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La Chine de nouveau accusée…

Et voila une autre équipe d’enquête mise sur pied par l’OMS sur les origines du coronavirus. C’est sous la pression notamment d’experts que l’OMS a annoncé, mercredi, relancer son enquête sur l’origine du Sars-CoV-2. Seule la moitié des 10 enquêteurs qui s’étaient rendus à Wuhan en janvier dernier, se retrouve dans la nouvelle équipe de 26 membres sélectionnés parmi 700 candidatures. On relève en particulier l’absence de Peter Daszak, le patron d’EcoHealthAlliance et vif pourfendeur de la thèse d’une fuite du virus d’un laboratoire. La nouvelle équipe est renforcée par la directrice du laboratoire de sécurité biologique de l’Université de Berne, Kathrina Summermather, et par le virologue allemand, Christian Drosten. «A la suite d’un appel public à experts, l’OMS a annoncé, aujourd’hui, les membres proposés du Groupe consultatif scientifique de l’OMS sur les origines des nouveaux agents pathogènes », relève l’agence onusienne, ajoutant que les experts vont la conseiller sur l’élaboration d’un cadre mondial pour définir et orienter les études sur les origines du coronavirus dont le SRAS-CoV-2. La première équipe d’enquête n’a rien « trouvé » en Chine. Sept mois après les conclusions d’une première enquête, on revient à la case départ. Ce n’est pas un secret, certains lobbys accusent la Chine de la fuite de ce virus de ses laboratoires, chose que la Chine réfute. Maria DeJoseph Van Kerkhove, épidémiologiste américain, spécialisé dans les maladies infectieuses, a également précisé que le Sago travaillerait avec des groupes de conseil de l’OMS déjà existants, comme « un groupe d’évaluation de la biosécurité, des connaissances comportementales, un groupe consultatif stratégique pour les risques infectieux, des groupes spécifiques à des maladies, etc». «En choisissant un groupe plus large reflétant un plus large éventail d’expertises et de régions géographiques, l’organisation peut essayer d’amasser un large soutien international pour son travail et souligner l’intransigeance de la Chine», considère dans le New York Times, Lawrence Gostin, directeur de l’Institut O’Neill, pour le droit national et mondial de la santé à l’Université de Georgetown. «Le temps presse et il n’y a plus de temps à perdre», a tweeté Maria Van Kerkhove. En août, alors que les voix s’étaient élevées pour qu’une nouvelle enquête soit effectuée, la Chine avait expliqué que la première étude était suffisante et s’était dit «opposé à la politisation de la recherche des origines » et à une nouvelle enquête sur son sol. Avec l’annonce de la composition du Sago, l’AFP rapporte que le conseiller chinois Feng Yong, chargé des questions de santé publique, a déclaré: «Nous ferons de notre mieux pour soutenir l’OMS et coopérer avec elle sur l’étude scientifique des origines ». L’ambassadeur chinois à Genève, Chen Xu, a indiqué aux journalistes que les politiques n’avaient pas à décider où les experts devaient se rendre. Et pourtant, des experts ont fait remarquer qu’après des mois, il y a une très faible chance de retrouver les origines du virus, puisque les animaux ont été abattus et le virus a muté. Mais ce qui est intriguant, il y a plusieurs chercheurs et laboratoires de renom, qui ont travaillé sur ce virus et ses mutations, n’ont rien trouvé d’«intéressant» sauf de mettre en circulation des vaccins. L’affaire est plus politique et économique que «sanitaire».

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