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La pomme de terre, un vrai problème ?

La décision était envisagée depuis quelques mois, elle est désormais actée. Après plusieurs années d’autosuffisance, l’Algérie va se remettre à importer de la pomme de terre. Comme les autres produits de large consommation qui ont connu une hausse des prix, les prix de la pomme de terre ont atteint les 150 DA. Une hausse inexpliquée même si la spéculation y serait pour beaucoup, sans oublier la sécheresse et la hausse des prix de la semence et des engrais. L’importation de ce produit ne viserait qu’à casser les prix. Le ministère du Commerce et de la Promotion des exportations a élaboré, en coordination avec le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, un programme « exceptionnel » d’importation de 100.000 tonnes de pomme de terre par lots, dans le but de faire baisser les prix qui augmentent depuis des semaines, a indiqué à l’APS un responsable du ministère. Le programme proposé par le comité conjoint entre les secteurs du commerce et de l’agriculture, qui a été créé pour examiner les solutions à même de réguler le marché dans le domaine de la pomme de terre, comprend l’importation d’un premier lot estimé à 30.000 tonnes, qui sera suivi d’autres lots, portant la quantité totale à 100.000 tonnes, « au cas où les prix continuent à augmenter », a expliqué le directeur de l’organisation des marchés et des activités commerciales au ministère, Ahmed Mokrani. Le même responsable a souligné que des quantités de pommes de terre locales stockées, estimées à 15 000 tonnes, devant être déstockées, entre le 12 mars et le 12 avril. Dans ce cadre, hier samedi, une quantité de pommes de terre stockées a été déposée dans sept wilayas, à savoir Aïn Defla, Blida, Skikda, M’Sila, Bouira, El Oued et Chlef, pour être vendues au prix de 60 dinars le kilogramme. La guerre en Ukraine aura certainement un impact sur la production et le prix de la pomme de terre au niveau mondial. « Le marché des pommes de terre a marqué un léger coup d’arrêt ces derniers jours en réaction à la guerre ukrainienne. Les importations russes représentent en effet environ 6 % des débouchés européens ce qui va pousser à certains ajustements dans la filière », rapporte le portail « Terre-net ». « L’industrie travaille par conséquent avec des volumes contractualisés ces dernières semaines, ce qui a provoqué un retrait notable des prix en Europe, et ce d’autant plus que de nombreux vendeurs étaient revenus aux affaires ces précédentes semaines. Le conflit russo-ukrainien entraîne toutefois aussi une inflation galopante du coût des engrais et de l’énergie, qui risque d’avoir d’importantes conséquences sur la prochaine récolte », ajoute le média spécialisé.

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