Accueil » CHRONIQUE » L’argent «efface» les points

L’argent «efface» les points

Le ministre des Transports, Aissa Bekkai, a, mardi, dévoilé que son département propose d’annuler le retrait du permis de conduire dans le Code de la route en Algérie. Et le remplacer par une augmentation du montant de l’amende à payer. Le but serait de réduire la charge administrative. Dans le détail, le ministre des Transports révèle, dans une émission sur Echorouk News TV, que la proposition est toujours au niveau du ministère. Ainsi, on ne l’a pas encore finalisée. Car, selon lui, il faut d’abord une étude conjointe avec les différents services de sécurité sur la question, écrit «dzairdaily ». Il ne s’agit donc que d’un avant-projet. Une étude avec les différents intérêts de sécurité sur la question, concernant l’impact de la sanction du retrait des permis sur la réduction des accidents de la circulation, afin que la décision appropriée soit prise. Aissa Bekkai propose de revoir à la hausse les amendes en allant jusqu’à doubler les amendes actuelles appliquées sur le retrait d’un permis de conduire. Pour les usagers de la route, ce sera une bonne nouvelle par rapport au retrait de permis. Payer serait mieux qu’un retrait de permis et toute l’opération des interventions, il faut le dire. Mais là, il faut se demander où est passé le projet du permis à point qui devrait entrer en exercice depuis l’an passé ? Des ministres ont travaillé sur ce projet depuis déjà cinq ans, ils sont partis, mais les organismes de l’Etat, qui ont été associés à ce projet, sont encore là. En Février 2018, l’ex ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui, affirmait mardi à Alger que le permis de conduire à points, sera fin prêt début mars prochain, tandis que la délivrance des cartes d’immatriculation électronique des véhicules aura lieu durant le premier semestre de l’année en cours. En octobre 2017, le directeur du Centre national de prévention et sécurité routières, Ahmed Nait Hocine avait annoncé que le permis électronique biométrique sera délivré fin 2017 alors que l’entrée en vigueur du permis à points est prévue le premier semestre 2018. Pourquoi ce projet a été abandonné alors que dans les pays modernes, le permis à point est toujours d’actualité et souvent actualisé ?

À propos B.nadir

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Valorisation des eaux usées, le défi

Le ministre de l’Hydraulique, Taha ...

Le FLN se prépare aux élections…

Sous la direction d’Abdelkrim Ben ...

Le SOS des enfants du Soudan

«Depuis près d’un an, les ...

Femmes palestiniennes, les victimes invisibles

Dans la bande de Gaza, ...

Le gaz a bien chuté !

Le prix du gaz est ...