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La bonne gestion du gaz…

L’Algérie est tenue de se préparer à une «forte» hausse de la demande gazière mondiale qui ne cessera de croître jusqu’à 2050, a indiqué à l’APS l’expert international, Mourad Preure. Selon des sources citées par « Bloomberg », la Russie aurait clairement fait savoir à l’Europe qu’elle augmenterait ses livraisons de gaz, mais seulement à condition que le gazoduc Nord Stream 2 soit mis en service. Ces dernières années, la construction du gazoduc Nord Stream 2, qui relie la Russie à l’Allemagne via la mer Baltique (au grand dam de l’Ukraine) a été l’objet de vives tensions diplomatiques entre l’Europe, l’Ukraine, la Russie et les Etats-Unis, qui ont retardé le projet en sanctionnant les entreprises qui collaboraient avec la Russie à la fabrication du nouveau gazoduc. « Nord Stream 2 » a été finalement achevé début septembre, mais il n’est pas encore opérationnel. Ce qui fait que l’Algérie est devenue un des fournisseurs de l’Europe. « La demande gazière mondiale ne cessera de croître jusqu’à la mi- siècle. Les prix vont suivre car le gaz n’est plus considéré comme une +bridge energy+, une énergie de transition, mais comme une +destination energy+ », a déclaré M. Preure. « Préparons-nous aux rendez-vous futurs en orientant Sonatrach afin qu’elle devienne un acteur des transformations énergétiques à l’œuvre et non un fournisseur d’énergie », a-t-il recommandé. Mais l’Algérie peut-elle profiter de la demande gazière sur le marché international ? L’Algérie a connu « vingt-ans d’arrêt de développement gazier », pendant que la demande nationale absorbe l’équivalent quasiment des exportations, en plus d’une compétition intense avec des nouveaux entrants « très agressifs » sur le marché européen, a-t-il souligné. S’agissant de la hausse conjoncturelle des prix gaziers, l’expert a estimé que l’Algérie n’en profite que « marginalement » du fait du niveau limité des exportations algériennes. La gestion de cette situation passe, selon lui, par la maîtrise de la demande interne et l’accélération de la transition énergétique pour sécuriser les équilibres énergétiques à court, moyen et long terme et « soulager Sonatrach de la pression insoutenable qui s’exerce sur ces gisements ». C’est une des solutions que les experts ne cessent de remettre sur tapis. « Nous avons, par le passé, connu des chocs pétroliers, mais jamais de choc gazier. Il semble que nous nous y approchons », a-t-il averti. Entre-temps, Les cours du pétrole étaient en baisse mercredi, refroidis par une hausse des stocks américains annoncée mardi par l’API et attendue plus tard dans la journée par l’EIA.

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