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La violence de la bureaucratie

En cette fin de semaine, les Algériens ont assisté à des scènes qui croyaient révolues avec l’événement du Hirak. La scène depuis Oran du wali tournant le dos à l’institutrice et en lui indiquant qu’il ne faut pas parler de l’époque coloniale. Une scène qui rappelle cette de l’ex ministre et boss du FLN qui avait «choqué» en s’adressant à une employée avec «taisez vous!». Une scène qui a engendré u tollé sur els réseaux sociaux ayant obligé le premier ministre à réagir pour absorber la colère des citoyens. «Je refuse catégoriquement l’humiliation d’un enseignant qui défend l’avenir de nos enfants. Je remercie l’enseignante Mme. Saadia Merabet de l’école Benzerdjeb d’Oran qui a démasqué les vieilles pratiques», a déclaré le premier ministre dans son tweet. Très vite Les services de la wilaya d’Oran ont réagi à la polémique, en affirmant que le wali reconnaît «la véracité des insuffisances soulevées» et «a écouté l’enseignante avec attention». «Le qualificatif est inexact et ne reflète pas les efforts de l’État depuis l’indépendance dans tous les secteurs, particulièrement dans celui de l’éducation», ont expliqué les services de la wilaya d’Oran dans le même communiqué. Mais à aucun moment, aucune des institutions de l’Etat n’a reconnu qu’il y a insuffisance dans nos écoles. Le fait de «couvrir» les tables est déjà un «mensonge» et une «violence». Pire, l’APC d’Oran n’a pas «branché» alors que c’est elle qui gère cette école. Le «mensonge» des bureaucrates discrédit l’Etat. A Oran, dans la grande majorité des écoles, pour ne pas dire toutes, il n’y a aucune opération de prise de température. Pourquoi alors «mentir» aux citoyens sachant que les autorités l’ont promis lors de l’ouverture des plages et que ça a été qu’un «mensonge»? Le ministre de la jeunesse des Sports a, lui aussi, été en ligne de mire des Algériens en engendrant une vive polémique. «Nous allons construire un Etat conforme à la déclaration du 1er novembre, un Etat démocratique et social dans le cadre des principes de l’islam. Pour la première fois depuis l’indépendance, nous avons constitutionnalisé la déclaration du 1er novembre et celui qui n’est pas content n’a qu’à changer de pays», a déclaré le ministre. Et pourtant, le défunt Chadli a dit la même chose en 1988. Une «phrase» qui a été considéré comme le point de rupture avec le citoyen. Le ministre se croit, tout simplement, au-dessus du citoyen. Il faut décrypter le «ton» de sa déclaration. Il semblait être furieux et ses yeux allaient sortir de sa tête. Est-ce de la haine envers les autres? Le wali comme le ministre ne sont que des bureaucrates qui n’ont jamais côtoyé le citoyen et n’ont jamais milité dans le mouvement associatif. La lutte contre la bureaucratie passe inévitablement par la lutte de la violence dans le discours de nos bureaucrates.

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