Accueil » CHRONIQUE » La Bourse d’Alger dites-vous??

La Bourse d’Alger dites-vous??

La Bourse d’Alger est un décor, genre «Elmouhim el moucharaka»… Une Bourse qui ne fait pas de tapage et raisonne un peu partout sur les marchés financiers, ce n’est pas une Bourse. Je vous demande d’aller voir comment marchent les Bourses ailleurs, d’abord pour avoir une idée juste, sur ce qui est une Bourse, une vraie, selon les normes en vigueur et ensuite, faire une petite comparaison avec notre seule et unique Bourse fondée, il y a 23 ans de ça. Actuellement, seulement, 12 actionnaires y sont cotés dont la moitié sont des entreprises bancaires publiques, contre 82 entreprises pour la Bourse de Tunis… j’ai choisi la Tunisie qui doit, normalement avoir le même niveau de développement que nous. Personnellement, je n’arrive pas à comprendre ou si vous voulez à admettre dans mon for intérieur cette situation déplorable. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi la culture de la Bourse n’a pas encore réussi à envahir nos esprits, toujours fidèlement attachés à la culture de la chkara. Nous souhaitons fonder une ou des Bourses pour juste « singer » les autres dont nous attestons la réussite. Une Bourse est une nécessité incontournable dans une économie dite de marché, instituée sur le socle fort de la demande et de l’offre. La Bourse est un instrument garant de la liquidité de l’épargne investi à long terme. Pour l’entreprise, elle est un moyen sûr pour lever des fonds en jouant le rôle de circuit de financement direct entre l’épargne et l’investissement. Pourquoi nos entreprises, les privées notamment, boudent-elles la Bourse de leur pays? Encore une interrogation, pourquoi les pouvoirs publics en charge des finances de l’Etat ne pensent-ils pas à organiser des rencontres, des colloques ou des trucs comme ça, au profit des entreprises publiques et privées, les incitant à se coter dans la Bourse, en leur expliquant les bienfaits de cette démarche sur leurs entreprises. Nous avons une trentaine de sociétés entre publiques et privées et dont les chiffres d’affaires sont relativement importants, par rapport au niveau économique national, et si ces unités économiques s’introduisent en Bourse, elles pourraient bien influencer positivement la dynamique de la Bourse d’Alger et du coup, s’initier à ce jeu financier lucratif et passionnant. Tout au long des 20 dernières années du régime déchu, le choix économique stratégique était basé sur «le principe de la rente». C’est plus pratique au fait : vendre des hydrocarbures ensuite consacrer une partie des devises aux achats de tout ce qu’il faut afin de garantir la paix sociale et le reste sera octroyé sous formes de dons déguisés en prêts, en crédits, en allocaztions ou salaires rentiers aux apparatchiks du système. Voilà tout. Qui penserait à la Bourse d’Alger???

À propos Abdelkader Benabdellah

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Ça n’allaite plus Le lait se (re) fait rare

Une pénurie du lait qui ...

Pénurie et hausse des prix

La guerre du citoyen avec ...

Quel sort réserve-t-on pour le français?

“Un homme qui parle trois ...

Le réseau hôtelier national Est-il à la hauteur?

Quand nous abordons la situation ...

Société civile: quel rôle?

Lorsque l’on aborde la pertinente ...