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La crise persiste et signe

Après le lait en sachet et le chamboulement qu’il a créé depuis pratiquement le début de l’année en cours. Voilà, c’est au tour de l’huile de table et de la semoule dont le prochain épisode du feuilleton va avoir comme thème. Cette crise rassemble toutes les caractéristiques d’une tragédie qui n’est nullement prête à voir sa fin dans un avenir proche. Les pouvoirs publics quant à eux demeurent constamment, impuissants devant ce fait accompli… les forces maléfiques obscures qui se tiennent derrière cette crise, clairement fomentée, savent déjà comment s’adapter aux stratégies de luttes conçues par les services de l’Etat et comment les déjouer. Ce ne sont pas quelques grossistes qui sont entrés dans ce jeu infernal, en profitant d’une situation laissant à désirer afin de doubler le rendement… il s’avérerait que le jeu et l’enjeu dépassent de loin la cupidité démesurée d’un grossiste ou d’un détaillant du coin. Parait-il que nous sommes face à une redoutable force qui est prête à nous jeter dans le gouffre… nous utilisons des termes génériques à consonance péjorative: à l’instar de maffia ou groupuscules maffieux.. Mais en fait, nous ne savons pas encore la nature réelle de cette bête, qui est prête à nous faire aussi plus de mal que nous le pensions, parce que nous avons osé porter atteinte à ses intérêts vitaux… nous sommes face à une redoutable force occulte, dont les commanditaires se tiennent derrière le rideau en tirant les ficelles de loin et laissant ainsi leurs exécutants faire le travail de terrain.. Ce travail que nous regardons tous sur les chaînes Tv nationales, où des éléments d’une brigade de la gendarmerie ou des éléments de la sûreté nationale attrapent la main dans le sac des spéculateurs ou des pénuristes en train de s’adonner à leur jeu favori, n’est pas la vraie piste qui mène tout droit à repérer les chefs de la CosaNostra.. La thèse selon laquelle des gens de l’administration publique, des services de sécurité et de la justice seraient impliqués, n’est plus à écarter. Cette complicité aurait eu lieu pour des raisons pécuniaires, c’est-à-dire, la corruption ou par solidarité politique, par un choix d’opposition au régime politique actuel, en place depuis 2019. Effectivement, les rescapés de l’ancien régime déchu n’avaient pas l’intention de céder facilement, dès les premiers jours ayant suivi leur dégringolade spectaculaire.. Nous sommes, semble-il, devant une guerre «civile», inédite qui se fait par «crises d’huile» interposées.. Si les forces de sécurité n’arrivent pas à débusquer ces forces nuisibles, il n’est pas exclu que le pays aille vers un devenir fatal.

À propos Abdelkader Benabdellah

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