Accueil » CHRONIQUE » La religion de la propreté, Normalement !!

La religion de la propreté, Normalement !!

D’autant plus, qu’il s’agit d’une fête fêtée dans un cadre religieux et normalement, dans un état de recueillement. C’est vrai que l’on va tuer un mouton qui sera, du coup, une occasion de se donner du plaisir et se régaler. Mais, tout ça est, avant tout, motivé par une sorte de pratique spirituelle… et, en principe, une telle occasion, fut-elle sociale, religieuse ou les deux à la fois, ne doit pas nous laisser indifférent sur la question de faire attention afin de préserver la propreté de notre environnement immédiat. A notre avis, la responsabilité est partagée entre le citoyen qui manque de civisme et de culture environnementale et les pouvoirs publics, qui, eux aussi, devraient penser à gérer ces situations, un peu spéciales, ayant trait aux fêtes avec des mesures exceptionnelles. Ce n’est pas la première fois que nous fêtons l’Aïd El kebir et ce sont les mêmes situations qui se reproduisent, vue la nature de cette fête. Bien sûr, sans oublier les résidus laissés par les vendeurs occasionnels de charbons et de paille… L’absence d’un règlement juridique à cet effet a laissé ses impacts négatifs… un wali ou un maire de la ville sont appelés à revoir ou plutôt à remettre en cause leurs attitudes en tant que responsables directs, au sujet de ce problème récurrent. Réglementer la vente du charbon et des aliments de bétail qui a infesté la voie publique, ensuite ordonner une mobilisation des services d’hygiène et d’assainissement communaux afin de répondre à une situation spéciale qui est celle de la fête du mouton, n’est pas à notre avis la mer à boire. Un éboueur ou tout autre agent d’assainissement communal, à l’instar du policier, du gendarme, du journaliste, du pompier ou du médecin de garde, est appelé à travailler quand cela est dictée par une nécessité impérative. Idem pour les commerçants en alimentation générale, des légumiers fruitiers, les boulangers et les pharmaciens qui devraient en principe, eux aussi, assurer un service minimum ou un service de permanence. La fête, c’est le synonyme de la vie et ce n’est absolument pas la mort que l’on pourrait constater dans nos rues et nos boulevards, les jours dits de fête.. Voilà, comment c’est horrible et décevant de constater à quel point nous sommes encore dans une fragile incapacité de gérer nos petits problèmes de tous les jours… il y a quelques jours, je suis passé devant le petit espace vert devant l’ancien Palais de justice… j’étais déçu de voir la désolation ayant touché un coin de mémoire de la ville d’Oran. Pourquoi, un maire sortant laisse-t-il derrière lui la ruine avant de quitter son poste… ???

À propos Abdelkader Benabdellah

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

De la patate à l’huile de table La tragédie continue

Il y quelques jours, nous ...

Cartable lourd et tête vide

Le cartable de l’élève est ...

Des pétards en milliards

Ce sont des milliards qui ...

L’impossible discipline contre la Covid

Depuis son entrée solennelle dans ...

Ce qui s’est passé à Paris Ce 17 octobre 61

Il y a 60 ans ...