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La vie à Saïda

A propos de l’opération de nettoyage chaque samedi. Le wali veut une ville propre

Les autorités locales organisent, chaque samedi de la semaine, une campagne de nettoiement de la ville. Lancée il y a de cela quelques samedis, cette opération s’inscrit dans le souci de redonner un  » Look  » à une commune qui se morfond encore dans des lacunes en matière d’hygiène publique, traduites per le nombre incommensurable de détritus ménagers jonchant les différents quartiers de la ville, contribuant ainsi à l’essor des atteintes à la santé publique. Espérons que cette opération qui consiste à nettoyer la ville chaque samedi de la semaine, s’inscrive dans la durabilité des actions vitales à caractère public. Mais comme il y a un problème de méthode et de communication, la collecte des ordures ménagères est mal organisée, mal gérée. Selon les avis recueillis auprès des citoyens qui ne cachent pas leur consternation face à la prolifération et l’accumulation de toutes sortes d’immondices à l’intérieur des cités de la ville. Pourquoi ne pas mettre sur pied une police communale? Tel est le souhait de tout un chacun içi à Saida.

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Presse locale: un quotidien malmené. Entre le marteau et l’enclume

Vivant une situation de solitude, le correspondant de presse se trouve à la merci des responsables et de l’omerta locale. La presse locale qui aurait pu constituer une « force de proposition et d’opinion », se retrouve aujourd’hui écartée pour des raisons inavouées et inavouables. Etre correspondant de presse, journaliste ou pigiste ou tout cela à la fois est faussement pompeux et dans la réalité, c’est une énorme frustration. Tel un pestiféré, combien de fois n’a-t-on pas entendu que le wali ou le directeur est absent ou en réunion. Dans la wilaya de Saida, la communication fait défaut, quitte à heurter certaines sensibilités. C’est l’impératif de l’heure qui nous oblige à dire ça. Il faut avoir une source fiable au sein des institutions ou encore une certaine sympathie avec les responsables pour pouvoir s’assurer d’une information. Une bonne communication ne peut que servir l’apaisement d’où la nécessité d’instruire les différentes institutions pour s’ouvrir à la presse et lui permettre de se documenter et de vérifier les informations colportées çà et là. Chez nous à Saida, malheureusement, l’intox et la désinformation tiennent la vedette. Le coronavirus ne semble pas avoir changé la mentalité dans cette ville où le flou est érigé en mode de gestion. De nos jours, la fonction de correspondant de presse devient de plus en plus difficile. En plus du problème de la rétention de l’information par certains cercles partisans du statuquo et que le rapport de l’information dérange. Certes, la fonction de correspondant de presse est banalisée aujourd’hui, bon nombre aiment s’afficher auprès du souverain pour ensuite venir poser des problèmes souvent personnels. Face à sa ville qui tombe en décrépitude où vivre est devenue insoutenable, ses habitants la qualifient aujourd’hui de zone d’ombre du fait que le Saidi se trouve ballotté entre un déficit de communication et les charlatans des réseaux sociaux devenus  » intéressants  » aux yeux de certains décideurs locaux.

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Le MCS sur le fil du rasoir. «Les hommes passent, le Mouloudia reste»

Telle est la réflexion faite par un ancien dirigeant du MCS, à l’issue de cette AGE du 15 juin dernier, reportée d’ailleurs pour des raisons inavouées et inavouables. A Saida, l’homme de la rue, grand supporteur devant l’éternel, est littéralement catastrophé. Catastrophé, cela ne veut pas dire qu’il réprime sa colère pour autant. En somme, rien ne va plus dans ce club qui éprouve toutes les peines du monde à mettre sur pied une équipe capable de relever les défis. On a beau chercher un mot pour caractériser ce qui se passe au sein du Mouloudia, on n’en trouve aucun qui convient le mieux. Tout cela est bien triste. C’est pour vous dire qu’à Saida, il y a, paraît-il, autre chose que le football. Voila à quoi ressemble aujourd’hui le MC Saida, prise en otage par les clans. Donc il est impératif que les autorités concernées, à leur tête le premier responsable de wilaya, de s’impliquer pour contribuer au renouveau du MCSaida et il est urgent pour lui d’intervenir et de provoquer une réunion avec toutes les parties concernées SSPA/MCS – CSA/MCS et représentants des supporters pour crever, une fois pour toute, l’abcès et mettre en place les mécanismes nécessaires pour sauver le MC Saida. On aimerait continuer à parler du Mouloudia de Saida, une équipe jadis de gloire et d’histoire mais le peut-on quand la tempête gronde de partout. Aime-t-on le MC Saida pour s’auto-convaincre que l’on détient la vérité et que les autres ont tort. Ne dit-on pas que l’Union fait la force. A l’heure où nous mettons sous presse, l’on apprend qu’une délégation mouloudéenne s’est déplacée, hier, pour voir le wali de la wilaya afin de mettre en place les mécanismes nécessaires pour sauver ce club historique. A commencer, en premier lieu, à la levée de la saisie du bus qui selon ce qui se dit ici et là, sera vendu aux enchères… A suivre !

