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La SATIM n’a pu acquérir des cartes magnétiques au même titre qu’Algérie-Poste. Des milliards d’euros perdus

Par Nadira FOUDAD

En effet et depuis, une correspondance a été adressée à la DG de ladite société SATIM qui est Nawel Benkritly par son partenaire Angelo Bertini Mendez DG pour l’Espagne et Moyen Orient et Afrique de BPC Smartvista FZ LLC basée à Dubaï. Selon son constat, il lui reproche la défaillance de son partenaire MONETIX SPA suite au contrat qui les lie après cet appel d’offres. Le DG du groupement interpelle la concernée sur la suite à donner à cet appel d’offres conclu entre la SATIM et la société BPC Smartvista qui fait partie avec 80% du taux de participation pour la fourniture et l’installation d’une solution logicielle monétique nationale et internationale. Le DG de BPC Smartvista, dans cette correspondance et suite à l’attribution du marché par la société SATIM, une signature de contrat a été conclue entre le groupement GRP MONETIX BPC et la société SATIM et qui, depuis n’a pu être concrétisé. Il reproche à la DG de la SATIM son manque de rigueur et de sérieux dans la conclusion des contrats suite à l’appel d’offres lancé par sa société qu’elle gère. Il lui reproche via ce courrier et après saisine d’un huissier de justice pour lui notifier une mise en demeure en juin 2019 auprès du tribunal de Chéraga l’impossibilité de communiquer avec la SATIM. Cette absence d’interlocuteur a jeté le flou dans les relations entre les deux partenaires. Aucun contact n’a été permis, poursuit le courrier de la société MONETIX SPA si ce n’est une correspondance annonçant la démission de son directeur général. L’actuelle DG de la SATIM qui est la société d’automatisation de transactions interbancaires et de Monétique qui est une filiale des Banques, fait actuellement l’objet de contestation de la part du personnel de l’entreprise. Les contestataires lui reprochent la mauvaise gestion de l’entreprise caractérisée par les passations de marchés et non-respect des procédures de gestion par bafouer la réglementation des gestions des marchés. La Directrice contestée fait fi des procédures en vigueur telles réforme, passation de marchés, et acquisition des équipements. Parmi les griefs retenus contre elle par les gestionnaires est incontestablement la non acquisition par la SATIM des cartes magnétiques à puce au même titre qu’Algérie- Poste auprès de HB technologie qui est le fournisseur d’Algérie-poste concernant la carte EDDAHABIA alors que le contrat d’inter opérationnalité entre Algérie-Poste et la SATIM a été validé par le GIE tel qu’annoncé. Cela suppose, selon les protestataires une perte de milliards d’Euros par l’acquisition des cartes auprès d’un fournisseur étranger alors que ces cartes doivent être produites ou fabriquées localement. Il est reproché à la DG ce qui a été qualifié de négligence concernant les procédures d’exécution des contrats et d’acquisition. Toutefois et selon nos sources concordantes, cette société qu’est la SATIM se voit acquérir une flotte de véhicule au profit de ses cadres selon les protestataires. Cela s’est passé en l’absence d’un appel d’offres ou plutôt une consultation, alors que la loi en vigueur régissant les marchés a mis en place des seuils de marchés pour réglementer toute dépense relevant des fonds publics à hauteur de 12.000.000 DA pour les consultations. Par contre, si le marché dépasse ce seuil cela relèvera automatiquement d’un appel d’offres, nous précisent nos interlocuteurs. Les cadres en question ne sont soumis à aucun contrat de performance pour bénéficier de tels privilèges alors qu’ils sont régis par la convention collective et représente un personnel exécutant au même titre que l’ensemble du personnel. Au moment où la crise financière freine notre économie, dont les répercussions sont néfastes à plus d’un titre, le personnel reproche à la DG, Nawel Benkritly, les dépenses excessives au niveau de la SATIM qui souffre de négligence managériale d’où des scandales qui éclabousseront, incessamment, la société surtout en ce qui concerne la gestion des contrats dans leurs exécutions. A qui profite cette gestion, s’interrogent nos interlocuteurs puisque la SATIM est une entreprise publique et non privée. « Une enveloppe cohérente » c’est en ces terme que la DG de la société SATIM a tenté de se défendre après le dernier scandale qui risque d’éclabousser sa gestion jugée désastreuse de la Société. Quant au coût du projet, dont le comité de participation n’a pas manqué d’attirer l’attention du conseil d’administration de la Satim sur un montant jugé « excessif » plafonnant les milliards par rapport à ce qui se fait sur le marché du consulting”, la directrice générale estime que le coût “a été estimé en fonction de la qualité du projet”. Par rapport au marché, elle a estimé que la société qu’elle gère et qui est la SATIM serait « une enveloppe cohérente ». Par ailleurs, la Directrice générale de ladite société, assure que le comité de participation était impliqué dans l’exécution des deux premières phases du projet, alors que, pour la phase III dudit projet, “le comité de pilotage n’a pas été encore installé”. “Il faut savoir que l’implication du comité de participation dans les comités de pilotage et de suivi relève d’une démarche spontanée de notre part, se défend-elle. Pour elle, aucune obligation ne lui avait été faite. Et d’enchaîner qu’elle a fait le choix de communiquer toutes les démarches au CP.” Quant au coût du projet, dont le comité de participation n’a pas manqué d’attirer l’attention du conseil d’administration de la Satim sur un montant jugé “excessif par rapport à ce qui se fait sur le marché du consulting”, la directrice générale estime que le coût “a été estimé en fonction de la qualité du projet” par rapport au marché. En revanche, le comité de participation a relevé, dans l’une de ses correspondances adressées au conseil d’administration, que “la majorité des collaborateurs de la société aurait souhaité acquérir avec ce montant un siège propre à la Satim qui loue depuis 23 ans auprès de tiers”. Nawel Benkritly estime, à ce propos, que des démarches ont été faites auprès des instances concernées pour que la Satim puisse se doter d’un siège social.

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