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La France face à son extrême-droite

L’extrême-droite en France, d’ailleurs, à l’instar des extrêmes-droites européennes, n’est pas une réaction aux flux migratoires, historiquement récents. Ces étrangers, venus de nulle part, qui chercheraient à voler le pain des Français… Bien avant ça, c’est-à-dire, avant l’avènement du phénomène migratoire qui s’était développé, de façon progressivement intensive, juste après la fin de la deuxième guerre mondiale, l’extrémisme politique à l’arrière-goût fasciste, sous divers aspects ou divers alibis, existait déjà dans l’Hexagone. Actuellement, un maillage de groupuscules d’obédiences, plus au moins extrémistes, fascistes, xénophobes et islamophobes avait réussi, quand même, à faire parler d’eux. Pis encore, la classe politique française ne peut plus cacher son inquiétude face au phénomène. Ils demeurent sous la stricte vigilance des services de sécurité et de renseignements… Le parti de Mme Le Pen, pourtant réputé jusqu’au-boutiste, perdrait son caractère extrémiste devant des groupuscules violents à l’esprit nazi, tel que Civitas, Dissidence française, le Parti nationaliste français et j’en passe. Toutefois, la montée vertigineuse du Rassemblement National, présidé ou plutôt guidé par la fille et successeuse de son père Jean-Marie Le Pen, en dépit de son extrémisme, va nous laisser penser que les Français réputés, épris de démocratie, de liberté et de pluralisme se seraient ralliés en vrac, aux projets extrémistes et xénophobes. Donc, c’est la faute à qui? Serait-elle une réponse implicite aux «forces occultes» qui auraient, selon une certaine thèse, imposé Macron, comme président des Français, en dépit de son manque d’envergure, de savoir-faire et d’expérience politique. Ajoutant à cela, le discours politique du «Rassemblement national» qui a su s’adapter aux attentes de la majorité des Français qui ne n’étaient pas du tout satisfaits de l’action gouvernementale, que ce soit sur les plans de la politique intérieure inaugurée par l’éclatement subi du mouvement très violent des «Gilets jaunes» ou bien sur le plan de la politique extérieure qui a été cyniquement marquée par des revers diplomatiques, notamment en Afrique, avec les anciennes colonies. Qui aurait pensé qu’un jour, un ambassadeur français serait chassé de façon honteuse du Mali… A savoir, que dans un passé très récent, les ambassadeurs de France dans les pays du Sahel partageaient -sans aucun complexe- le pouvoir et la gestion du pays, avec les gouvernements locaux. En Europe, la très probable victoire de l’extrême-droite irait–elle contaminer le reste des Etats du vieux continent? L’Europe grouille de partis, de mouvements, plus au moins importants, partageant les mêmes idées que Mme Le Pen qui aime comme son sénile père, les arabes, mais elle préfère les voir «remigrer» chez eux.

À propos Abdelkader Benabdellah

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