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La restitution des affaires de l’Emir Abdelkader en discussion!

La première réunion de la commission conjointe d’historiens algériens et français, sur la période coloniale et la guerre d’indépendance, s’est déroulée, mercredi, à Constantine. Cette rencontre fait suite à une première réunion virtuelle qui a eu lieu en avril dernier. Lors de cette première réunion, les deux parties se sont entendues sur un nombre de points, notamment la poursuite du travail de recherche et la restitution d’archives. Les membres ont également convenu de poursuivre les recherches notamment par le déplacement de chercheurs des deux pays. En ce qui concerne la délicate question de la « restitution » d’archives ou de biens liés à cette période, les parties algérienne et française auraient convenu de la restitution par la France de quantités de documents numérisés couvrant le 19e siècle, marquant ainsi le début de la colonisation. La commission s’est attelée sur la question sur la restitution à l’Algérie de «biens symboliques» de l’Emir Abdelkader et l’approfondissement d’un travail historiographique. Elle s’est accordée sur l’objectif d’une «restitution à l’Algérie des biens symboliques, comme ceux ayant appartenu à l’Emir Abdelkader ou à d’autres personnalités algériennes». «Si le communiqué final publié à la suite de la réunion n’entre pas dans le détail, l’épée, le burnous et un exemplaire du Coran ayant appartenu au chef politico-spirituel algérien figurent parmi ces «biens symboliques» voués à être rendus à Alger. L’Emir Abdelkader avait vécu de 1848 à 1852 en captivité au château royal d’Amboise (Indre-et-Loire) après avoir mené la résistance des tribus de l’ouest algérien à la conquête française commencée en 1830», écrit le Monde. En plus de la restitution des « biens symboliques » liés à des figures historiques telles que l’émir Abdelkader, la commission a convenu d’approfondir le travail sur l’historiographie. Cela inclut l’élaboration d’une chronologie des épisodes marquants de la période coloniale et la création d’une bibliographie commune des recherches et des sources en Algérie et en France sur le XIXe siècle. L’accent particulier sur ce siècle répond au désir des Algériens de mieux comprendre les violences liées à la conquête, un aspect de l’histoire qu’ils estiment avoir été insuffisamment exploré dans le rapport Stora. Benjamin Stora convient aujourd’hui qu’il est nécessaire de combler cette lacune. «Il faut un travail de remise en perspective historique dans la durée, confie Stora au Monde. Sinon, on commence toujours cette histoire par la fin. On ne comprend rien à la cruauté de la guerre d’Algérie si on ne travaille pas sur la colonisation de peuplement, sur la colonisation tout court». La commission mixte propose le lancement d’un programme d’échange et de coopération, prévoyant la venue de quinze doctorants et chercheurs algériens pour travailler sur les archives françaises et réciproquement, quinze chercheurs français étudieront les archives algériennes. Les deux pays sont encouragés à faciliter l’accès à ces fonds. En outre, la commission appelle à l’identification des cimetières et des tombes des détenus algériens enterrés en France et à la valorisation de ces lieux de mémoire.

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