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La presse algérienne, quel avenir?

Parler de l’avenir de la presse en Algérie n’est pas une chose aisée, du moment que ce secteur dépendrait, en vérité, d’une panoplie de paramètres qui devraient être pris en considération, afin de bien comprendre ce qui se passait. Le plus en vue de ces paramètres, il en est, même le plus important par rapport aux autres, …c’est le paramètre politique! Dire cela, autrement, et plus explicitement..: la politique suivie par les pouvoirs publics en vue de gérer le secteur de la presse. Pour plus de détails et d’explications: le baromètre de la liberté de la presse, l’autonomie de la presse par rapport à la mainmise de la tutelle, la situation socioprofessionnelle du professionnel de la presse, le chantage qui pourrait être exercé par le truchement des fournisseurs de la pub et les services de la rotative. Où sommes-nous en vérité? Et bien, par rapport à nos confrères du tiers-monde, nous en sommes les phares et nous nous donnons le droit de les regarder avec condescendance. Par contre, par rapport aux normes exigées par une presse du 21ème siècle, chez des gens qui vivent réellement dans ce siècle, nous pouvons dire et sans avoir la moindre honte, que nous sommes le dernier wagon du train. Bien que nous faisions partie intégrante de ce train. Cette presse et en dépit des hauts et des bas, rencontrés à chaque coin et dans chaque recoin, elle fait de bonnes choses. Ce ne sont pas des miracles, mais ne serait-ce que ce sont de bonnes choses, pour lesquelles cette presse devrait mériter un grand hommage, en cette Journée mondiale de la Presse. Le fait que l’on est là, sur place en train d’abord de s’adonner patiemment, au métier consistant à informer ses respectables concitoyens et en même temps, lutter opiniâtrement, contre les embûches à caractère socioprofessionnel, rencontrées chemin faisant. Nous saisissons, toutefois cette occasion afin de lancer un appel à la tutelle en vue d’ouvrir un débat national sur la presse et le secteur des médias d’une manière générale. Cette presse est composée d’une armada de journalistes et de professionnels du métier de la presse qui sont, jusqu’à preuve du contraire, des citoyens aussi algériens comme les députés du Parlement et les cadres ou même les simples manutentionnaires de la Sonatrach. Pourtant, le pouvoir en place, quelle que soit sa nature, il aurait toujours besoin de la presse, afin de véhiculer son image de marque et ses fracassantes idées…disons même son tautologique discours…

À propos Abdelkader Benabdellah

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