Accueil » ACTUALITE » La présidente du Conseil des ministres, Giorgia Meloni, en Algérie. L’Italie veut plus de gaz

La présidente du Conseil des ministres, Giorgia Meloni, en Algérie. L’Italie veut plus de gaz

Entre Alger et Rome le courant passe vite et les relations sont au beau fixe. Ces dernières sont toutefois appelées à connaître un nouvel essor à la faveur du ballet diplomatique et économique entre les deux pays partagés par une vision commune sur plusieurs dossiers d’intérêt commun ou stratégique. L’Italie se tourne vers l’Algérie et veut consolider sa position d’allié gazier incontournable. Alger avait rassuré en juillet dernier Rome de sa disponibilité de livrer au marché italien du gaz pour arriver à satisfaire les besoins de ce pays d’Europe au plus fort de l’hiver. C’est aussi une manière pour l’Italie de réduire sa dépendance des livraisons énergétiques à partir de l’Ukraine en proie au conflit depuis voilà plusieurs mois de cela avec la Russie. Il faut reconnaître que les relations entre Alger et Rome qualifiées par certains analystes d’une «lune de miel» depuis la dernière visite de l’ex premier ministre italien, Mario Draghi en Algérie, plaident en faveur d’un enrichissement et d’une amélioration des échanges dans plusieurs domaines et spécialement celui de l’énergie. En plus, le gaz algérien est d’une qualité supérieure ce qui fait que les pays importateurs se tournent vers l’Algérie et se bousculent au portillon. C’est dans ce cadre qu’il faudrait probablement placer la visite de la première ministre italienne, Giorgia Meloni, et plusieurs de ses ministres en Algérie. La délégation italienne de très haut niveau est arrivée dimanche à Alger pour une visite officielle, avec au programme des réunions avec des hauts responsables du premier exportateur gazier d’Afrique. C’est dans ce contexte qu’il faut relever que cette visite n’est qu’un prolongement de celle effectuée par le prédécesseur de Mme Melloni. Mario Draghi avait en effet conclu il y a sept mois une série d’accords avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune. Parmi ces accords, figurait un gros contrat sur la production pétrolière et gazière d’un montant de quatre milliards de dollars entre l’Algérie et des entreprises du secteur énergétique, dont le géant italien ENI, avec pour objectif de réduire la dépendance de l’Italie des livraisons russes. Un responsable algérien avait, dans la foulée, déclaré que son pays allait également augmenter ses exportations de gaz vers l’Italie. Avant l’invasion de l’Ukraine, l’Italie importait 95% du gaz qu’elle consommait, dont environ 40% provenaient de Russie. Pour réduire cette dépendance, Rome se tourne de plus en plus vers l’Algérie, historiquement son deuxième plus grand fournisseur. L’Italie et l’Algérie veulent s’appuyer sur les initiatives réussies de l’ancien Premier ministre Mario Draghi, l’année dernière, pour stimuler les fournitures d’énergie algérienne à l’Italie et, selon un diplomate algérien, « aller au-delà. » « Nous voulons que l’Italie devienne une plaque tournante européenne pour le gaz algérien. Une jonction pour les autres pays de l’UE », a déclaré l’ambassadeur d’Algérie à Rome, Abdelkrim Touahria, dans une interview au quotidien romain Il Messaggero, publiée samedi. Un premier accord conclu l’an dernier par Mario Draghi prévoyait l’envoi de 9 milliards de mètres cubes de gaz d’ici 2023-2024 via le gazoduc trans-méditerranéen. Quelques mois plus tard, en juillet, un accord de 4 milliards de dollars a été conclu entre les sociétés ENI, l’entreprise énergétique italienne, Occidental et Total. ENI, présente en Algérie depuis 1981, gère, avec le géant algérien des hydrocarbures Sonatrach, le gazoduc TransMed qui relie le pays à l’Italie, via la Tunisie. La visite de Mme Meloni à Alger est la troisième en moins d’un an d’un Premier ministre italien, mais elle est beaucoup plus discrète que celle de son prédécesseur. La présidente du Conseil des ministres d’Italie a déclaré que l’énergie et les relations bilatérales étaient au centre de sa rencontre avec le Premier ministre Aimene Benabderrahmane. Meloni a écrit dans un tweet sur sa page officielle via Twitter: «Aujourd’hui est le premier jour de ma visite en Algérie, et les entretiens porteront sur l’énergie et les relations bilatérales». «Les pourparlers s’étendront à tous les domaines », a-t-elle ajouté. L’agence de presse officielle algérienne APS l’a décrite comme « une occasion de renforcer l’axe Alger-Rome » et une nouvelle étape « pour consolider la construction d’un véritable partenariat stratégique ». M.Touahria, ambassadeur d’Alger à Rome, a déclaré qu’ENI et Sonatrach envisagent également ensemble l’avenir avec des projets tels que l’exploration pétrolière et gazière dans le sud du Sahara.

À propos B.HABIB

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Un mois pour l’obtention de l’autorisation d’importation. La course contre la montre des concessionnaires

Est-ce le bout du tunnel? ...

Enseignement supérieur 38. universités algériennes dans le top 500

Quel nouveau rôle pour l’université ...

Efforts considérables et intenses des services de police en ce début 2023. Efficacité, professionnalisme et performances

Les actes liés à la ...

Pour lutter contre le phénomène du monoxyde de carbone. Sonelgaz va installer 22 millions de détecteurs

Il est impératif de savoir ...

Retour en force des T- Shirts et maillots de l’EN sur la place publique. Vente en ligne, en gros et en détail

Oran qui a, depuis la ...