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La voiture d’occasion, l’autre enjeu !

L’importation des voitures de moins de trois ans est, pour le moment, gelée, pour ne pas dire autre chose. Le président de l’Association de protection et orientation du consommateur, Mustapha Zebdi n’a pas été tendre avec le ministre de l’industrie en lui reprochant de geler la loi sans pour autant proposer une alternative. Le président de l’APOC prévoit une hausse des prix de voiture. Dans un entretien à TSA, Il dira: «On est en train de constater que les véhicules d’occasion au niveau des marchés hebdomadaires connaissent une hausse très importante des prix. Si la situation reste en l’état, il faudra s’attendre à d’autres hausses considérables, d’autant qu’aucun délai n’est fixé quant à la disponibilité des véhicules, qu’ils soient d’occasion, neufs importés ou assemblés localement». Il est vrai que le gel de la loi de l’importation des voitures de moins trois ans avait provoqué une onde de choc. Mais pourquoi ce gel? «Il y a certains cercles qui veulent monopoliser la vente de véhicules en Algérie. Ils ne veulent pas que le citoyen algérien soit libre dans ses achats et dans ses choix. Je regrette que des opérateurs agitent l’épouvantail du marché noir de la devise. Le marché des véhicules d’occasion n’est qu’une goutte par rapport à ce qui est en train de se faire comme échanges sur le marché informel», a indiqué le président de l’APOC. Pour le président de l’APOCE, «on peut permettre aux membres de la communauté algérienne établie à l’étranger d’introduire des véhicules d’occasion qu’ils vendront ici en Algérie» . Ainsi, explique-t-il, «il n’y aura pas de change de la devise au Square Port-Saïd puisque le véhicule sera vendu en monnaie nationale. On peut même prévoir un seuil pour le nombre de véhicules à introduire. De cette façon, des dizaines de milliers de véhicules seront mis sur le marché algérien». Autre alternative: «Permettre à des concessionnaires ou à des entreprises qui vont conclure des transactions avec des entreprises étrangères pour importer des quotas de véhicules d’occasion et les vendre sur le marché algérien sous garantie», indique Mustapha Zebdi. Les solutions préconisées par l’APOC ne semblent pas tenir la route du fait qu’il y aura toujours de la spéculation et de l’informel. La peur est de voir aussi un grand «trafic» pour inonder le pays de voitures qui polluent. Le ministre avait justifié le gel par les «démarches» d’une mafia. La voiture d’occasion comme celle neuve restent aussi un «enjeu» politique.

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