrait se porter au secours et tout de suite, afin de débloquer la situation du marché de l’automobile qui est toujours coincé entre l’absence de l’offre suffisamment abondante et la mainmise des gangs spécialisés dans les véhicules. Ils profitent malhonnêtement, et ce aux dépens du pouvoir d’achat du citoyen. Le véhicule automobile n’est plus un luxe, c’est un outil nécessaire pour la vie moderne.

À propos Abdelkader Benabdellah

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