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La plaquette passe de 450 à 650 DA en l’espace de quelques jours. Après le poulet, les œufs…

Il suffit de rien pour que le portemonnaie du citoyen s’enflamme. En effet, depuis janvier 2022 ça flambe de partout tant rien n’augure des lendemains meilleurs pour les citoyens au revenu modeste. Et pour cause, les dernières hausses de prix de produits de consommation stratégiques ont de quoi susciter le désappointement des ménages qui font face depuis quelques jours à un rebond spectaculaire des prix des œufs, ces protéines somme toutes essentielles au métabolisme du corps humain en période de baisse de température climatique. C’est dire que les commerçants qui s’autoproclament en parfaits connaisseurs de l’art culinaire et du choix des périodes des spéculations ont cette fois cru bon de cibler un produit aussi stratégique en faisant augmenter ses prix sur le marché laissant ainsi pantois et perplexes plus d’un parmi les consommateurs algériens dont les cris de détresse face au pouvoir d’achat actuel et les fluctuations récurrentes des cours ont désormais un effet sordide d’un coup d’épée dans l’eau. Les ménages algériens ont constaté non surprise, dernièrement, une révision des prix des œufs sur le marché local, eux qui sortent à peine d’une flambée des prix de la viande de volaille. Une fois encore, ils apprennent à leur dépens et réalisent vite que le marché n’obéit plus à aucune logique commerciale tant tout paraît flou et nettement au-dessus des règles et de l’éthique. Ce qui du reste dénote de la situation préoccupante ces dernières semaines due au pouvoir d’achat et de l’inflation. L’élément essentiel qu’est l’œuf est en train de donner du tournis aux petites et moyennes bourses ménagères. Rien qu’un tel scénario pour un produit aussi moindre suffit aujourd’hui pour déchainer les commentaires acerbes des consommateurs que ce soit sur les réseaux sociaux ou sur le marché. L’envol auquel ont pris ces petites protéines nutritionnelles a de quoi en effet dessiner un avenir dorénavant peu élogieux du pouvoir d’achat malgré toutes les mesures et les efforts de réguler le marché.
En l’espace de quelques jours seulement, le prix unitaire des œufs aura connu une hausse vertigineuse et épouvantable à la fois. Les bourses moyennes de plus en plus affligées par ce bond inexpliqué des prix des œufs se demandent aujourd’hui «à qui sera le tour les jours à venir?». «Il y a certainement péril en la demeure «confie une ménagère dans un marché à Oran expliquant qu’une plaquette d’œufs, qui était vendue à 450 DA il y a quelques mois, atteignait déjà 580 DA, voire 650 DA par endroit». «inflation ou autre facette des pratiques spéculatives? s’interroge-t-elle. Le moins que l’on puisse dire est que ce bond des prix des œufs a vraiment pris de court les citoyens algériens. Les choses ne font que se compliquer pour les consommateurs dont le portemonnaie s’est rétréci telle une peau de chagrin. Les prix ne font que monter et les citoyens n’hésitent pas souvent à mettre à l’index les spéculateurs et l’absence de mécanismes efficaces de contrôle. Le prix de l’unité d’œuf atteint désormais 25 DA, ce qui signifie que le plateau de 30 œufs, jadis accessible à 450 DA, est désormais commercialisé à 750 DA. Une augmentation de prix significative qui pèse comme une chape de plomb sur la tête des pauvres consommateurs. Sur les réseaux sociaux, l’indignation est totale. Les Algériens se rendent compte que l’inflation tant décriée a encore de beaux jours malgré un redressement des cours du pétrole. La question qui se pose est de savoir quelles sont les raisons derrière cette augmentation soudaine et vertigineuse. Face à la récente flambée des prix des viandes blanches en Algérie, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Abdelhafid Henni, a pris la parole dans une déclaration publique mardi pour mettre en lumière une situation inquiétante. Il n’a pas mâché ses mots, pointant un doigt accusateur vers les commerçants pour cette augmentation significative des prix. Concernant l’augmentation des coûts de l’alimentation pour animaux, le ministre a qualifié cela d’absurde, soulignant les fluctuations de prix enregistrées par l’ONAB. Dans un climat où les éleveurs et revendeurs revendiquent la hausse des prix des aliments pour bétail, Henni a qualifié ces revendications d’invraisemblables. Selon le ministre, les principaux composants de l’alimentation animale, le maïs et le soja, n’ont pas connu de changement notable depuis un certain temps, malgré les fluctuations sur le marché international. Il a souligné que les prix du maïs en Algérie étaient les plus bas du monde au cours des trois dernières années. La question de la hausse des prix des viandes blanches reste donc sujette à un débat complexe entre les acteurs du secteur. Les consommateurs et éleveurs attendent des réponses concrètes et des mesures pour atténuer l’impact de cette inflation sur leur quotidien. La pression sur le gouvernement pour résoudre cette crise économique s’intensifie, et les yeux sont désormais rivés sur les décisions à venir.

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