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La traque des pirates

Pourrait-on connaître les vrais chiffres, évidemment, astronomiques des sommes détournées par la «camorra» algérienne et transférées vers l’étranger? Personnellement, ça m’étonnerait qu’il puisse exister une comptabilité authentique et exacte désignant l’argent volé et caché dans des comptes bancaires étrangers. L’Etat a été longtemps laissé pour compte que le détournement des deniers publics ou tout autre crime économique n’était plus considéré, à cause d’une certaine mentalité ayant pour un bout de temps, régné dans les milieux de l’administration, comme un acte criminel, mais au regard de son auteur comme un droit légitime. Et si l’actuel gouvernement réussissait à récupérer les fonds détournés et transférés vers des banques étrangères, il serait solennellement, applaudi …ça serait, également, un pas de géant vers la récupération de l’Etat et sa restitution au profit de l’ensemble des citoyens composant la nation, après que cet Etat ait été injustement, confisqué par des individus ou des groupuscules d’apparence politique. Ces espèces simulant des rôles d’hommes d’Etat seraient juridiquement et moralement responsables des actes de piraterie commis à l’égard de la finance publique. Cela serait l’ultime occasion pour l’actuel chef d’Etat et son équipe gouvernementale, de passer à l’action et de facto accomplir leur pompeuse entrée dans les annales de l’Histoire de l’Algérie. Cela fait déjà longtemps pour nous, les simples citoyens à la voix inaudible, que nous ne cessons pas d’entendre cette lyrique comptine au sujet des fonds détournés et transférés vers des pays étrangers. Et, évidemment, la nécessité de les voir un jour restitués. Nous savions déjà qu’il ne s’agissait, en effet, que de la surenchère politicienne, visant à saupoudrer les esprits et tromper les consciences. Au fait, la question des razzias faites contre l’argent public ne datait pas d’hier. Depuis que l’Etat n’était devenu que l’ombre de lui-même, les hommes d’Etat faussaires s’adonnaient à leur hobby favorable, le détournement des deniers publics et la corruption. Pourquoi donc? Parce que c’est quand l’Etat n’est plus là, l’instinct du vol et de la cupidité sans bornes, se met en rut chez cette espèce «d’omnivore», sans le moindre scrupule. D’autant plus, qu’ils sont devenus, eux-mêmes l’Etat. Ainsi, ils ont outrepassé leurs fonctions de simples commis de l’Etat. Un Premier ministre qui reste à la tête du gouvernement ou dans le gouvernement, plus de 25 ans, il était même plus ancien que son président. C’est normal qu’il devrait commencer à sentir et ressentir l’incarnation l’Etat en sa personne. Heureusement que le Hirak n’a pas raté son rendez-vous historique. Sinon, notre Premier ministre serait et contre le gré de tout le monde, toujours notre Premier ministre.

À propos Abdelkader Benabdellah

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