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La visite de Tebboune en France est prévue «fin septembre, début octobre»? Si tout va bien d’ici là…

Depuis la fameuse visite, sous haute tension du président français, Emmanuel Macron, en Algérie, courant août 2022, pour apaiser le climat et les contentieux entre les deux pays, les analystes des médias étrangers portaient à croire que le président algérien, Abdelmajid Tebboune, allait se rendre en France, dans le cadre de la réciprocité. Seulement voilà, cette visite du président de la République, Tebboune, sera maintes fois reportée, annoncée d’abord en mai 2023 puis à partir de janvier 2024 puis tout récemment à l’automne prochain. En effet, selon plusieurs médias de l’Hexagone, Tebboune est attendu en France «cet automne». Pour la présidence française, la visite d’Etat du président de la République, Abdelmajid Tebboune, en France aura lieu «fin septembre, début octobre». C’est ce qu’a annoncé l’Elysée, lundi 11 mars, à l’issue d’un entretien téléphonique entre MM. Tebboune et Macron. Seulement, la date précise de cette visite reste indéterminée, l’Elysée se contentant de choisir un intervalle de temps «fin septembre début octobre». Une visite, plusieurs fois reportée, selon les spécialistes. Cette visite à enjeux a été reportée au moins trois fois. Pourquoi? Les relations entre l’Algérie et la France n’ont jamais été aussi tumultueuses, empreintes de tensions et de désaccords sur les dossiers géostratégiques que durant ces dernières années. Depuis 2021, Macron ne cessait de multiplier des signes de bonne intention à l’égard de l’Algérie mais des «incidents» comme l’affaire «Samira Bouraoui» qui a valu le «rappel pour consultations» ordonné par le président de la République, de l’ambassadeur d’Algérie en France, sans oublier le «désaccord né autour de la liste des «cinq dossiers stratégiques» suite à plusieurs réunions de haut niveau entre les délégations des deux pays et de la commission mixte d’historiens qu’a imposées l’Algérie pour préparer la visite de Tebboune en France. Cette fois, la présidence française précise que la «visite du président algérien en France aura lieu «à une date à préciser» durant cette période (ndr fin septembre début octobre). En tous les cas, la prochaine visite de Tebboune en France pourrait intervenir avant la prochaine présidentielle algérienne de décembre 2024 si effectivement le calendrier de visite tel annoncé par l’Elysée était respecté. La visite, programmée d’abord au début de mai 2023, avait été remise à juin de la même année, les Algériens craignant alors qu’elle soit gâchée par les manifestations du 1er Mai contre la très contestée réforme des retraites en France, selon des sources concordantes. Mais M.Tebboune n’a ensuite jamais confirmé sa venue, qui devait consacrer l’embellie entre les deux pays après nombre de crises diplomatiques. Il s’était, en revanche, rendu au même moment en visite d’Etat en Russie, ce qui avait été perçu comme un désaveu par Paris. En décembre, Alger assurait encore que les conditions d’une visite n’étaient «pas idoines», évoquant alors cinq dossiers à régler au préalable, dont ceux de la mémoire, de la mobilité, de la coopération économique et des essais nucléaires français dans le Sahara algérien. «Les deux présidents ont évoqué l’approfondissement du partenariat renouvelé entre la France et l’Algérie dans la suite de la déclaration d’Alger, conclue lors de la visite de M.Macron à Alger en août 2022 », a précisé l’Elysée. Ce partenariat renouvelé doit être noué «sur le plan économique, énergétique, agricole, éducatif et culturel, ainsi qu’en matière de mobilités et d’échanges humains», a insisté la présidence française. «S’agissant des questions mémorielles, ils se sont félicité des récentes avancées de la commission mixte franco-algérienne d’historiens, présidée par les professeurs Mohamed Lahcen Zeghidi et Benjamin Stora, qui se réunira de nouveau en avril», a ajouté l’Elysée. La question de la colonisation française (1830-1962) pèse encore très lourd entre les deux pays. Le pouvoir algérien issu de la guerre d’indépendance (1954-1962) y puise sa légitimité. Une véritable «rente mémorielle», avait lancé M. Macron en 2021, après avoir tenté, en vain, de sceller la réconciliation entre les deux pays, suscitant alors l’ire d’Alger. «Ils ont également évoqué les questions régionales et la coopération au Conseil de sécurité des Nations unies, s’agissant notamment du conflit au Proche-Orient», poursuit l’Elysée. En février, les Etats-Unis ont mis leur veto à un projet de résolution présenté par l’Algérie qui exigeait «un cessez-le-feu humanitaire immédiat» à Ghaza. Le ministre de l’Intérieur français, Gérald Darmanin, s’était rendu en novembre à Alger, où il avait été reçu par le président Tebboune pour évoquer notamment «la lutte contre la criminalité organisée», les «migrations» et les «conséquences de la crise» au Proche-Orient.

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