Accueil » CHRONIQUE » La notion du contrôle

La notion du contrôle

La notion du contrôle exercée par les services compétents de l’Etat serait très liée au fait que l’Etat devrait laisser croire quant à sa présence et son autorité voire sa volonté sur le tas…Il y a un contrôle donc, l’Etat existe et y est présent. Sans quoi, la situation pourrait se transformer en une jungle où seul le plus fort impose sa volonté aux autres… Or, ce que nous constatons – avec tous les regrets possibles -dans la réalité vécue de tous les jours, que cette présence de l’Etat se laisse à peine apercevoir justement là où elle ne devrait pas laisser constater son absence…nous avons misé sur «les souhaits» de la nouvelle Algérie ou la «seconde république» et tout le baratin issu du Hirak, que l’Etat va, cette fois, se décider à ne plus jamais quitter son terrain d’exercice de son autorité…c’est-à-dire, contrairement à ce qui se passait à l’époque du régime déchu…L’époque où le pays a été totalement confisqué et partagé entre des groupuscules de la maffia politico-financière… Et c’est tout à fait normal, un milieu mafieux, c’est fait pour s’échiner à servir ses propres intérêts. Maintenant que nous croyons, sincèrement, à un retour de «l’Etat national» sur l’échiquier, quelques-unes des anciennes pratiques et des mauvais plis, que nous avons cru bannis à jamais, sont toujours d’actualité …entre autres la présence de l’Etat là où elle ne devrait absolument guère marquer la plus infinitésimale absence. Lutter contre toutes les formes du terrorisme est une bonne chose. Cependant, lutter contre les autres formes de «terrorisme», à l’instar des monopolistes, les pénuristes et les fauteurs de crises dans le marché de l’approvisionnement, c’est également, un devoir national, afin de protéger l’Etat et le citoyen des affres de leurs agissements ennuyeux. Si l’Etat demeure impuissant devant ces groupuscules de la maffia du secteur du commerce et de la distribution, il demeurera faible et sans la moindre importance, voire sans le moindre respect aux yeux du peuple …l’on oserait même l’accuser – un jour- de connivence avec les grands cartels du commerce. D’ailleurs, c’est ce qui se passait à l’époque du régime déchu… L’administration et même la justice et les services de sécurité étaient de mèche avec les groupuscules mafieux ayant main basse sur le secteur du commerce. Ils auraient conclu un pacte satanique contre l’Etat algérien et le peuple… les poissons, les légumes –fruits, les viandes: tout serait devenu un moyen de s’enrichir au détriment d’un peuple espérant toujours à des jours meilleurs.

À propos Abdelkader Benabdellah

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

La France panique face à l’extrême droite

«On vit une période qui ...

Il ne reste plus rien à Ghaza !!

Il ne reste plus à ...

Est-il temps de réformer le Conseil de sécurité (ONU)?

A vrai dire, c’est tout ...

L’Aïd éclipse tous les autres sujets

C’est surtout.. Les prix du ...

BAC : Les épreuves de l’angoisse

C’est le passage obligé vers ...