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La nécessaire réforme sanitaire

Devant l’APN, le ministre de la Santé a, lors de sa présentation du projet de budget de son secteur dans le cadre de la loi de finances 2021, devant la commission les finances et de budget, mis fin à la polémique quant à la gratuité de la médecine, surtout en ce temps de crise financière. Il a été clair sur le sujet, en soulignant « l’irréversibilité de la gratuite des soins », le ministre a révélé que ses services avaient commencé « un travail de révision de ce système. Néanmoins, ce travail s’est arrêté en raison de l’orientation de tous les efforts vers la lutte contre la pandémie du Coronavirus ». Le budget d’équipement pour le même exercice a connu « une diminution considérable », indique le ministre qui explique la raison par, entre autres, « la priorité accordée à l’achèvement des projets en cours » et « la suspension de l’inscription de nouveaux programmes sauf en cas de nécessité ». Beaucoup ont tenté d’expliquer les « mauvaises » prises en charge des patients par le secteur public à cause du « laisser-aller » lié à la « gratuité des soins ». Une polémique qui date des années 70. Or, la pandémie a, dans le monde, révélé que seul le secteur public est capable de faire face aux épidémies et pandémies et que l’apport du secteur privé est, désormais, minime. Aux États-Unis, le pays le plus capitaliste a fait appel à l’armée pour épauler le secteur médical. Chez nous, la pandémie a mis à nu les insuffisances du secteur sanitaire en matière d’équipement surtout et aussi de tout ce qui est prise en charge après saturation des établissements hospitaliers. Si les médecins et le personnel hospitalier sont à saluer pour leur courage et dévouement, ils ont manqué de moyens surtout en début de la pandémie. Un point noir qui ne concerne pas que l’Algérie où des pays ont manqué de masques et autres produits hospitaliers, à l’image de la France et de l’Italie. Chez nous, la pandémie a révélé que les enquêtes épidémiologiques sur le corona n’ont pu être lancées, faute de moyens et de personnels. En matière de machines et de technologie, il faut penser à lancer des études pour les fabriquer ici en Algérie. Par ailleurs, le ministre a révélé que le total des affectations budgétaires du secteur de la santé pour l’exercice 2021 s’est élevé à 527.961.509.000 DA, soit une hausse de « 2,42 % par rapport au budget de l’exercice 2020. Une réforme sanitaire est plus que nécessaire, en tenant compte de toutes les insuffisances notées durant la crise sanitaire.

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