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La pénombre d’une campagne peu enthousiaste

A l’exception de ceux qui seraient directement, intéressés pour des raisons personnelles par les prochaines élections, les citoyens n’accordent que peu de crédit au discours de cette campagne …Pour le gouvernement en place, les prochaines élections locales constituent une étape décisive dans le processus des réformes, qui avaient touché les institutions de l’Etat, entamées depuis la fin 2019..Une date représentant une station majeure ayant marqué la honteuse fin de l’ancien régime déchu. Pour les citoyens ou du moins la majorité d’entre eux, les prochaines élections seront comme les précédentes, médiatiquement trop tapageuses et dans les faits, peu crédibles et insignifiantes. Pour bien expliquer cela, il aurait fallu opérer un feed-back sur les expériences passées, où les mauvais comportements –anticonstitutionnels- auraient extirpé la moindre crédibilité des pouvoirs publics auprès de leurs administrés . Nous n’avons pas encore atteint cette image archétypique du P/APC dévoué au service de ses concitoyens… Dans l’imaginaire du citoyen ordinaire, le Maire serait le synonyme de cette « entité » qui se coupe en quatre pour ce poste, en vue de se servir lui-même et servir ses proches…Il faudrait tout un processus de prise de conscience, afin de déloger cette idée fixe de la tête du simple citoyen. Rares, sont ces Maires qui quittent le siège de l’APC, après un mandat ou deux, sans avoir les poches pleines de pognons, malhonnêtement, gagnés en jouant au jeu du zigzag, en tant que premier responsable de la Commune. Il y a une profonde crise de confiance de la part du citoyen et de crédibilité de la part du responsable, fut-il grand ou petit. Cette profonde crise n’est pas prête à être réparée par un coup de prestidigitation …c’est un long processus…Un responsable, même quand il dit la vérité, il n’est jamais cru. Cette crise de crédibilité s’est même développée en une sorte de répugnance à l’égard de tout ce que représente le pouvoir. C’est une situation qui n’est pas admise par le peuple seulement, mais faute de mieux, et à l’instar d’une maladie chronique, il s’est acclimaté à ses déboires…voire à ses déceptions.. Cette crise de confiance s’interprète à travers ces bouderies et ce fulgurant désintéressement, quand des élections se présentent. L’Etat est donc appelé à restaurer les fragments de cette rupture créée au cours des décennies noires et des expériences amères, afin de jouer une harmonieuse symphonie avec le peuple qui est la raison de son être. Les faire semblants et les simulations ne sauraient tenir le coup plus longtemps, notamment quand les défis envers lesquels l’Etat algérien fait face sont énormes et menaçants…

À propos Abdelkader Benabdellah

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