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La cherté de la vie occulte tout

Loin d’être un mythe, elle est bien réelle et palpable et tous les Algériens la ressentent et la subissent de jour en jour. La cherté de la vie en Algérie enfonce chaque jour des pans et des pans de salariés mais aussi des pauvres. Alors que l’économie brasse des milliards de dinars de manne pétrolière, les ménages n’en finssent pas de souffrir au bout du compte. Les Algériens qui ont pris goût pendant des années de vivre avec le phénomène des augmentations des prix, n’ont plus la peau dure de subir plus qu’il en faut les surenchères et les spéculations. Il est vrai que le pouvoir d’achat est en pleine ébullition sauf qu’il s’acharne sur les Algériens qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts tellement la vie est chère. Les ménages surtout ne résistent plus aux achats «par nécessité» des fruits et des légumes. Loin est le temps où remplir son couffin du jour par plusieurs kilos de pomme de terre ou de tomate, s’avérait une formalité. Décriée sur toutes les lèvres dans les médias sur les réseaux sociaux, la cherté de la vie passe d’un coup d’un banal fait divers alimentaire à un domaine médiatisé et politisé dès lors qu’elle survole certains sujets politiques. Depuis le 1er septembre, les Algériens sont surpris de constater à leurs dépens une «deuxième» envolée des prix des produits stratégiques tels les produits agricoles, les viandes blanches et les fruits. Disponibles sur le marché, ces produits sont pourtant hors de portée pour certains. La pomme de terre s’aligne sur 100 DA contre 60 DA, la tomate à 80 DA, les fines herbes à 50 DA (contre 50 DA), les poires entre 300 et 400 DA, les bananes 280 DA (contre 230 DA), le lait conditionné Candia 120 DA (au lieu de 100 DA), sans compter certaines marques de café qui ont grimpé de 50 DA de plus et le poulet en chair à 500 DA le kilo contre 330 DA. Officiellement, la cherté de la vie, l’effondrement du pouvoir d’achat des consommateurs et la crise financière qui secoue le pays, sont expliqués par la spéculation orchestrée par un groupe d’affairistes manipulés par de cercles politiques. La rue qui ne se contente pas de contempler les «dégâts» sur les marchés occasionnés par les prix de certains produits alimentaires et agricoles qui ont enregistré des flambées vertigineuses, veut des explications. «La cherté de la vie a connu une augmentation très sensible et une hausse ces 19 dernières années au point où entre 2001 et 2020, les prix des produits de large consommation ont excédé les 500 % de hausse pour certains produits», note un expert qui estime que la cherté de la vie est un phénomène mondial, pas seulement en Algérie mais qu’elle risque de se poursuivre et c’est là la principale source d’interrogations chez les ménages au faible revenu mensuel et les bas salaires». «L’automne, alors qu’on est chez soi à 20h, le principal sujet du consommateur algérien est ce qu’il a acheté comme produits alimentaires, s’il peut réparer son frigo, sa télé ou soigner son enfant, son bébé malade alors que les prix d’une consultation médicale dépasse les 2.000 DA», confesse pour sa part un enseignant qui perçoit 35.000 DA par mois et qui loue lui sa femme et ses quatre gosses un appartement à 20.000 DA. Alors que pour certains, «au moment où le bulldozer de l’inflation a fait ses effets brutaux sur les prix de la consommation, les spéculateurs et leurs relais qui comptent parmi les distributeurs, ont saisi l’opportunité pour arrondir leurs prix et leurs marges défiant toute règle commerciale».

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