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L’AAST peine à réaliser ses missions, six ans après sa création. Toujours au point mort !

L’Académie algérienne des sciences et technologies est la plus haute autorité scientifique du pays. Elle concourt au développement scientifique en Algérie, conseille les autorités publiques en ce domaine et sert d’intermédiaire entre le gouvernement qui décide, le mode de la recherche et les différents acteurs sociaux économiques du pays selon ses missions. Composée de plus d’une quarantaine de membres dont 11 femmes sélectionnés par un jury international, l’Académie algérienne des sciences a inscrit plusieurs objectifs. Force est de s’apercevoir qu’elle peine encore à les atteindre. Depuis 2015, année de sa création, elle a fonctionné de manière «assez lente». Quatre membres des 46 de cette académie figurent parmi les 2% meilleurs scientifiques du monde, selon un classement établi par l’université américaine Stanford. Il y a de quoi être fier. Il s’agit d’une institution scientifique algérienne qui promeut le développement de la recherche. Cependant, force est d’analyser qu’elle n’a pas encore les moyens de sa politique. Son rythme est lent, son action bien qu’elle soit intense, n’est pas en régime maximum. Six ans après sa création, l’Académie algérienne des Sciences et Technologies (AAST) peine à se lancer dans la réalisation de sa principale mission de promouvoir les sciences et les technologies, et renforcer leur impact dans la société, ont en effet déploré des membres fondateurs de cette Académie. « Depuis 2015, l’Académie a fonctionné de façon assez lente parce qu’il fallait la mettre en place, il fallait qu’elle soit reconnue », affirme Dr Azzedine Bousseksou. Ce dernier relève « beaucoup de difficultés » à l’installation de cette prestigieuse institution. Selon ce chercheur, également membre de l’Académie européenne des Sciences, « le bilan en termes d’activité est, dans un premier temps, interne ». « C’est-à-dire, les académiciens ont travaillé, tenu des réunions, il y a des réflexions, des interactions avec les Académies étrangères, il y a toute une activité qui a été mise en place sans être sur le régime maximum », a-t-il reconnu. Néanmoins, ce directeur de Recherche-Classe Exceptionnelle, établi en France, espère voir l’Académie se lancer prochainement dans « une activité assez intense » et qu’avec le temps, « sa visibilité va aller en croissance », notamment avec la sélection des autres membres de l’AAST. Ce chercheur ne s’empêche pas de se réjouir d’un « soutien fort » de la part de la présidence de la République. D’ailleurs, une nouvelle loi visant à ancrer davantage les assises de l’Académie est en cours de préparation et sera présentée prochainement en Conseil des ministres. S’agissant des nouveaux membres de l’AAST, ces derniers seront admis par leurs pairs pour atteindre un nombre total de 200 académiciens. Dr Bousseksou a fait savoir, à ce titre, que l’Académie s’attelle à mettre en place les règles d’intégration des autres membres, soulignant que « ces règles sont principalement basées sur la qualité scientifique, la reconnaissance, l’originalité de l’activité de la personne à intégrer ». Le décret présidentiel numéro 15-85 du 10 mars 2015 portant création de l’AAST et fixant ses missions, sa composition et son organisation stipule que « les membres titulaires sont élus par leurs pairs, parmi les personnalités de notoriété établie dans les domaines des sciences et technologies et doivent justifier de la nationalité algérienne », alors que « les membres associés sont choisis parmi les personnalités de haut niveau et de notoriété internationale, de nationalité étrangère, qui contribuent au développement scientifique et technologique de l’Algérie ». Dr Bousseksou qui figure parmi les 2% meilleurs scientifiques au monde, selon un classement établi par une équipe de l’université américaine de Stanford, a expliqué que l’admission des nouveaux membres de l’Académie « va se faire de façon pluridisciplinaire », précisant qu’aujourd’hui « l’AAST est formée de 14 sections : 7 en sciences fondamentales et 7 en technologie ». Interrogé sur les moyens que compte mettre en place l’Académie pour encourager la production scientifique et technologique, il a affirmé que l’AAST est habilitée à attribuer des distinctions à des personnes qui se sont particulièrement distinguées par leurs travaux. « Les chercheurs distingués seront encouragés dans leurs missions. Cela les motivera et motivera aussi les autres chercheurs à aller encore de l’avant dans leurs travaux. C’est un chantier qu’on va mettre en place bientôt », a-t-il avancé. Evoquant les missions de l’Académie, ce chercheur rappelle qu’elle est chargée, notamment d’exercer un rôle d’expertise et de conseil, de contribuer au progrès des sciences et technologies ainsi que de leurs applications, de contribuer au développement de l’enseignement des sciences et des technologies, de promouvoir le développement de la culture scientifique et technique en rapprochant les sciences et technologies de la société, d’encourager la vie scientifique et technologique et soutenir la production de connaissances, de favoriser les collaborations internationales.

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