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Kamel Beldjoud dévoile à propos de l’indemnisation des sinistrés. Plus de 30 milliards de DA en 2020

La gestion des risques majeurs est au coeur des priorités de l’Etat. Les sinistrés victimes de catastrophes en Algérie seront indemnisés. Cette gestion des risques passe par la prévention. En 2020 rappelons-le, des inondations ont ravagé le pays notamment à l’Est où des familles sinistrées ont été recensées et des bâtisses endommagées. Force est d’admettre qu’aujourd’hui il s’agit, dans le même contexte, de poursuivre les indemnisations en ce qui est notamment des victimes du dernier séisme de Bejaia. L’Algérie, par sa position stratégique, est entourée d’une “ceinture” de risques divers.
Séismes, inondations, feux de Forêts, elle a engagé une stratégie globale de lutte et de prévention contre de tels risques. Elle multiplie, d’ailleurs, les démarches pour aboutir à un diagnostic précis sur les sites et points de susceptibilité et de vulnérabilité du point vue des risques majeurs. L’objectif n’est autre que d’atteindre un certain niveau de stratégie globale qui permet de prévenir de tels risques. Poursuivant sa politique d’assistance aux franges démunies ou en détresse, victimes de catastrophes, l’Etat a décidé de prendre en charge le dossier des sinistrés au moment où le pays traverse sa “crise” pandémique à l’instar d’autres pays du monde. Des efforts ont été consentis d’autres ont également été déployés dans un avenir proche. L’Etat poursuit ses efforts pour aboutir à une meilleure stratégie de gestion des catastrophes et des risques majeurs, a affirmé le ministre de l’Intérieur, des collectivités locales et de l’aménagement du territoire, Kamel Beldjoud, à l’ouverture de la Conférence nationale sur la stratégie nationale de prévention et de gestion des risques majeurs. Lors de son allocution, M. Beldjoud a rappelé les efforts consentis par l’Etat pour la prise en charge des sinistrés. A ce propos, il fait savoir qu’une enveloppe de plus de 30 milliards de DA a été consacrée pour l’indemnisation des victimes en 2020. Tirant les leçons des expériences précédentes, le ministre a insisté sur la nécessité de « focaliser, dans le futur, sur la prévention » afin de combler « les lacunes et les dysfonctionnements» constatés jusque-là. Pour ce faire, il faut, dit-il, réfléchir à des actions concertées dans le cadre d’une stratégie globale. «Il est temps, aujourd’hui, de mettre fin à toute forme de polémiques pour conjuguer nos efforts et travailler en étroite collaboration afin de gérer les situations de crise », plaide M. Beldjoud qui appelle à faire de la prévention la «priorité de tous». La Conférence qui réunit 60 experts représentant 12 secteurs ministériels, 30 autres délégués par des entreprises et instances spécialisées sera sanctionnée par des recommandations efficaces qui seront mises en œuvre par « un organe permanent de suivi », rapporte la Chaîne 3 de la Radio algérienne. A rappeler que suite au dernier séisme qui a frappé la wilaya de Béjaïa, plus de 300 bâtisses, réunissant constructions individuelles et collectives et structures publiques, ont été affectées, à des degrés de gravités divers, dans la nuit du mercredi à Jeudi, selon un bilan de l’organisme de contrôle technique de construction (CTC), dont les équipes poursuivent encore leurs travaux de prospection et de classification. Les diverses secousses qui se sont succédées, depuis 20h30 dont la plus importante, d’une grande intensité (5.9 sur l’échelle Richter) ont violement secoué certains quartiers, notamment ceux de la haute ville, familièrement appelé le « vieux Bougie » et mis à rude épreuve leur construction dont comme ce fût le cas à la rue Fatima, non loin du mythique lycée Ibn Sina et de la poste centrale, qui ont été littéralement éventrées. Celles qui ont résisté ont dû essuyer de graves dégâts, balafrées ostensiblement par des fissures béantes et la disparition en ruine de leurs murs intérieurs ou façades. Des images effrayantes et spectaculaires qui rendent compte de la puissance du tremblement de terre mais aussi de la stupeur des habitants des sites victimes, et qui, assurément redoutaient depuis des décennies une éventuelle catastrophe. Prévenant, fort heureusement, nombres d’entre eux ont dû, en effet, déserté les lieux et sauvé ainsi leur peau dès la première secousse. Et pour cause, la plupart des immeubles, étaient vides au moment du passage de la grande secousse. La précarité concerne tous les quartiers allant de la place Medjahed, jusqu’à Sidi-ouali, en passant par Bab-Elouz, Bab-El Fouka, Houma Karamane, et Amimoun, qui restent entièrement exposés.

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