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L’après pandémie inquiète !

Une étude parue dans The BMJ conclut qu’environ une personne sur trois, âgée de 65 ans et plus, développe un problème de santé dans les 21 jours suivant le Covid-19. C’est 11 % de plus que ceux qui n’ont pas contracté la maladie. Ce chiffre a été obtenu après l’analyse des données de santé de 130.000 seniors infectés par le SARS-CoV-2 en 2020 aux Etats-Unis. Parmi l’éventail de symptômes post-Covid identifiés par les nombreuses études sur le sujet, les risques de défaillance respiratoire, de fatigue, d’hypertension, de perte de mémoire, de problèmes rénaux, de troubles mentaux, de coagulopathie et de troubles du rythme cardiaque sont significativement plus importants chez les plus de 65 ans ayant eu le Covid-19. D’autres infections respiratoires peuvent engendrer des séquelles similaires, rapporte «Futura Santé». On a aussi beaucoup parlé des effets du vaccin. Certains ont même refusé de se faire vacciner en Occident. En France, le Sénat a saisi l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques après une pétition qui réclamait une commission d’enquête parlementaire sur les effets secondaires des vaccins. Une pétition, en ligne depuis le 12 janvier, réclamait la création d’une commission d’enquête sénatoriale sur les effets secondaires des vaccins. Elle a totalisé 33 600 signatures en un mois, loin, cependant, des 100 000 signatures nécessaires pour obliger le Sénat à l’examiner. En Occident, tout est matière à débat d’autant que la pandémie a fait des ravages. Dans le domaine de la recherche, toutes les pistes sont étudiées et activées. C’est ainsi, d’ailleurs, qu’aux Etats-Unis, le disulfirame est prescrit pour traiter l’alcoolisme, mais des chercheurs du Weil Medical College ont aussi observé qu’il réduisait dans les poumons de hamsters les dégâts causés par le coronavirus. Chez nous, le débat sur la pandémie et le virus est comme absent. Déjà, la vaccination est trop faible. Le professeur Abderrezak Bouamra, épidémiologiste et directeur de l’hôpital de Tipaza, a mis en garde contre le danger que pourrait représenter l’émergence de nouveaux variants du covid-19 en Algérie. Selon ce spécialiste, «scientifiquement», l’on ne peut écarter «la probabilité que de nouveaux variants plus dangereux que le Covid-19 puissent voir le jour» en Algérie, où «le taux de vaccination reste très faible», comme relayé par «Algérie 360». Pour l’expert chercheur en virologie, et ancien biologiste de laboratoire d’analyses, Mohamed Melhag estime que «la situation épidémiologique, selon les statistiques, est stable, mais les exceptions sont enregistrées, notamment avec l’émergence de sous-mutant omicron, qui se caractérise par une propagation rapide». Les chercheurs algériens, qui ont travaillé sur cette pandémie en Algérie, doivent partager leurs travaux avec le citoyen. Aujourd’hui, la recherche devra, en Algérie, se baser sur l’après pandémie.

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