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La voiture, un vrai casse-tête !

Le gouvernement avait gelé l’importation en Algérie de voitures de moins de 3 ans en octobre 2020. Elle a été reconduite dans l’avant-projet de Loi de finances pour 2022. Mais pour le moment, on attend les mesures d’accompagnement, soit la taxe, la manière d’achat et autres, pour qu’elle soit effective. Au même moment, le dossier de l’importation des voitures neuves n’a pas encore connu un dénouement. Tebboune vient de le relancer en ordonnant, ce dimanche lors de la réunion du Conseil des ministres, la révision immédiate du cahier des charges fixant les conditions d’importation des véhicules et l’accélération de l’annonce des concessionnaires agréés. Tebboune a également ordonné d’accélérer le processus de la publication de la liste des concessionnaires agréés pour cette activité. Il a souligné une importante condition d’acceptation des dossiers, à savoir «l’obligation de service après-vente ». Le Chef de l’Etat a rappelé, dans ce sens, que la loi n’interdisait pas l’importation individuelle des voitures. Pour l’heure, aucun agrément pour l’importation des voitures sur les 66 dossiers déposés, compte tenu des réserves émises par la « commission technique, chargée d’examiner les demandes d’agrément pour l’exercice de l’activité de concessionnaires de véhicules neufs », relevant du ministère de l’Industrie. Le ministre de l’Industrie, Ahmed Zeghdar, avait révélé que la majorité des réserves ont porté sur les infrastructures nécessaires pour l’exercice de cette activité dont les showrooms et les dépôts, notamment en ce qui concerne la nature juridique. « Il est inconcevable d’octroyer un agrément pour l’exercice de cette activité sur une terre agricole», avait précisé le ministre, notant que les agréments seront accordés seulement avec un avis favorable de la commission technique. Au demeurant, le directeur général de la compétitivité industrielle au ministère de l’Industrie, Abdelaziz Guend avait précisé que l’Etat en Algérie ambitionne une transition d’un marché automobile de consommation à celui de construction automobile. Guend fait référence à l’élaboration d’un plan d’action solide qui vise à émanciper ce secteur. En somme, le dossier de l’importation de la voiture comme la construction automobile sont un casse-tête où le gouvernement a peur de tomber dans les erreurs de ses prédécesseurs en temps de Bouteflika, surtout dans l’élaboration du cahier de charges.

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