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La société civile: se cultiver pour ça

Officiellement, il y a plein à éructer le nom-bre des associations, toutes spécialités confondues. Dans la réalité de tous les jours, l’on peine à trouver une association répondant aux critères prévues par les textes juridiques traitant des associations. La société civile, c’est cette kyrielle d’associations agréées par les pouvoirs publics en vue d’accomplir des missions à caractère purement civil et sans but lucratif… Dire cela autrement: ce sont donc des groupes de citoyens qui se donnent bénévolement, corps et âme à servir la société… Vous voyez que nous frôlons un petit peu l’idéal ! Je ne suis pas un fonctionnaire du ministère de l’intérieur ou de la wilaya pour pouvoir donner une appréciation à partir de données palpables… En l’absence de cela…, je vais me contenter de faire des appréciations aléatoires, basées uniquement sur les remarques et les petites informations – parfois importantes- glanées çà et là. Tout ce que je pourrais dire là-dessus, c’est que le niveau de l’activité d’une manière générale, de cette société civile, serait en dessous de nos attentes, en tant que citoyens tout court, c’est-à-dire: non structurés. J’aurais aimé qu’un de nos sociologues fasse une petite «enquête sociologique» sur ce grand monde associatif, parfois mystérieux, parfois mythique…et, d’autres fois clairement et cyniquement opportuniste. Du côté de la presse, rares sont les enquêtes faites sur le mystérieux monde des associations en Algérie, sans pour autant exclure les associations à caractère politiques, communément, appelés les partis politiques…Ce n’est pas par le truchement de cet espace très réduit que je vais suffisamment parler sur le monde complexe et partiellement occulte des associations. Voulez-vous parler d’opportunisme? Oui, il y en a. Du bénévolat sincère, philanthropique et sérieux? Il y en a également… et il existe même des associations écrans, servant d’astuce pour détourner l’argent public… Or, le facteur commun entre tous, c’est bien le manque de culture du travail associatif, visant à servir l’autre, le concitoyen et répondre favorablement à ses attentes… C’est ainsi que l’option du travail associatif est facultative, dépendant exclusivement du choix et de la conscience de celui qui s’est engagé dans ce créneau… Ce n’est pas uniquement l’absence de la culture de l’engagement associatif qui ferait défaut, mais un peu plus fort que ça, l’absence de la culture de l’Etat, dont elle devrait faire partie… Il y a, également, la culture de la citoyenneté ou de la responsabilité citoyenne. Les médias lourds, la presse écrite, les réseaux sociaux et le net. La mosquée, l’école, l’université: Tous ces moyens devraient servir de supports afin d’inculquer la culture associative et la bonne citoyenneté positive…, à un peuple déboussolé… perdu dans le temps et dans l’espace.

À propos Abdelkader Benabdellah

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