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Suicide par pendaison à Ouled Khaled. Le chemin du désespoir a repris

Une jeune femme, âgée de 22 ans, s’est donnée la mort par pendaison. Le drame est survenu, mercredi dernier, dans la soirée. Immédiatement, les utilisateurs des réseaux sociaux ont laissé libre cours à leurs supputations. Le phénomène du suicide prend des proportions alarmantes dans notre wilaya et en touchant indistinctement toutes les tranches d’âge. Psychose ou névrose, déprime ou dépression. Quoi qu’il en soit, tous sont des cas ayant leurs formes pathologiques et qui seraient probablement à l’origine de ce mal qui ronge la société. Le suicide nous concerne tous que ce soit sur le plan individuel ou en tant que phénomène  »social ». Du fait qu’on assiste ces dernières années à une multiplication de cas de suicide ou autres tentatives de mettre fin à ses jours. Selon un psychiatre que nous avons accosté dans la rue, il nous dira: « les instances locales concernées peinent toujours à aider et à soutenir ceux qui sont dans la détresse ; il faut agir sur les causes véritables de ce phénomène ».

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Les vacances du «pauvre» enseignant
A Saida, les enseignants passent la majeure partie de leur temps entre les marchés de fruits et légumes et les cafés publics tandis que les enseignantes passent leurs journées entre les mariages et les moussalsalettes (films). Après avoir trimé toute l’année scolaire, après avoir assuré en toute conscience la tenue et la correction des différents examens, ils sont oubliés, en attendant la prochaine rentrée scolaire. A tort ou à raison, l’enseignant est devenu, par la force des choses, un abonné des bureaux de Poste. Il n’a pas le temps de réfléchir aux vacances devenues un luxe pour lui, occupé à faire vivre sa famille et par les temps qui courent, il est obligé de se rabattre sur des activités parallèles: taxieur clandestin ou donner des cours particuliers. Dès la tombée de la nuit, c’est la randonnée nocturne après avoir accompli sa prière, offrir des glaces à ses enfants. Ensuite, revenir à la maison et jouer par la suite aux dominos, au bas des immeubles où ils résident. Alors les vacances, c’est pour les autres.

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Douar Ouled Amira (El Hassasna). Plus de 02 heures pour maîtriser l’incendie

La fin de la semaine passée a été marquée par un incendie. Il a ravagé plus de 300 bottes de foin et beaucoup de broussailles qui entouraient la ferme des Ameur. L’incendie a nécessité l’intervention d’importants moyens humains et matériels constitués de camions-citernes de lutte contre les feux de forêt et des sapeurs-pompiers. Le feu a été maîtrisé après 02 heures et ce, malgré la difficulté des reliefs et la forte température. Les pompiers bien équipés ont œuvré pour s’assurer que l’incendie ne se propage pas et n’atteigne les fermes avoisinantes.

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L’Aïd El Adha sera célébré dans quelques jours. La main invisible de la spéculation

A l’approche de l’Aïd-El-Kébir, les moutons et leurs bookmakers sont de retour. Une ambiance particulière anime ces derniers temps la wilaya de Saida. A moins de 15 jours du sacrifice rituel, la frénésie du mouton continue de grimper et les propriétaires de bergeries se frottent déjà les mains. Dans les cafés de la place publique ou dans d’autres endroits publics, on ne parle que de Kebch-el-Aïd. Il faut dire aussi que des quantités impressionnantes de moutons quittent la région de Saida vers d’autres wilayas comme M’Sila ou Alger et pour vous dire, le prix du bélier coûte très cher dans ces wilayas citées. Dans ce genre de fête, les familles à ressources financières limitées se retrouvent dans une situation, on ne peut plus, délicate. Elles se sentent, par conséquent, malheureuses à l’exception de quelques  » privilégiés  » qui reçoivent leur mouton à leur domicile à titre de…cadeau. A suivre !

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