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La vie à Saïda

Patrimoine et vestiges. Histoire d’une ville pas comme les autres

Saida a une longue histoire émaillée de hauts faits d’armes. Son patrimoine culturel est immense puisque remarquable par ses vestiges de l’époque rupestre. La renommée Saida ne s’est pas faite sur la qualité de l’eau minérale qui porte son nom. Aujourd’hui, morose est le visage de Saida par ces temps caniculaires, arides, monotones auxquels s’y associe la main avilissante de l’homme qui dénude la ville de son charme envoûtant d’autrefois. Elle est devenue une grande agglomération hybride et triste comme un lendemain de fête. D’aucuns vous disent que la ville des eaux, devenue aujourd’hui ville des mots et des maux, respirait jadis à pleins poumons, les fraîcheurs matinales des rues et des esplanades arrosées d’où émanaient une sensation de bien-être et des senteurs suaves. C’était Saida la vierge. De retour à Saida, sa ville natale après une longue absence, un émigré retrouve Saida totalement transformée. Au Canada où il s’était installé depuis plus de 3O ans, il n’avait de nouvelles de sa terre natale qu’à travers le prisme déformant des médias où les coups de fil du téléphone qu’il échangeait avec sa famille ou ses amis. Aujourd’hui, qu’il est là, il a constaté que Saida sa ville s’est complètement ruralisée mais il se dit étonné que les gens vaquent à leurs affaires le plus normalement du monde, voyagent, veillent au bas des immeubles et passent leur temps entre la mosquée et la maison, en passant par les multiples cafés de la place publique pour rigoler. Pour lui, la ville s’est agrandie malheureusement comme une vieille fille qui a mal grossi, c’est à dire là où il ne faut pas. Pour notre enfant de Saida, les chômeurs sont nombreux, la mendicité devenue un métier lucratif, les malades mentaux livrés à eux-mêmes et une misère criarde s’est installée dans de larges couches de la société surtout dans les nouveaux quartiers champignons, véritables douars en béton, livrés à la délinquance, la débauche et la dépravation des mœurs qui sont les aînés de l’indigence et il s’est dit que cela ne choque presque plus les citoyens. Notre enfant de Saida s’est dit surpris de cette nouvelle bourgeoisie, née à partir des années 90 alors que celle d’hier se comptait sur le bout des doigts et qui rasent aujourd’hui les murs en comptant ses sous. Notre émigré a constaté aussi chez certains qu’il connaissait qu’ils sont devenus des fortunés dont il ignore par quelle grâce. Pour lui, Saida qui l’a vu grandir, ne réunit plus aujourd’hui les caractéristiques précises d’une ville moderne. La preuve : assis dans un café de la place publique en train de parler de la ville de Saida, un des responsables dont nous tairons le nom, lui a dit carrément « Saida n’est plus une ville au sens propre du mot ; elle ne possède même pas un centre-ville alors elle ne doit que pleurer son sort  » …..A suivre.

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Début des épreuves du Bac. Des épreuves sous haute surveillance

C’est dans un environnement hautement sécurisé que les 8.182 candidats au BAC dont 3.904 de sexe féminin devaient subir, depuis hier, les épreuves du BAC dans les 33 centres d’examen mobilisés pour la circonstance. Le coup d’envoi a été donné au Centre d’examen « Mouloud Feraoun » par le chef de l’exécutif de wilaya, accompagné des responsables civils et militaires. Toutes les mesures nécessaires ont été réunies pour le bon déroulement des épreuves du BAC. La sûreté de wilaya de Saida, quant à elle, a déployé un grand nombre d’agents pour protéger les candidats et leur assurer un climat de sécurité favorable selon le communiqué de la police. Pour le premier jour, les candidats ont abordé le début des épreuves avec anxiété. Pour eux, le BAC apparaît comme un espoir auquel ils doivent s’accrocher, même s’ils sont convaincus que le succès au BAC ne signifie pas forcement réussite dans la vie. A signaler que les candidats handicapés au BAC sont au nombre de 09 et le nombre de détenus, participant à ces épreuves, s’élève à 145 …. Bonne chance à nos candidats.

