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La Covid-19 «dope» l’appétit des fournisseurs des articles scolaires. Combien coûtera la trousse de l’élève ?

La nouvelle concernant une «réévaluation» des prix des affaires scolaires qu’auraient décidée les fournisseurs d’équipements scolaires impactés par la Covid et soumissionnaires aux marchés conclus par les communes, pour ce qui est notamment de l’acquisition des trousseaux scolaires pour les élèves des écoles primaires, a l’air de représenter un fardeau supplémentaire pour les budgets communaux déjà suffisamment «asphyxiés» par les dépenses inhérentes des masses salariales des travailleurs. La rentrée scolaire 2022 s’annonce flambante. Les prix des affaires scolaires ont enregistré un bond significatif de près de 40 % (38%) par rapport à la rentrée écoulée. A deux semaines de la rentrée scolaire 2021-2022 soit la troisième d’affilée, marquée par la «crise» sanitaire, les nouveaux prix des fournitures des élèves risquent de provoquer une véritable saignée des bourses modestes. Qu’en adviendra-t-il des élèves dont le père ou la mère est chômeur ou des familles à bas revenu incapables de pallier à une telle dépense qui gonfle l’ardoise et les charges quotidiennes des ménages à la veille de chaque rentrée scolaire? Première conséquence, les budgets des assemblées communales qui ont encore la charge des écoles primaires, devront débourser plus pour l’achat de ces équipements indispensables aux élèves du premier cycle et qu’ils auront ultérieurement à dispatcher au niveau des établissements éducatifs concernés pour les remettre aux élèves des familles nécessiteuses qui sont préalablement recensées par les logiciels des démunis mis en place au niveau de la DAS. On sait que le secteur social n’arrive plus à lui seul à faire face aux besoins sans cesse crescendo des familles nécessiteuses à enfants scolarisés en matière des trousseaux scolaires comme ce fut le cas du couffin de Ramadhan dont les DAS se sont déchargées après la décision de l’Etat de verser une aide de 6.000 DA puis révisée à 10.000 DA à l’occasion du mois sacré pour venir en aide aux ménages déshérités ou à bas revenu. Reste donc la seule bouffée de sauvetage des associations qui assurent, avant chaque rentrée, la distribution gratuite des dons scolaires. Devant de tels paramètres auxquels s’ajoutent certainement les effets de la «crise» sanitaire, les communes qui gèrent les écoles, risquent cette fois de se retrouver nez à nez face aux exigences des élèves du premier cycle en matière d’acquisition de trousseaux scolaires, à moins de mesures de dernière minute, à l’effet d’amortir leurs dépenses en matière d’achat de trousseaux scolaires. Ce qui semble néanmoins sûr, est que les fournisseurs de ce genre d’équipements qui se disent eux aussi défavorisés par le contexte de la pandémie, étant donné que la rentrée scolaire reste la seule opportunité pour eux afin de réaliser des chiffres d’affaires, ne vont pas certainement courber l’échine aussi facilement ou se montrer flexibles pour aligner dans leurs soumissions, les prix de leurs articles ou produits aux prix de la rentrée scolaire 2021 et ce, au vu des effets de la pandémie sur le plan économique.

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