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La route qui tue !

La route tue encore. Les derniers accidents de la route à Constantine et Bordj Badji ont été comme ce couteau que l’on remue dans une blessure. Le citoyen est « terrifié » par ces accidents. Les Algériens qualifient l’hécatombe sur la route de « terrorisme des routes ». Le terme est fort et aussi un indicateur de l’horreur vécu sur nos routes. 1.300 décès et de 13.600 blessés dans 10.292 accidents de la route au niveau national durant les cinq premiers mois de 2021, selon le bilan de la Délégation nationale à la sécurité routière. La DNSR a toutefois relevé une baisse de 16,86% du nombre des décès par rapport à la même période de l’année 2019 et de -24,83% dans celui des blessés, tandis que le nombre d’accidents a reculé de 23,41%. Un recul dû essentiellement à la crise pandémique ayant engendré moins de mobilité des personnes. En effet, 40 personnes ont trouvé la mort et 1.425 autres ont été blessées dans des accidents de la circulation survenus entre le 20 et le 26 juin en cours dans plusieurs wilayas, selon un bilan publié mardi par la Protection civile. Moins de 48 heures après les terribles accidents de Constantine et Bordj Badji, qui ont fait 27 victimes, un autre sinistre de la route s’est produit dans la nuit de samedi à dimanche, dans la vallée du M’zab, faisant 09 morts et 32 blessés, selon un bilan provisoire des secouristes. Les chiffres donnent froid au dos. Des chiffres qui font aussi peur. Les raisons de cette hécatombe sont diverses. Selon un bilan de la DNSR, communiqué en février dernier, les mercredis et jeudis sont les journées qui enregistrent le plus d’accidents, car précédant le week-end (31,49% du nombre global des accidents), alors que la journée de vendredi est celle qui enregistre le moins d’accidents vu le manque de déplacements. Les véhicules légers sont les plus impliqués dans ces accidents avec un taux de 66,46%, suivis des motocycles (19,39%) et ce, en dépit du fait qu’ils ne représentent que 01,83% du parc national des véhicules, selon les statistiques de 2018. Les camions, quant à eux, occupent la 3e place (8,06%), suivis des véhicules de transport des voyageurs (2,06%). Selon la même source, les nouveaux conducteurs titulaires de permis de moins de deux ans sont les plus impliqués dans les accidents avec un taux de 17,68%, ce qui pourrait s’expliquer par le manque d’expérience et le jeune âge des nouveaux titulaires de permis de conduire. Les campagnes de sensibilisation des risques des accidents routiers sont à longueur d’année, mais il faut, peut-être, les moderniser et les rendre plus attractives. Il faut intensifier l’information visant la sensibilisation. Soit avoir une stratégie de communication à moyen terme où il faudra impliquer les professionnels de la communication.

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