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La femme face à la violence

Que ce soit, ici en Algérie ou sous d’autres cieux, le problème de la violence contre la femme ne cesse d’être soulevé à chaque occasion… Et ce, en dépit des lois dissuasives, interdisant toutes sortes de violence à l’égard de la femme, promulguées et entérinées, à cet effet. L’on continue d’ailleurs, à défier les lois et mêmes les mœurs protégeant le statut de la femme et sa dignité, dans la société. Ce qui susciterait notre ahurissement, lorsque l’on apprend que les statistiques officielles rapportent que cette violence serait deux fois supérieures en chiffres, dans les pays démocratiques et civilisés où l’Etat de droit est à cheval sur ces questions, par rapport aux pays dits du tiers-monde dont nous faisons «honorablement» partie. De toute façon, la violence n’a jamais visé la femme, pour l‘unique raison qu’elle est femme. Cette violence fait partie intégrante d’un climat social caractérisé, essentiellement, par la violence, dans toutes ses expressions: physiques, verbales et même symboliques. Ça serait injuste de déclarer que seule la femme est victime de cet aspect agressif, caractérisant, d’ailleurs, toutes les sociétés de la planète, avec quelques nuances entre çà et là. Ni les lois les plus drastiques, ni les religions les plus tolérantes, non plus le niveau civilisationnel, le plus raffiné, n’ont pu juguler le phénomène. Il y a des femmes violentées, parce qu’il y des hommes violents. Et, ce n’est pas toutes les femmes qui sont constamment agressées et ce n’est pas non plus, tous les hommes qui font recours à leur musculature pour régler leurs différends avec leurs partenaires ou leurs sœurs, ou à la rigueur leurs mères. A fin de mettre fin à cette réalité déplorable, il serait ingénieux, de s’attaquer à la racine du problème. Parler des femmes agressées, de façon exclusive, ça relèverait plus du domaine politique que de la société et de la nécessité de la protéger. Or, le traitement politique de tels comportements irait prendre une connotation relevant plutôt du féminisme, chose qui va rendre la situation plus compliquée. Les problèmes de la femme quelles que soient leurs complexités, font partie intégrante d’un ensemble sociétal. La femme, que ce soit ici ou ailleurs, elle est l’épouse, la mère, la fille, la sœur, la collègue de travail, la voisine etc… Sortir la femme de ce cadre communautaire et familial, serait aberrant et injuste. Il faudrait, ensuite concevoir une solution généralisée quant à la question de la violence qui a infecté la société. Quand les attitudes agressives ne sont plus légion, la femme de son côté irait, largement, en profiter…

À propos Abdelkader Benabdellah

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