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La sécheresse forcerait les maquignons à vendre plutôt. Des moutons de l’Aïd à prix bas?

C’est la principale question. Alors que l’Aïd Al Adha approche à grands pas, les algériens redoutent une autre augmentation des prix des moutons après le scénario de prix en feu et flammes de l’année 2022. C’est devenu presque un cérémonial, les prix du mouton montent d’année en année en Algérie. Les maquignons qui ne soucient plus du pouvoir d’achat du citoyen tirent sur les ficelles. Le problème est qu’il n’existe plus de barème fixe pour les prix des moutons tant la filière semble échapper de plus en plus à tout contrôle et que les prix soient le plus souvent dictés à la «tête du client». Ce paramètre influe sur le pouvoir d’achat tellement sont des milliers d’algériens qui préfèrent chaque année se passer du sacrifice question d’économiser des billets de milles dinars ou de 2000 dinars pour faire face aux autres dépenses basiques comme la rentrée scolaire de septembre ou à défaut les congés et leur corollaire les vacances d’été. Une vraie problématique pour la classe moyenne qui, à cause des faibles revenus qu’elle perçoit mensuellement, est loin de s’assurer à l’avance un mouton dont le prix exige au moins deux ou trois salaires d’un même foyer. l’Aïd Al Adha de 2023 s’annonce-t-il pour autant clément ? Il semble en effet que l’impact de la sécheresse contraindrait les maquignons à baisser les prix. Tout compte fait, en raison de la sécheresse endémique qui sévit dans la méditerranée et au Maghreb, les prix des moutons pourraient enregistrer une dégringolade. Pour faire face à un risque de manque d’aliments de bétail qui dépendent aussi des apports pluviométriques, les maquignons espèrent vendre plutôt que prévu leur bétail afin d’anticiper sur les répercussions d’une attente de jours pluviométriques illusoires durant les dernières minutes. Ainsi l’Association nationale des éleveurs de bétail a publié un communiqué indiquant que les prix du bétail ont connu une baisse notable ces derniers jours. Évidemment, il y a l’alimentation artificielle du bétail soit par les produits or, ceux-ci sont généralement déconseillés pour des raisons évidentes de santé de l’animal. Selon l’interview qu’a donné le président de l’association à un média arabophone, la baisse avoisinerait le million de centimes. En effet, les prix des brebis ont reculé à 40.000 DA, voire 30.000 DA, tandis que ceux des agneaux se sont décalés en arrière de 40 à 50.000 dinars. En ce qui concerne les vaches, on note un recul de 70 à 80.000 dinars. La baisse des prix est attribuée à la grave sécheresse qui a touché les pays méditerranéens. L’association estime cependant que les prix devraient augmenter à l’approche de l’Aïd El-Adha. Le président de l’association a appelé à la mise en place d’un programme urgent pour protéger le bétail, qui a considérablement diminué ces dernières années en raison de la sécheresse et du prix élevé des aliments pour animaux. A propos de certaines maladies signalées par certains éleveurs, l’association n’a dit n’avoir reçu aucune plainte officielle. Mais elle est en contact permanent avec les éleveurs et les services vétérinaires pour éviter de nuire au bétail, qui est une source de subsistance pour de nombreux éleveurs dans plusieurs wilayas. Ce constat des prix des moutons vient fortement interpeller le citoyen, quelques mois avant la célébration religieuse. L’Union nationale des paysans algériens (UNPA) a proposé récemment de nouvelles mesures pour rendre les moutons abordables lors de la célébration de l’Aïd el-Adha, en ouvrant des points de vente 30 à 40 jours avant l’Aïd pour offrir plus de choix aux acheteurs et limiter l’influence des spéculateurs. Les éleveurs pourraient être amenés à vendre leurs moutons un mois et demi avant l’Aïd en raison du manque de pluie et de la hausse des prix des aliments pour bétail. Cette solution leur permettrait d’éviter les problèmes d’alimentation et de perte de bêtes, mais pourrait également entraîner une baisse des prix pour les consommateurs. Le manque de pluie et la hausse des prix des aliments pour bétail pourraient inciter les éleveurs à commencer à vendre leurs moutons dans quelques jours, soit un mois et demi avant l’Aïd. Cette solution leur permettrait d’éviter les problèmes d’alimentation pour leur cheptel et d’éviter de perdre des bêtes, mais pas que. Ce plan arrangerait également le consommateur, car il entraînerait subséquemment une baisse des prix des moutons avant la célébration sacrée. Le secrétaire général de l’UNPA, Abdellatif Dilmi, a déclaré au média arabophone ElChourouk que l’union cherche des solutions pour rendre abordables les moutons sacrificiels de l’Aïd.

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