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L’Algérie veut un blé à moindre coût !

L’Égypte et l’Algérie ont suscité de l’agitation sur les marchés à termes européen et américain, ce mercredi 20 septembre 2023, en raison de leurs achats de blé. Cette journée a également été marquée par la finalisation des acquisitions de blé par l’Algérie dans le cadre de son appel d’offres lancé en début de semaine. Selon les estimations du cabinet, les quantités retenues pourraient atteindre au moins 540.000 tonnes, négociées à environ 275 $ par tonne CAF « coût, assurasse et fret » tandis que Sitagri parle de 600.000 tonnes. La filière céréalière française a donc du mal à trouver des clients pour écouler sa production. Selon Reuters, le blé d’Euronext, dont le Français, a stagné sur les marchés, étant donné que les négociants attendent le résultat d’un appel d’offres à l’importation, algérien, comme mesure supplémentaire de la concurrence à l’exportation. Toutefois, l’appel d’offres lancé par l’Algérie pourra être une aubaine pour la filière céréalière française. Selon toujours l’agence Reuters, les négociants ont cité des discussions initiales selon lesquelles l’acheteur public OAIC aurait offert environ 270 dollars la tonne, coût et fret compris. Cette proposition s’oppose à une offre initiale minimale d’environ 275 dollars, la majorité des offres étant plus élevée, se situant entre 280 et 285 dollars. Face à cet appel d’offres, les concurrents russes ont adopté une approche moins agressive, ce qui suscite de l’espoir pour les Français, souligne «Econostrum.info ». « L’OAIC a entamé le processus d’acquisition de la mouture de blé à la suite d’une enchère internationale. Les premières estimations avancent une demande d’environ 120.000 tonnes. Toutefois, les négociations sont toujours en cours. Les pays qui vont exporter leur blé vers l’Algérie, ne sont pas encore connus », selon la même source. «Entre mai et juillet, le blé français n’a pas été compétitif. Loin de là. Les écarts dépassant parfois les 40 $/tonne en faveur de l’origine russe. Le blé français n’a pas été capable de remplir les carnets de commandes à l’exportation vers les pays tiers. Mais la donne change depuis quelques semaines, avec d’une part un travail d’amélioration du prix de l’origine France et une remontée des prix russes liés à des retards de récolte, des tensions logistiques internes et à la prime d’assurance de fret qui reprend de l’ampleur à cause de l’insécurité maritime, a indiqué au quotidien d’information agricole Terre-Net, Alexandre Marie, chef analyste pour Agritel , en marge d’une conférence organisée à Paris le 24 août dernier.

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