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L’Algérie à l’heure de la transition énergétique

L’Algérie possède un potentiel considérable en matière d’énergies renouvelables, en particulier l’énergie solaire, avec un niveau d’irradiation élevé. Dans une interview accordée à El Moudjahid, le commissaire aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique, Noureddine Yassaâ, souligne l’importance de tirer parti de ces ressources pour réussir la transition énergétique du pays. Il met en avant le gaz naturel et l’énergie solaire comme les deux piliers de ce processus, en soulignant la nécessité de maîtriser la consommation de gaz et de développer l’efficacité énergétique pour garantir un mix énergétique durable et à bas carbone. Cette approche vise à renforcer la sécurité énergétique du pays et à contribuer à la lutte mondiale contre les changements climatiques. L’Algérie s’engage fermement à devenir un acteur majeur dans le développement des énergies renouvelables, avec une vision articulée en trois phases : la préparation du cadre réglementaire, la production et l’exportation. Actuellement, le pays se trouve dans la première phase, axée sur le renforcement des capacités humaines et la mise en place d’infrastructures. Des efforts considérables sont déployés pour former des experts dans le domaine de l’hydrogène et de l’innovation, ainsi que pour lancer des projets pilotes, indique Noureddine Yassaâ. L’objectif est de positionner l’Algérie sur le marché international et de développer des infrastructures complètes pour le transport, la distribution et le stockage de l’hydrogène. Ces initiatives font partie intégrante de la stratégie énergétique du pays, qui explore également les opportunités de coopération avec des partenaires internationaux, notamment allemands, chinois et européens, dans le domaine de l’hydrogène vert. L’Algérie se concentre sur une transition énergétique ambitieuse, en mettant en avant les énergies renouvelables comme le solaire et l’hydrogène vert. Cette initiative, déclinée en trois phases, vise à renforcer la sécurité énergétique du pays, à lutter contre le changement climatique et à créer de nouvelles opportunités économiques. Pour cela, l’Algérie investit dans la formation, la recherche et l’innovation, tout en explorant des partenariats internationaux pour développer des projets d’exportation d’hydrogène vert. Sur le projet source corridor impliquant l’Algérie et quelques pays de l’Union européenne, dont l’Italie et l’Allemagne, le commissaire aux énergies renouvelables souligne : «L’Algérie envisage d’intégrer ce mégaprojet, qui est un projet intercontinental, car il regroupe à la fois les pays du sud de la Méditerranée et ceux du nord de la Méditerranée. Aussi, il implique l’Algérie, la Tunisie, l’Italie, l’Autriche, l’Allemagne, les Pays-Bas et d’autres pays. L’Algérie a le potentiel en matière d’énergie solaire et remplit toutes les conditions pour faire partie de ce corridor. Actuellement, elle est en train d’examiner toutes les opportunités et les possibilités pour les saisir et les exploiter efficacement dans cette optique. Il est important de souligner qu’il y a une réflexion maintenant pour impliquer le secteur privé et renforcer le partenariat public-privé et privé-privé, pour une meilleure participation dans les prochaines phases de réalisation de projets. Sachant que le premier projet a été réalisé et financé à 100% par l’État ».

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