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L’Afrique et la menace du Covid!

Le chapitre du coronavirus est loin d’être fermé et l’Afrique pourrait même être confrontée à une cinquième vague de contamination, a averti jeudi le bureau régional Afrique de l’Organisation mondiale de la santé. L’Afrique australe fait face à une augmentation des cas de Covid-19 pour la troisième semaine consécutive, due à un pic en Afrique du Sud où les cas hebdomadaires enregistrés ont quadruplé durant cette période. «La flambée actuelle est alimentée par le variant Omicron dans un contexte de mesures sociales et de santé publique détendues (…) et il y a une forte probabilité que ces variants se propagent vite sur tout le continent africain», créant ainsi une cinquième vague comme c’est le cas en Afrique du Sud, a affirmé jeudi, lors d’une conférence de presse virtuelle, le directeur pour les Urgences sanitaires, Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, le Dr Gueye Abdou Salam. L’Afrique a enregistré 52.878 cas de Covid-19 au cours de la semaine, se terminant le 8 mai, soit une augmentation de 38% par rapport à la semaine précédente, d’après les chiffres de l’OMS Afrique. L’Afrique australe représente 87% des cas enregistrés sur le continent durant cette période. Alors qu’au cours des deux dernières années, les pays africains ont considérablement amélioré la riposte à la Covid-19, notamment par le renforcement de la surveillance, du dépistage et du traitement, l’OMS estime qu’«il est essentiel que ces mesures soient maintenues et rapidement renforcées si les cas de Covid-19 augmentent encore et dans de nombreux pays». «Pour vaincre cette pandémie, nous devons rester vigilants. La dure réalité est que la complaisance se paie au prix fort», a interpellé le Dr Gueye. En Algérie, la poursuite de la vaccination de la population contre la Covid-19, malgré l’accalmie, pour éviter des « scénarios graves » à l’avenir, a été vivement recommandée, vendredi à Oran, par le Directeur général de l’Institut Pasteur d’Algérie, le Pr Fawzi Derrar. «Le taux de vaccination tourne autour de 32%, ce qui est encore très faible. Actuellement, nous observons une accalmie due à l’immunité acquise suite à l’infection à l’Omicron, une immunité qui baissera inéluctablement dans 03 à 06 mois d’où l’importance de la vaccination», a souligné le Pr. Derrar à l’APS, en marge de l’ouverture, vendredi soir, du 3e congrès d’infectiologie. Pour le même responsable, «c’est primordial de continuer à vacciner la population pour prévenir de nouvelles vagues de contamination surtout que certaines régions comme la Chine et l’Afrique du Sud font face à une recrudescence des cas de contamination par de nouveaux variants».

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