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L’accord de la «peur»!

Les prix du pétrole poursuivaient sur le chemin de la baisse, jeudi, plombés par les négociations en coulisse de L’OPEP, synonyme d’ouverture prochaine des vannes selon certains observateurs du marché, mais aussi par une hausse inattendue des stocks d’essence aux Etats-Unis. Les prix du pétrole «sont soumis à des fortes pressions depuis mercredi», ont constaté Warren Patterson et Wenyu Yao, analystes de ING. Les prix dépassent déjà les 70 Dollars. A New York, le baril de WTI pour août a abandonné 2,81% ou 2,21 dollars à 73,13 dollars. «Tout d’abord, on ne peut faire fi des informations sur les Emirats arabes unis» qui pourraient obtenir au sein de l’Opep+ de déverser sur le marché 465.000 barils par jour supplémentaires d’ici la fin de l’année, selon la presse, a expliqué Robert Yawger de Mizuho USA. Le second reste les tractations autour d’un accord entre OPEP et ses alliés à cause de la pression émiratie. Jeudi, l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis sont enfin parvenus à un compromis sur l’accord d’approvisionnement de l’OPEP+, ont annoncé l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses alliés. Selon l’accord, les Emirats arabes unis (EAU) qui produisent aujourd’hui 3,16 millions de barils par jour pourront porter leur niveau d’extraction à 3,65 millions de barils par jour après l’expiration de l’accord actuel en avril 2022. Avant la crise, les EAU ont massivement investi dans l’amélioration de leurs capacités de production, mais les quotas les empêchent d’exploiter de façon optimale ces capacités. En bloquant l’accord de l’OPEP+, ils espéraient un assouplissement de leurs quotas de réduction. «Un accord de L’OPEP+ susceptible d’entraîner une augmentation de l’offre», a indiqué les experts Avtar Sandu, de Phillip Futures. Mais des spécialistes sont pessimistes par rapport à un tel accord où des pays tenteraient de faire le même coup des Emiratis, ce qui engendrerait une chute des prix de pétrole avec toutes les incertitudes du marché mondial causé par la pandémie. Un accord et/ou compromis pourrait aussi provoquer une division au sein du cartel et de ses alliés. «D’autres pays comme l’Irak pourraient également demander le droit de produire davantage », prévient Carsten Fritsch, de Commerzbank, de quoi augmenter encore davantage l’offre d’or noir sur le marché dans les mois à venir. L’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) a par ailleurs fait état mercredi d’une nouvelle diminution des stocks de brut pour la semaine dernière, de 7,9 millions de barils. Les stocks d’essence ont en revanche légèrement rebondi d’un million de barils sur fond de ralentissement de la demande, un signal baissier pour les investisseurs.

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