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L’APC de Saïda se gratte le dos. Et la crise persiste

Une assemblée générale a été tenue au siège de l’Hôtel de ville, mardi dernier, à laquelle ont pris part 29 élus sur les 33 que compte l’assemblée communale alors que 04 autres étaient présents par procuration. L’objet de cette rencontre était lié aux discussions autour du Budget Primitif et à la «permanisation» de quelques employés de la commune. Malheureusement, lors de ce conclave, vérités et contrevérités se sont heurtées et ce qui s’est passé, est renversant. Ceux qui soutiennent le maire, sont au nombre de 15 alors que les 18 autres ont pris un autre virage, en se dressant carrément contre le maire, en lui reprochant beaucoup de dépassements. Ceux qui croient que la fonction de maire par les temps qui courent, est une sinécure, se trompent lourdement. Depuis son installation à la tête de la commune de Saida, le P/APC actuel ne cesse de compter les coups qui lui sont régulièrement assenés par ses pairs au nombre de 18 élus sur les 33 que compte l’assemblée communale. En clair, il lui est reproché de travailler seul en dehors de toute concertation que le maire, rapproché par nos soins, dément, en soutenant que toutes les décisions sont prises en plénière. Pugnaces comme le sont les gens de la mer, le maire rame le navire communal comme il se doit. Reste à savoir quelle sera la réaction du wali de Saida. Nous y reviendrons!

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Cela s’est passé à Sidi Boubekeur. Les formules de l’escroc parfait

Trois individus de Mascara, âgés entre 25 et 65 ans, ont trouvé d’ingénieux procédés pour soutirer de l’argent aux gens qui eux également ont été aussi stupides que simplistes. Ces trois escrocs se faisaient passer pour des saints-religieux, formés à la Zaouia de Cheikh Tedjini Bel-K’bir et avaient le don de multiplier trois fois l’argent qu’on leur remettait, en échange d’un morceau de tissu. Une fois arrivée à la maison et c’est le cas de cette femme qui est tombée dans le piège. Elle a remis ses boucles d’oreilles à l’un des escrocs dans le magasin où elle l’a rencontré. Une fois arrivée à la maison, elle a trouvé des bonbons enveloppés dans le morceau de tissu, selon le communiqué de presse des services de la communication de la police. Une fois, la plainte déposée par la victime, les services de police judiciaire se sont déplacés à Mascara, munis d’un portrait-robot et sont arrivés à appréhender l’un des trois escrocs alors que les deux autres sont en fuite.

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Drame mortel à la cité des Castors. S’agit-il d’un crime ou d’un suicide?

Telle est la question qui taraude les esprits des citoyens saidis ayant eu écho de ce drame mortel qui a secoué toute la population de Saida, du fait que la victime était fortement connue sur la place publique. Les éléments de la Protection civile, avisés par les services de police, ont constaté une lacération profonde au niveau du cou. Cela s’est passé à la fin de la semaine passée. En tout état de cause, l’enquête, confiée à la police judiciaire de la sûreté de wilaya de Saida, suit son cours …..

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Hounet. Noyade de deux adolescents

Le drame s’est déroulé dans l’après-midi de ce mercredi dernier, dans la commune de Hounet, relevant de la commune de Sidi-Boubekeur. Deux jeunes, âgés de 12 et 13 ans, de la même famille Hajri, se sont noyés dans un oued d’une profondeur de plusieurs mètres. C’était dans l’après-midi de ce mercredi dernier que les services de la Protection Civile ont été alertés par les habitants de cette paisible localité de Hounet. Des plongeurs ont été mobilisés en urgence sur place, en dépit de tous leurs efforts, ils les ont repêchés après plusieurs heures. Leur mort a été confirmée sur place avant le transfert de leurs dépouilles vers l’hôpital de Sidi-Boubekeur. Une enquête d’usage a été tout de suite ouverte pour lever le voile sur ce drame ayant endeuillé deux familles du nom de Hajri.

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