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La surcharge des classes, ça n’en finit guère !

Visiblement, il y des écoles, des lycées et CEM qui sont inaugurés à chaque début d’année scolaire. Pratiquement, l’on ne cesse de se plaindre contre les surcharges dans les classes pédagogiques. L’impact négatif des surcharges des classes sur les rendements du prof, de l’instituteur comme sur le rendement des élèves n’est pas, à notre avis, sujet à caution. Selon les connaisseurs en la matière, le phénomène des surcharges des classes ne concerne, en effet, que les écoles se situant dans des zones caractérisées par une très forte concentration démographique. Par contre, ils existent des établissements travaillant avec la moitié de leur capacité réelle. Il se pourrait qu’il s’agisse d’un problème de mauvaise planification. Il faudrait, toutefois, mettre en exergue, des facteurs provocateurs des tensions démographiques, à l’instar de l’exode rural qui ne cesse de se manifester depuis l’indépendance et également des nouvelles cités (Aadl, LSP, social) qui poussent rapidement, afin de satisfaire aux demandes pressantes du logement. Donc, c’est aux services des wilayas, concernés par ces questions, de faire preuve de professionnalisme, en vue de planifier la construction des établissements nouveaux ou des classes nouvelles, répondant aux exigences d’un réel réaménagement géographico-démographique. Ainsi, la crise – si je puisse dire – ayant abouti à des surcharges dans les classes pédagogiques et d’autres problèmes qui surgissent brusquement, à chaque rentrée scolaire, ne seraient que le pur produit d’un manque de rigueur – à notre point de vue évidemment- dans la façon de planifier les programmes d’action et même de mettre en pratique les données des plans, par les services concernés par cette mission importante et du coup délicate. Il serait, même question d’un manque de coordination entre les différents bureaux et services en charge de l’élaboration des programmes et de leur mise en application. Les retards dans les exécutions des programmes, les travaux inachevés par rapport aux délais ou simplement mal faits, par rapport aux normes techniques, sont l’expression implicite d’un manque de rigueur et de sérieux dans l’engagement. Cela, évidemment, sans parler des petites embûches bureaucratiques et les traquenards de la corruption. De ce fait, l’on arrive à une conclusion simple comme bonjour : les causes réelles d’une classe surchargée qui esquinte le prof et l’élève, ne prennent pas leurs racines au niveau du même établissement, mais très loin dans les méandres sinueux d’une administration n’arrivant toujours pas à s’adapter aux normes en vogue dans les pays modernes. C’est un travail d’équipe où plusieurs parties s’emmêlent…

À propos Abdelkader Benabdellah

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